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10/12/2018

Enfin de la dignité en politique !

La semaine passée, j’ai suivi l’élection de nos deux nouvelles conseillères fédérales : Viola Amherd et Karin Keller-Sutter. Les hommages aux conseillers fédéraux sortant et les discours prononcés avec un savant dosage d’italien, d’allemand et de français ont été poignants. Enfin, Johann Schneider-Ammann, qui avait rappelé au monde entier que « rire est bon pour la santé », a apporté une touche d’autodérision bienvenue durant cette journée qui marquera l’histoire de la Suisse. Que notre pays est béni avec son système politique qui permet de trouver un équilibre entre les partis et les régions, en pratiquant l’art du consensus. Pour le PLR, qui n’avait jamais eu de femme au gouvernement depuis Elisabeth Kopp, soit depuis trente ans, l’élection de Karin Keller-Sutter, politicienne brillante et influente, est un triomphe qui met un peu de baume au cœur. Quel contraste avec la gestion calamiteuse de « l’affaire Maudet », véritable danse de Saint Guy avec pirouettes et grands écarts, qui a ridiculisé le parti ! En effet, la présidence du PLR genevois annonçait, un jour, en raison de la présomption d’innocence, qu’aucune démarche ne serait prise envers Pierre Maudet. Le lendemain, sans élément nouveau, elle agitait l’éventuelle demande de démission de Pierre Maudet. Affirmation démentie aussitôt auprès des journalistes qui se bousculaient au portillon du PLR !

Personne ne conteste que Pierre Maudet ait commis une erreur en acceptant une invitation à Abu Dhabi et en donnant des explications maladroites. En revanche, les attaques disproportionnées, incessantes, ainsi que les coups bas, portés même par certains de sa famille politique, sont honteux. Ne parlons pas des adversaires politiques, Batou et Vanek en tête, dont on ne saurait attendre autre chose ! Dans cette curée, où les plus implacables envers Pierre Maudet sont parfois de jeunes PLR, qui lui doivent leur carrière, pas de petits coups ! Est-ce un nouveau complexe d’ Œdipe où se joue la mort du père pour lui ravir sa place…

Comment expliquer autrement les fuites dans la presse d’informations confidentielles : contenu des séances du comité directeur PLR, voire contre-vérités, jetées en pâture à des journalistes ravis d’alimenter les dérives émotionnelles de notre époque, comme la prétendue découverte d’une association “secrète” où de l’argent aurait été versé. Cette décision de transfert du solde (après la part versée à la nouvelle entité PLR Ville de Genève) a été prise à l’unanimité des membres présents lors de la dernière assemblée générale des Radicaux Ville de Genève en 2011 et notifiée dans son procès-verbal. Faut-il préciser qu’à cette assemblée générale, participaient quelques délateurs zélés, qui, aujourd’hui, veulent la tête de Maudet, et que cette association était un secret de polichinelle au sein du PLR !

Que d’accusations envers Pierre Maudet ! A suivre le feuilleton journalistique, Pierre Maudet aurait même opéré à la place du professeur Philippe Morel ! Heureusement l’opération s’est bien déroulée, sinon PM (Pierre ou Philippe, à vous de choisir, les deux étant des têtes qui dépassent et sur lesquelles, certains s’acharnent) aurait été poursuivi pour homicide involontaire…

Bref, cet acharnement médiatique aura fini par énerver les Genevois ! Et, ce n’est pas l’intervention de la présidente du PLR Suisse, Petra Gössi, réclamant, au TJ de la RTS, la démission de Pierre Maudet, qui aura calmé le jeu ! Si cette intervention a donné une visibilité à Petra Gössi, jusque là inconnue des Romands, le PLR n’en sort pas grandi. Notre fédéralisme n’est-il plus une valeur du PLR ? Par ailleurs, de nombreux Genevois (et des Romands !), y compris des PLR, n’apprécient guère de recevoir des leçons de Berne. En revanche, si la présidente nationale du PLR veut s’occuper de Genève, qu’elle plaide à Berne pour que Genève cesse d’être bientôt le seul canton contributeur d’une péréquation financière fédérale, nommée abusivement : « péréquation équitable et solidaire » ! Là, elle gagnerait quelque sympathie…

Pour revenir à notre affaire, j’avoue que, si j’ai toujours reconnu à Pierre Maudet une énergie phénoménale, un courage et un engagement absolu pour la République, servi par un talent d’orateur hors du commun, je n’étais pas une inconditionnelle de ce politicien. Pour l’ancienne libérale que j’étais, Pierre Maudet m’apparaissait parfois trop sûr de lui, trop directif. Certes, son assurance était, en quelque sorte, le défaut de ses qualités.

C’est pourquoi, je ne dirais pas que Pierre Maudet garde toute mon estime, mais plutôt qu’il a, suite à sa mise à mort programmée et au jeu de massacre subi, gagné mon estime ! De même que la solidité d’un marin se révèle dans la tempête, de même la qualité d’un homme se manifeste dans l’adversité et les épreuves. Et là, il faut reconnaître que ce brillant conseiller d’Etat se conduit, dans cette tourmente, d’une façon digne et admirable. Ne s’est-il pas exprimé, à la dernière assemblée des délégués du PLR, avec une clarté et un esprit de concision exceptionnel sur la nouvelle loi pour la laïcité, qui montre combien Pierre Maudet reste fidèle à la République. Son discours a déclenché les applaudissements nourris de toute l’assemblée.

Tant que le Ministère public n’aura pas rendu les résultats de son enquête, Pierre Maudet aura mon soutien. Fidèle aux valeurs libérales humanistes, qui m’ont fait entrer en politique, j’exècre notre époque qui a substitué au slogan des années 68 « il est interdit d’interdire » celui de « il est interdit de faillir ». D’ailleurs, si on exigeait la démission de tous les politiciens qui ont commis des erreurs (dont certaines graves, Cf. mon précédent billet sur le sujet), les parlements deviendraient déserts.

Déplorable temps qui favorise les persécutions et les condamnations avant tout jugement ! Qui, au nom de la transparence, permet de détruire quelqu’un ! À cet égard, je suis effarée de voir que partout s’insinue une suspicion omniprésente dans les moindres pans de vie avec invectives et surenchères de dénonciations (souvent anonymes), favorisées par les réseaux sociaux. Et la presse, souvent complaisante, s’y vautre !

En tout cas, pour moi, celui qui perd son humanité n’a rien à faire en politique…

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14/11/2018

« Striptease comptable » de la responsable des finances

Les Genevois ont découvert, ahuris, que leurs magistrats confondaient allégrement prérogatives politiques et avantages personnels.

Ainsi, a-t-on appris par la Cour des comptes que nos magistrats, qui pourtant bénéficient d’une allocation annuelle de la vie chère de 6193.- (!) et d’un salaire annuel de 254'000 francs, faisaient passer leurs dépenses de confort sur le dos des contribuables. Des milliers de frais de taxis par là, quelques dizaines de milliers de frais de téléphone ailleurs, et, cerise sur le gâteau, des frais de bouche dans des bars à champagne.

La Cour des comptes a révélé, par ailleurs, que les magistrats de la ville avaient freiné, pour ne pas dire entraver, son travail d’investigation. Pris, mais pas contrits, les cinq conseillers administratifs, lors d’une conférence de presse hallucinante, ont expliqué avec détachement qu’ils avaient des circonstances atténuantes : le travail est dur (ils peuvent travailler le week-end !) et implique bien des frais. Madame Salerno a même déclaré qu’il était tout à fait normal de dépenser plusieurs milliers de francs de taxi « quand on est une élue femme », car en tant que telle, elle-même et Madame Adler, devaient souvent rentrer se changer pour assurer une représentation ! Mais de qui se moque-t-elle ? Sans aucun doute des femmes, cadres ou simples employées, mères de famille ou non, qui doivent se battre tous les jours, jonglant d’un rôle à l’autre, sans pouvoir s’accorder cet avantage de confort, payé par leur employeur.

Loin de saisir la gravité de la situation, Madame Salerno estime de surcroît qu’il ne serait pas adéquat de se soumettre à « un striptease comptable » (sic !) sans cautionner une société de défiance. Au-delà du caractère machiste d’une telle métaphore et de son inadéquation vu le contexte, la responsable des finances de la Ville de Genève oublie que les élus du peuple sont dans l’obligation de lui rendre des comptes. Et, si la magistrate se targue d’être la moins dépensière des cinq magistrats, cela ne l’exonère en rien. En effet, c’est moins le montant qui pose problème, que son allocation. Alors oui, de la même manière qu’un contribuable ou un employé doit rendre des comptes à l’administration fiscale ou à son employeur, la population, qui a été lésée, doit pouvoir retrouver confiance dans ses institutions politiques et exiger un “striptease intégral” de ces conseillers municipaux, pour reprendre la délicate métaphore de la magistrate.

Pour retrouver un peu de sérénité en Ville de Genève, il est indispensable d’instaurer un contrôle financier sérieux et d’exiger que la commission des finances du conseil municipal en Ville de Genève puisse avoir le détail des dépenses de la responsable des finances en Ville de Genève et des autres magistrats sans se satisfaire d’une tentative de sortie de crise par une unique (et simple) proposition de règlement.

 

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27/09/2018

Thévoz : pseudo courage et leçons de fausse morale face à Pierre Maudet

Il faut lire le dernier billet de Thévoz « Un peu de courage Monsieur Maudet » pour découvrir toute la perfidie et l’hypocrisie de politiciens qui se pourlèchent des déboires de M. Maudet.

Premier mensonge de M. Thévoz : oser se qualifier de « citoyen lambda », alors qu’il est une pièce d’artillerie lourde (même trop lourde !) des socialistes : conseiller municipal socialiste en Ville de Genève pendant 7 ans, député depuis 2018, co-président de la section du parti socialiste de la Ville de Genève, membre du comité directeur du parti socialiste genevois, animateur et rédacteur du journal du parti socialiste Ville de Genève, le « Causes Communes » et membre d’une multitude d’associations qu’il serait fastidieux de lister ici. Personne n’est dupe, ni au parti socialiste ni dans les autres rangs politiques, que cet homme se rêve conseiller administratif, conseiller d’Etat voire conseiller national. Il faut donc juger les propos injurieux de Monsieur Thévoz à l’aune de son ambition démesurée.

« Je ne suis pas un vautour, je ne crie pas avec les hyènes » ose-t-il écrire ! Pourtant, à chaque ligne de son brûlot, se lisent le dédain et le fiel de ce militant socialiste, qui jure qu’il n’a rien personnellement contre le conseiller d’Etat Maudet, car « Votre peau n’intéresse pas les Genevois.es. Nous souhaitons simplement que l’Etat fonctionne d’une manière adéquate et transparente […] laissez la collectivité tranquille […] Personne apparemment ne peut vous obliger à changer pour devenir un homme nouveau ».

Il est intéressant de relever que Monsieur Thévoz fait preuve de beaucoup de courage en cherchant à cautionner son propos par l’utilisation du pronom “nous“ pour se réfugier derrière une collectivité anonyme : « Nous souhaitons simplement… ». Il est tout aussi instructif de voir que ce donneur de leçons plaide pour « un homme nouveau ».  Oui, c’est hallucinant ! On aurait pu penser que cette rhétorique stalinienne de l’ « homme nouveau » était dépassée ! Mais, apparemment, M. Thévoz, épris de marxisme, nage toujours dans cette idéologie communiste, qui a fait des millions de victimes… Pas étonnant qu’il se présente en libérateur et appelle M. Maudet à démissionner pour, lui dit-il, «  mettre vos forces et votre énergie à assurer et organiser votre défense face aux lourdes accusations pénales qui pèsent à votre encontre » !

Deuxième, troisième, quatrième… mensonge de M. Thévoz : prétendre que M. Maudet entretient un climat impropre à la bonne gestion du canton est une diffamation ! Ce qui entretient un climat impropre à la démocratie, ce sont des gens comme M. Thévoz, ces donneurs de leçons qui ne cessent d’attiser la haine avec leur vision d’un monde binaire, où ils se placent inexorablement du côté des bons et des justiciers calfeutrés dans leurs certitudes. Ces coups de butoirs contre notre démocratie viennent de la violence de critiques disproportionnées et de l’acharnement médiatique de certains journalistes qui veulent « combiner la chasse à la bête blessée et la chasse au lectorat » (in, M. J.-S. Eggly). Pari toutefois risqué ! En effet, les genevois en ont assez de ces vautours et de ces hyènes et nombre de lecteurs, écœurés, résilient leur abonnement. D’ailleurs, jusqu’où ira cet esprit de suspicion et de délation ? N’y aurait-il pas une anthologie de la Presse à écrire sur l’orientation des enquêtes journalistiques ? Quant aux journalistes d’investigation, ne trouvent-ils pas généralement que ce qu’on leur donne ou ce que des gens, avec des intérêts bien particuliers, veulent bien leur donner en pâture ? Voici quelques exemples d’une Presse genevoise plutôt complaisante avec la Gauche :

- l’affaire Pagani : les manipulations du matériel de vote (qui ne peuvent être mis sur le compte d’une distraction, puisque les membres du bureau du Municipal avaient clairement notifié à Rémy Pagani les modifications à apporter) ont rapidement essoufflé la Presse alors même que cet abus de pouvoir a coûté cher aux contribuables ;

- l’affaire Salerno où un fonctionnaire se serait fait licencier pour avoir refusé de pondre des articles pour le compte personnel de la magistrate ainsi que des commentaires anonymes sur des sites pour servir la campagne de cette dernière. Sans réelles investigations journalistiques, cette affaire s’est rapidement dégonflée ;

- les affaires d’un procureur qui a poursuivi, il y a quelques années, très loin des procédures. Or, ces dernières ont-elles toujours été menées avec le discernement voulu ? N’ont-elles pas entraîné l’Etat à devoir payer d’exorbitants dédommagements ?

- les affaires qui ont ébranlé la Conseillère d’Etat, Mme Emery-Torracinta, avant les élections cantonales. Là, il faut reconnaître que cette conseillère d’Etat socialiste n’a guère été épargnée par les attaques disproportionnées de la Presse. Mais, il est bon de rappeler qu’il y a eu des fuites au DIP, dont toute la hiérarchie est socialiste, et que des querelles intestines faisaient alors rage au sein de ce parti. En revanche, dans cette difficile tourmente que traversait Mme Torracinta, la droite n’a pas réclamé la démission de la magistrate. Les erreurs commises par des élus de droite seraient-elles plus condamnables ? Rappelons, tout de même, que cette malheureuse affaire Maudet n’a pas coûté un sou au contribuable, que le conseiller d’Etat ne s’est pas non plus enrichi, et que rien, jusqu’à présent, ne permet d’affirmer qu’il aurait donné des contreparties en échange de ce voyage à Abu Dhabi (qui, entre nous, ne devait pas forcément être une partie de plaisir !).

Cela étant, pour revenir à M. Thévoz, ce politicien avide de pouvoir, a-t-il des œillères ou ment-il une fois encore lorsqu’il écrit que ce n’est pas une élection qui a amené M. Maudet au pouvoir, mais un serment pris devant le peuple ? Non, Monsieur Maudet a bien été élu au premier tour et à la majorité absolue des votants. Quant à la levée de l’immunité, faut-il rappeler à Sylvain Thévoz que M. Maudet l’a demandée également pour se défendre et répondre aux besoins de la justice !

Assurément, non content d’injurier Pierre Maudet, Monsieur Thévoz lance des insinuations gratuites contre l’ancien président, François Longchamp. D’ailleurs, l’emploi du mot « deal » est inadmissible et utilisé par les trafiquants de drogues. M. Thévoz, connaît-il par hasard ce milieu pour emprunter ce vocabulaire ?

Enfin, faut-il rappeler que, en tant que député, M. Sylvain Thévoz a aussi prêté serment de respecter la République, la vérité et de remplir consciencieusement son mandat pour le bien de la patrie. A l’évidence, en lisant sa diatribe, on comprend qu’il est loin d’honorer son serment ! Ses invectives grossières montrent surtout le peu de valeur qu’il accorde à notre système démocratique. Il est vrai que la République mérite d’autres défenseurs que Sylvain Thévoz qui a des méthodes d’Etats totalitaires, où chacun soupçonne l’autre (et le dénonce) d’être un traître à l’Etat, sans connaître le dossier et sans besoin même d’instruction judiciaire ! En fait, ce que défend Thévoz, c’est un Etat fouineur !

Néanmoins, au lieu de donner des leçons de fausse morale, Monsieur Thévoz ferait mieux de cesser d’être hypocrite, de faire son autocritique et de démissionner de son mandat de député. A cet égard, il n’y aura pas besoin d’élection complémentaire. Tant de camarades “viennent-ensuite” se réjouissent d’occuper avantageusement ce poste que Sylvain Thévoz ne mérite pas.

Allez, Monsieur Thévoz, un peu de courage !

15/09/2018

Je ne sais plus où donner de la plume

Laisser trop longtemps sa plume dans son étui n’est pas salutaire. Elle tressaille, tressaute et s’irrite d’avoir été mise au rancart.

Encore engourdie, elle s’offusque d’avoir été délaissée et veut reprendre du service, car elle prétend avoir des “choses” à dire ou plutôt à écrire…

Je voudrais la retenir, mais impossible, car je lui ai cloué le bec depuis trop longtemps et elle me fait sa crise.

Bon, sentant qu’elle me glisse entre les doigts, je la laisse s’ébrouer, sachant d’avance qu’elle va exagérer et saisir, en affamée, une grappe pléthorique de sujets.

Mais, quitte à perdre des plumes, il me faut bien autoriser ma plume à se dissiper, à s’égarer, à tracer peut-être même des “bibelots d’inanité sonore” pour pouvoir, peut-être, retrouver une voix. Reste que je ne sais plus vraiment où donner de la plume. Tant de sujets ! Alors, pas tout à fait par hasard, je choisis trois sujets qui ont défrayé ces temps les médias.

 

  1. Tout d’abord, cette proposition de deux professeurs belges (une vraie blague belge, puisque ce ne peut être un poisson d’avril !) de supprimer l’accord du participe passé au féminin. Ces professeurs n’auraient-ils pas passé de trop longues vacances d’été et éprouvé le besoin, à la rentrée scolaire, de créer un buzz pour exister à nouveau ? En tout cas, certains ont mordu à l’hameçon et se sont mis à gémir sur les difficultés de la langue française en plaidant qu’il faut la changer. On subit déjà, depuis quelques années, les oukases de ceux qui, confondant le genre des mots et le sexe, veulent imposer un langage dit “épicène” si lourdingue qu’on ne parvient plus à débattre de quoi que ce soit sans avoir un redresseur du langage qui censure nos propos au nom de la défense de la cause des femmes. Et, étrangement, ce sont ces mêmes “épicéniens” et ”épicéniennes” qui, offusqués par la complexité de la langue française (qui nuirait à la communication et au “vivre ensemble”) seraient prêts à faire passer à la trappe l’accord féminin du participe passé avec l’auxiliaire avoir ! Heureusement, comme je l’ai déjà écrit dans un billet, « la langue a une vie propre à laquelle on ne peut rien. »

 

  1. L’autre sujet qui m’a fait bondir, c’est cette idée folle qui a saisi le parlement de Neuchâtel, qui a décidé de débaptiser le nom d’une place (l’Espace Agassiz) pour le remplacer par le nom de la première Neuchâteloise élue au Conseil national. Sur ce sujet, lire l’excellent article de Julien Sansonnens (in, Le Temps). 

    Pourquoi, ce changement de toponymie ? Parce que le parlement neuchâtelois a trouvé que M. Agassiz, grand savant du XIXe siècle d’une réputation mondiale, avait émis des propos racistes. Faut-il rappeler que la XIXe siècle (siècle de la science !) s’est passionné pour la phrénologie qui prétendait, avec l’étude de la forme du crâne, pouvoir déceler le caractère d’un être humain (son intelligence, ses dons, etc.) et hiérarchiser les races humaines. Avec nos critères actuels, tout le XIXe siècle serait donc raciste ! Il est donc absurde de s’emparer du passé pour faire triompher ses propres idéologies. L’histoire ne doit pas servir à censurer nos prédécesseurs, mais nous permettre de mieux comprendre notre époque. Se porter en justicier du passé est une lâcheté pour n’avoir pas à penser les problèmes actuels. Cette négation de l’histoire aura des effets boomerangs ravageurs avec des chasses aux “impurs” sans fin. Débaptisera-t-on un jour le collège André-Chavanne sous prétexte que ce conseiller d’Etat était un “trop” bon vivant qui aimait beaucoup boire et… 

  1. Le troisième sujet que je voulais aborder, c’est l’affaire Maudet. Cependant, les salves tirées avec une délectation par des prédateurs et des chacals qui jouissent de voir ce brillant politicien pris les doigts dans le pot de confiture, m’indignent. La faute commise mérite-t-elle que ce conseiller d’Etat y laisse tant de plumes ? Ce sera à la justice de faire son travail en toute indépendance.

 

 

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31/05/2018

Mort du DIP !

Aujourd’hui, 31 mai 2018, dernier jour du Département de l’instruction publique (DIP) ! Anne Emery-Torracinta (en charge de ce département) a pris la résolution de débaptiser le DIP pour le renommer le DFJ (Département de la formation et de la jeunesse). Cette décision est vraiment malheureuse et m’a profondément heurtée.

Peut-on, lorsqu’on est en charge de l’école, mettre à la poubelle une terminologie si familière et enracinée dans le paysage genevois au point qu’elle en est devenue un héritage langagier et culturel qui appartient à tous, et qu’il n’est pas tolérable de brader d’une manière si désinvolte. Bien sûr, Anne Emery-Torracinta, en tant que conseillère d’Etat, a la compétence de modifier le nom de son département. Toutefois sa décision est une véritable sottise qui n’augure rien de bon pour cette nouvelle législature.

Reste que cet irrespect pour les usages et traditions de notre canton reste à questionner. D’où vient cette propension à modifier incessamment les appellations des Services, prestations et départements de l’état ?

Ces changements (qui envahissent particulièrement le DIP !) s’imposent parfois d’une manière cohérente, suite à une réorganisation des départements. Par exemple, le département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) de la précédente législature, devient le département de l’emploi et de la santé (DES) attribué à Mauro Poggia, car les affaires sociales rejoignent le nouveau département de la cohésion sociale (DCS), attribué à M. Apothéloz.

D’autres fois, en revanche, ces changements d’appellations visent d’autres buts dont il s’agit de ne pas être dupe, parmi lesquels :

  1. Donner l’illusion qu’on change des pratiques sans avoir besoin de les penser et encore moins de songer à les modifier ! En bref, cela permet, à des démagogues, de prétendre réformer un Service pour le moderniser, pour le faire évoluer tout en restant dans l’immobilisme. Ces changements servent alors d’écrans pour masquer une forme de déficience (ou paresse) dans la gestion des affaires publiques ;
  2. Détourner le public de tout débat ! Avec ces modifications terminologiques et nouveaux sigles, le public a l’impression d’être largué, de ne plus comprendre de quoi on parle. Par exemple, au primaire, le maître d’appui (qui apporte un appui auprès des élèves en difficultés d’apprentissage) est passé d’enseignant déchargé de tenue de classe à généraliste non titulaire de classe (GNT) où seuls les initiés peuvent s’entendre ;
  3. Faire place nette et évacuer toute référence à un passé pour s’autoproclamer novateur. C’est une stratégie très efficace dans des enjeux de pouvoir où la revendication d’être dans du neuf assigne, à ceux qui contestent cette nouveauté, une place de passéistes qui ne savent pas s’adapter au changement du monde ;
  4. Utiliser la langue comme arme pour imposer sa vision du monde en l’occurrence, là, de l’école. Comme l’a magistralement bien analysé Jean-Romain (in "Invité" de la TdG du 29 mai), la suppression du terme « instruction » et de l’adjectif « publique » n’est pas anodine. En remplaçant le mot « instruction » par « formation », on modifie la perception de l’école. On ne met plus l’accent sur sa mission d’instruire (en transmettant à tous les élèves des savoirs inscrits dans un programme scolaire), mais on envisage l’école comme un lieu parmi d’autres où l’on vient se former !

Plier le langage pour imposer ses idéologies. C’est ainsi que l’école a congédié le maître pour accueillir l’enseignant qui sera peut-être dans un proche avenir remplacé par le formateur ou l’animateur socio-scolaire…

Résistons à ces modifications qui, non seulement gaspillent l’argent public (changement des programmes informatiques, des entêtes des papiers à lettre, etc.), mais encore ambitionnent de “dé-former” les esprits, et continuons à parler du DIP.

Le Genevois sait bien râler et entrer en résistance. Plus de 20 ans qu’on a voulu supprimer les “Promotions” pour les remplacer par la “Fête des écoles”! Mais, heureusement, le peuple n’aime pas qu’on le prive de ses traditions...

 

 

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12/01/2018

Liberté d’importuner ou liberté de draguer ?

Les propos de Christine Bard, recueillis par Faustine Vincent, (in Le Monde) et publiés aujourd’hui dans Le Temps sous le titre : « Une rhétorique antiféministe », sont édifiants, tant ils manquent d’une retenue qu’on pourrait attendre de la part d’une historienne.

Dans cet article, Christine Bard, « historienne et spécialiste du féminisme », dénonce avec animosité la tribune d’un collectif de 100 femmes dont fait partie Catherine Deneuve, qui défend, en réaction au mouvement planétaire «#balancetonporc »,  la « liberté d’importuner ».

Et bien, toute spécialiste du féminisme que soit Mme Bard, je qualifie sa rhétorique, à elle, de « rhétorique militante d’intimidation ».

En effet, cette intellectuelle a l’outrecuidance de décrire son féminisme de « processus révolutionnaire en marche, fragile, mais qui change et changera nos sociétés de fond en comble ». Avec un ton outrancier, cette ardente militante de la cause du genre brandit l’étendard d’un monde neuf pour dénigrer ceux qui n’approuveraient pas le féminisme, « ce processus révolutionnaire en marche ».

Ainsi, pour elle, les voix résistantes, qui peuvent même venir de femmes (« car il y a toujours eu des femmes antiféministes qui ont craint ces changements et estimé dangereuses les revendications féministes ») ne se rallieraient pas au mouvement « #MeToo » par crainte du changement ! Bref, ces voix contestataires seraient celles des pleutres !

Un tel radicalisme me fait frémir, d’autant plus lorsqu’il est promu par une historienne. La tâche première de l’historien n’est-elle pas de faire entendre des voix oubliées ou minoritaires pour restituer la complexité de toute théorie et opinion ?

Or, plus grave encore, Christine Bard, dans un style de propagande dont l’histoire a connu ses heures obscures, manipule le récit du féminisme. En effet, retraçant trois vagues historiques du féminisme, cette experte se garde bien de citer l’engagement de Catherine Deneuve dans ce qu’elle décrit comme la deuxième vague du féminisme, celle « des années 1968 à la fin du XXe siècle, (qui) a mis la sexualité et le droit de disposer de son corps au cœur de son combat ».

Oser traiter Catherine Deneuve et la tribune de ce collectif d’antiféministes, en occultant que l’actrice a eu le courage d’être l’une des signataires du manifeste des 343, est une imposture intellectuelle. Pour rappel, le « manifeste 343 », publié dans le Nouvel Observateur en 1971, fut signé par 343 Françaises qui déclaraient s’être fait avorter.

Manisfeste des 343 salopes.jpeg

Or, à cette époque, l’avortement en France était illégal et les contrevenantes s’exposaient à des poursuites pénales, qui pouvaient aller jusqu’à l’emprisonnement. Catherine Deneuve fait ainsi partie de ces femmes courageuses, qui furent injuriées, appelées même « les 343 salopes » ! Elle a pris des risques pour dépénaliser l’avortement en France et permettre aux femmes de disposer de leur corps. Par ailleurs, sa vie, si libre, montre que, pour cette femme, le respect mutuel et l’égalité des sexes ne sont pas un verbiage creux.

Le ton de moralisatrice qu’adopte Christine Bard, qui prétend « construire un nouveau monde », est insoutenable. Cette logorrhée qui veut purifier nos existences, outre qu’elle pollue nos existences, est mortifère. L’histoire ne nous donne-t-elle aucune leçon ? N’avons-nous plus aucune mémoire des régimes totalitaires (de gauche ou de droite) : nazisme, stalinisme, maccarthysme, Khmers rouges… qui avaient tous pour ambition de purifier la Société ? Apparemment, cette historienne, trop enfermée dans son militantisme, oublie de faire de l’histoire.

Où nous mènera cette moralisation obsédante ? Faudra-t-il, après avoir ôté la cigarette de Lucky Luke, détruire les peintures dans lesquelles la femme alanguie, évoque des poses séductrices (Rubens et les autres), interdire les films qui donnent une mauvaise image de la femme (Belle de jour, Portier de nuit et bien des Hitchcock …). Bref, pour moi, pas de doute, entre une intellectuelle qui nous expose une pensée bien convenue, marquée par notre époque puritaine et moralisatrice et une Catherine Deneuve qui ose déplaire, je choisis celle qui défend la liberté.

Néanmoins, je n’aime pas l’expression « la liberté d’importuner ». Dans une société civilisée, la courtoisie devrait régler nos conduites et nous retenir d’importuner.

J’aurais préféré que cette tribune des 100 femmes défende, pour tous,  « la liberté de draguer ! »

 

 

 

 

25/12/2017

Harcèlement collectif

A Genève, mais il semble que ce phénomène enfle partout en Europe, on n’ose plus se souhaiter un « Joyeux Noël ». Je ne parle pas des vœux des administrations publiques ni même de ceux des commerçants, mais des échanges entre voisins, amis et connaissances. La formule qui s’est imposée, c’est le « bonne(s) fête(s) », abstraite, floue dont on ne sait si elle est au singulier ou au pluriel. Ce flou permet peut-être d’inclure le Nouvel An, mais annihile à coup sûr Noël.

Cette autocensure est affligeante. Cette peur de ne pas heurter l’Autre (le non chrétien) est gravissime et génératrice de violence. En effet, la laïcité n’est pas la persécution du religieux et encore moins la destruction de nos racines. Or, la Suisse et l’Europe ont des racines chrétiennes. Vouloir les extirper entraînera le retour du refoulé avec la violence de celui qui a été dépossédé de son identité, arraché de sa culture et contraint de se soumettre aux tyrannies des “bien-pensants” qui exercent leurs censures et dogmatisme en nous dictant de nouveaux codes langagiers.

Il n’y a en effet plus un jour sans que l’on nous ôte notre liberté d’expression et nous harcèle avec une novlangue qui censure certains mots et expressions de la langue française. Par exemple, nous ne pourrions plus utiliser la belle et noble expression des “Droits de l’Homme”, mais celle des “droits humains”. Or, cette dernière s’oppose, en fait, aux droits bestiaux et rabaisse l’homme dont le statut devient comparable à celui des bêtes. Même insulte avec le langage épicène et l’écriture inclusive sur lesquels j’ai déjà écrit plusieurs billets !

Ces coercitions et moralisation de notre société polluent nos existences. Avec Noël, on débouche sur des contorsions ahurissantes. Noël reste, publiquement, autorisé, pour autant qu’il ne soit plus nommé. Car, évidemment, on ne veut pas l’interdire puisqu’il permet, pour les marchands, de réaliser de beaux chiffres d’affaires. Il s’agit donc de maintenir cet événement, mais en le dépouillant de ses “oripeaux” religieux pour que ne reste que l’aspect commercial : les cadeaux, la dinde, le Père Noël[1] et surtout le sapin.

Le sapin deviendrait même la quintessence de Noël d’après Alain Bouquet, directeur général de l’enseignement obligatoire dans le canton de Vaud. Ce dernier aurait en effet interdit, dans les écoles vaudoises, toute crèche (« car c’est indéniablement un objet symbolique religieux par la présence de l’enfant Jésus »), mais admis le sapin, car : « C’est un vrai symbole laïque, qui fait figure d’emblème neutre de la nativité » (cité par Patrice Favre, in Echo Magazine du 21 décembre 2017 et sur le Portail catholique suisse).

Mais, que signifie ce geste si ce n’est une volonté d’acculturer nos jeunes, de les couper de leurs racines pour les rendre amnésiques et niais (et plus malléables !). Viendra peut-être un jour, pas si lointain, où un jeune, passant devant le Christ en croix, s’exclamera : « mais, c’est qui ce mec-là ? ». Or, comme le rappelle René Girard, ce ne sont pas les différences qui génèrent la violence, mais, l’annulation des singularités, qui favorise le désir mimétique. Gommer nos différences pour imposer un univers “propre”, hygiéniste, sans aspérité où règne l’indifférenciation générale avec des rituels imposés à tous, dépouillés de tout sens, c’est favoriser le fanatisme.

Faire croître des êtres hors sol culturel en ne leur léguant pas les héritages de leurs ancêtres ou du lieu dans lequel ils vivent, c’est fabriquer un monde infantile à la Walt Disney. Or, rien de plus dangereux que cette violence du calme qui, lorsqu’elle éclate, n’a plus de limite !

A suivre le directeur général de l’enseignement obligatoire dans le canton de Vaud, les écoliers pourront continuer, pour “le vivre ensemble” (selon l’expression chérie de la gauche), à parer le sapin, le couvrir de guirlandes et l’illuminer de bougies, mais sans mentionner que cette illumination symbolise la naissance de l’Enfant-Jésus venu sur terre pour apporter la paix et l’amour. Ils seront autorisés et même encouragés à chanter « Mon beau sapin, roi des forêts », mais interdits de chanter « Il est né le divin enfant… ». Bref, l’appel du directeur général de l’enseignement obligatoire dans le canton de Vaud n’est rien de moins qu’une incitation à devenir idolâtre en vouant un culte au sapin !

Quelle régression pour notre société !

Alors tant pis, je serai insolente, mais permettez-moi de vous souhaiter à tous un :

                                                         « Joyeux Noël » !

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[1] ** Encore que, au nom de l’égalité des sexes, la survivance du Père Noël risque aussi d’être remise en cause. A moins que, par alternance, il puisse y avoir une Mère Noël !

 

 

24/09/2017

L’ivresse du pouvoir ou les fourberies de Pagani

Une tempête politique s’abat sur la Ville de Genève, suite à l’arrêt du 21 septembre 2017 de la Chambre constitutionnelle de la Cour de Justice, qui annule l’opération électorale du 24 septembre, relative aux référendums portant sur les coupes budgétaires.

Reconnaissant qu’il y a eu de graves irrégularités dans le matériel de vote, que la brochure “explicative” a été conçue pour tromper les électeurs, le Tribunal a abrogé ce scrutin. Ces violations de la Loi sur l’exercice des droits politiques (LEDP) à Genève sont particulièrement graves et choquantes, car elles ont été commises par Monsieur Pagani, maire de Genève.

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06/12/2014

Mis à genou par l’Administration fiscale !

Certains parmi vous ont peut-être lu l’article hier, vendredi 5 décembre 2014, dans Le Temps : « Un ouvrier ruiné par le fisc à cause de son silence » (Sandrine Hochstrasser). C’est l’histoire ahurissante d’un ouvrier de 41 ans qui, dyslexique, lit difficilement et se trouve « dépassé par la paperasse administrative. » C’est pourquoi il n’a jamais rempli sa déclaration d’impôt.

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16/07/2014

Etrange apparition sur la plage de Marseille…

Peut-être avez-vous également reçu dans votre boîte E-mail des photographies prises récemment sur la plage de Marseille ? Néanmoins, je ne résiste pas à vous en transmettre une, tant le mystère reste entier.

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03/06/2014

Spirale de l’intolérance

Une nouvelle fronde s’organise pour bannir la cigarette. Cette fois-ci l’interdiction ne vise plus seulement les lieux publics fermés où la cigarette en est déjà exclue, mais voudrait étendre cette proscription aux espaces extérieurs tels : les quais de gare, les parcs, les trottoirs, les terrasses…

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20/05/2014

Votation du 18 mai 2014 : Sœur Anne, ne vois tu rien venir...?

Responsable d’un local de vote, j’aurai ce dimanche bu le calice jusqu’à la lie en étant obligée d’attendre jusqu’à 17h qu’un agent de sécurité privé vienne chercher le matériel de vote. Cela signifie que, pour le bon fonctionnement de notre démocratie, j’ai été en faction de 9h (le responsable arrive avant l’ouverture officielle des locaux pour l’installation des lieux) jusqu’à 17 soit pendant 8 heures d’affilée. Pendant près de quatre heures j’étais à l’intérieur d’une école  pour veiller à la bonne marche des votations et effectuer les diverses tâches qui incombent au responsable d’un local de vote. Ensuite, j’ai dû pendant plus de quatre heures attendre que quelqu’un vienne chercher le matériel dans un préau où il n’y avait évidemment ni buvette ni boulangerie. J’avais toutefois la chance d’avoir un banc à l’ombre, et que ce dimanche-là la météo fût clémente…

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06/01/2011

CAS LIMITES

En vacances, l'esprit vacant, je m'octroie ce luxe suprême de laisser mon imaginaire errer dans des chemins de traverse, ces lieux clairs-obscurs où les caprices du cœur laissent sourdre les bruits du monde, en les rendant moins assourdissants et peut-être plus audibles.

Avec ce sang versé dans les attentats en Egypte et les guerres qui se poursuivent en Irak et ailleurs, ce début d'année m'inspire ce poème que je vous offre pour inaugurer mon blog en 2011 :

 

 

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08/11/2010

Les Socialistes, les mots et l’armée

Regarder sur Léman Bleu les séances de nos élus réserve bien des surprises. Pour ceux qui n'auraient pas suivi la séance du Conseil municipaldu mardi 2 novembre, je résume. Ce soir-là, insultes, injures, brouhaha, déplacements intempestifs ont émaillé cette séance qui devenait une véritable foire d'empoigne.

Parmi les épisodes mouvementés de cette soirée, l'altercation entre notre maire et un conseiller municipal a tout particulièrement frappé mon attention.

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