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“La mairesse” de Genève agit au gré de ses caprices (19/01/2020)

Avant de quitter la scène politique, notre “mairesse” veut occuper la scène médiatique. Et, là, avec ses nouveaux panneaux de signalisation aux pictogrammes féminisés, introduits en Ville de Genève pour annoncer les passages piétons, Sandrine Salerno a réussi son coup ! Tout sourire, sous les feux de la rampe (voir le TJ de 12h45 ou de 19h30 de la RTS du 16 janvier 2020), elle explique combien ces panneaux, qui offrent une déclinaison de 6 types de femmes différentes (une femme enceinte, une âgée et un couple de femmes…), sont utiles.                                  

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D’après la magistrate, ces panneaux poursuivent un travail sur la parité hommes et femmes et permettent de lutter contre les stéréotypes, d’égayer nos rues et de questionner la place des femmes dans l’espace public. Le militantisme de notre magistrate manque, une fois de plus, sa cible, car ces nouveaux panneaux (à 56'000 francs !) ne déconstruiront aucun stéréotype. En revanche, ils ouvriront une boîte de Pandore. Avec ces panneaux “genrés”, la Ville introduit de l’exclusion. En effet, vouloir représenter la diversité de la population (gens en surpoids ; personnes en situation de handicap : unijambistes, sur chaise roulante, sans bras ; femmes en nikab…) est impossible. Mais, Mme Salerno a précisé que ces panneaux sont appelés à évoluer, et que les personnes qui se sentent oubliées pourront venir le dire « pour qu’on commence à discuter ».

Or, la valeur d’un panneau signalétique réside dans son aspect neutre et standard. Si le bonhomme traditionnel du passage piéton a une forme trop masculine, les autorités pourraient songer à le remplacer par un pictogramme plus stylisé.

Prendre au contraire l’option de féminiser le pictogramme peut aussi altérer la compréhension des panneaux. C’est pourquoi, les panneaux de signalisation sont soumis à une législation très stricte de la Confédération et ne peuvent être modifiés. Toutefois, il semble que les panneaux des passages pour piétons, au caractère informatif, échappent à cette jurisprudence. Il serait néanmoins intéressant qu’un juriste se penche sur la légalité de l’action de Mme Salerno qui transgresse parfois allégrement notre constitution. On se souvient de son attitude sexiste envers les employés de la Ville lorsqu’elle avait donné congé exclusivement aux femmes et aux transgenres - mais pas aux hommes - pour participer à la grève du 14 juin 2019 (Cf. ancien billet).                

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Comme je l’ai écrit ci-dessus, en féminisant ces panneaux, il y a un risque de perte de lisibilité. A cet égard, j’aimerais faire un témoignage sur une situation vécue, il y a deux ans. J’étais à l’angle de la rue de la Fontaine et de la rue du Vieux-Collège, où se trouvait (et se trouve toujours) un panneau (déjà !) féminisé, censé indiquer la fin d’une zone piétonne (Cf. la photo). J’ai été alors abordée par un touriste indien, qui visitait Genève avec sa femme et son petit garçon. Perplexe et arrêté net devant ce panneau, cet Indien me demanda :

« Excuse me lady, is it not allowed for my wife and my son to go further on ? »

Non, ce n’est pas un sketch, même si l’anglais au fort accent indien a rendu la scène, pour moi, plutôt comique. En revanche, la réaction de ce touriste indien était fort pertinente. Introduisant une femme (en robe, alors que tant de femmes sont aujourd’hui en pantalon !) qui tient un enfant par la main (bonjour le stéréotype, dès qu’il y a un enfant, on met une maman), ce panneau donne à penser que les femmes et les enfants ne sont pas autorisés à aller plus loin, à franchir cette zone. Lecture logique, puisque le féminin est exclusif alors que le masculin est inclusif !

Ne pourrait-on pas attendre de la part de « la mairesse » de Genève qu’elle agisse avec un peu plus de sérieux, et qu’elle prenne ses décisions en consultant le parlement de sa commune ? Pour précision, avec Mme Salerno, je féminise l’article et le mot et je dis « la mairesse ». En effet, pourquoi n’appliquer, envers elle, l’exigence du féminin qu’à l’article, alors qu’elle impose, dans l’administration, une féminisation absolue du langage ? Or, les mots se féminisent ! On dit bien un maître – une maîtresse ; un âne – une ânesse » (Cf. ici).

Enfin, la priorité d’un maire ne devrait-elle pas être d’instaurer des mesures, voire des réformes, qui rassemblent les habitants de sa commune ? Or, les décisions de Mme Salerno, reconnaissons-le, divisent, séparent la population et favorisent le communautarisme. Elles sont aussi, comme l’écrit Julie (in, TdG du week-end) s’exprimant sur « ce changement de sexe opéré sur les 250 panneaux bleus des passages pour piétons […] des préoccupations d’enfant gâté […] déplacées ».

En outre, ne devrait-on pas s’inquiéter de l’obstination de Mme Salerno à détruire le socle commun de notre société ?

 

 

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