Code de suivi Google

Se mobiliser pour le deuxième tour des élections municipales (29/03/2020)

La politique, comme tout le reste, est touchée par le coronavirus. Les sessions parlementaires sont suspendues. Néanmoins, ce Covid-19 n’attaque pas tous les pans de nos existences ! De belles solidarités se créent. Des artistes offrent leurs créations sur des scènes virtuelles. Quant aux journalistes, ils débordent d’imagination pour continuer à présenter leurs émissions. Merci donc à toutes ces bonnes volontés dans les domaines de la santé, de l’approvisionnement en nourriture, du nettoyage, de la culture…

La vie politique, elle, poursuit ses débats sur des plateformes en ligne et ses annonces avec des tous ménages. A cet égard, le conseil fédéral a pris la sage décision de différer la votation populaire du 17 mai 2020, qui comportait trois objets majeurs (initiative populaire sur l’immigration, projets de lois sur la chasse et sur l’impôt) et pour lesquels aucun parti n’avait démarré sa campagne. En revanche, et fort heureusement, le Conseil d’Etat genevois a maintenu le deuxième tour des élections communales genevoises. Remettre ce deuxième tour en automne aurait mis les communes dans des problèmes indescriptibles. Enfin, le premier tour s’étant déroulé normalement, la population genevoise connaît non seulement les programmes des partis, mais également les candidats, puisqu’on retrouve les mêmes qu’au premier tour (avec quelques rares retraits !). Il est par conséquent facile pour la population de se forger son opinion pour voter en toute lucidité (pour autant que ce soit toujours la lucidité qui participe aux choix des électeurs…).

La prochaine législature s’annonce difficile. Avec l’alliance du PS et des Verts, la gauche en Ville de Genève est devenue majoritaire au niveau du délibératif et le sera certainement, le 5 avril, aussi au niveau de l’exécutif. A cet égard, on peut même craindre en Ville de Genève un gouvernement monocolore ! Pourtant, cette législature offrait une chance unique, avec quatre magistrats sortant, de reconquérir plusieurs sièges pour la droite. Seulement, pour cela, la droite devait nécessairement, et mathématiquement, faire une alliance élargie entre tous les partis de droite : les Verts libéraux (VL), le parti démocrate chrétien (PDC), le parti libéral radical (PLR), l’Union démocratique du centre (UDC) et le mouvement citoyen genevois (MCG).

Mais, une fois de plus, le PDC se désolidarise et fait bande à part, pensant, par de petits calculs électoralistes, mieux tirer son épingle du jeu. Toutefois, le jeu est risqué ! On se souvient que, pour les élections au Conseil des Etats, le PDC avait déjà piétiné l’alliance de l’Entente, et que sa présidence (désapprouvée par l’assemblée générale) avait même suggéré de partir sans le PLR. Cette envie du PDC de jouer solo avait évidemment nui aux deux candidats de l’Entente et ouvert une voie royale à la gauche…

On semble se diriger à nouveau dans le même scénario pour la Ville de Genève. Refuser de la part du PDC une alliance élargie, sous prétexte qu’il n’a pas de socle commun au niveau des valeurs avec l’UDC, ne tient pas la route dans les politiques communales. En effet, les décisions dans les communes sont moins affaire d’idéologie que de gestion concrète au niveau des finances et des projets à mener. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle une large alliance, en 2015, réunissant tous les partis de droite (PDC, PLR, UDC, MCG) avait pu être conclue au Municipal de Genève, avec grand succès.

Ne serait-il pas indécent que le plus grand parti de droite, le PLR, ne soit pas représenté au conseil administratif ? C’est pourquoi, il est absolument nécessaire que les Genevois se mobilisent au 2ème tour et je vous invite à voter Simon Brandt, qui sera un très bon conseiller administratif, très dévoué pour Genève.

Soyez très prudents avec la pandémie sans oublier toutefois votre devoir de citoyen !

 

17:08 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | |