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« Genève, zéro pub », encore une initiative toxique de la gauche !

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Censurer la publicité commerciale dans les rues, la nouvelle velléité de la gauche genevoise ! Et, pour parvenir à ses fins, celle-ci a déposé l’initiative « Genève zéro pub » ! La population devra se prononcer sur cette initiative, puisque l’invalidation partielle de cette dernière par le Conseil d’Etat a été annulée par la justice genevoise.

Au sujet de cette initiative, il faut savoir que, outre son caractère soviétique, la suppression de la publicité en Ville de Genève aurait des répercussions gravissimes non seulement d’un point de vue économique, mais également d’un point de vue humain et social.

En effet, rien que pour la commune de Genève, les pertes financières directes seraient de l’ordre de 4,5 millions par an ! Cette évaluation est chiffrée par le conseil administratif de la Ville de Genève (qui s’oppose à cette initiative) à l’aide de divers paramètres : la redevance annuelle versée par l’entreprise qui possède la concession d’affichage (3,4 millions) ; le crédit d’affichage octroyé à la Ville (400'000.-) ; les prestations réalisées gratuitement pour les affiches culturelles, associatives et politiques ainsi que l’entretien des supports d’affichage, assuré par la société publicitaire (environ 700'000.-).

A noter que - pour le conseiller municipal socialiste, Emmanuel Deonna - 4,5 millions pour Genève, « ce n’est rien » (in Le Courrier du 19.06.2019) si on met en balance « les dégâts sociaux, environnementaux, financiers, sur le paysage » de la pub ! On reste abasourdi par de tels propos même si les socialistes nous ont depuis longtemps habitués à leur vision ubuesque, hors de toute préoccupation économique factuelle ! A dire vrai, la vision de Monsieur Deonna est un peu courte ! Car, à ces 4,5 millions, il faut ajouter les dégâts collatéraux qui auraient, à leur tour, de graves incidences sur l’économie genevoise. Selon une étude du Prof. Giuseppe Pini (Laboratoire de l’Economie Appliquée de l’Université de Genève), l’activité publicitaire génère un chiffre d’affaire direct et indirect de 155 millions pour le seul secteur d’affichage aux collectivités romandes. 

Par ailleurs, il faut savoir qu’être privé de l’affichage publicitaire, c’est - pour les commerçants, les artisans et les PME - perdre la possibilité de promouvoir leur activité et de cibler une clientèle de proximité ! Ceux qui veulent purifier l’espace public pourront toujours leur suggérer de se rabattre sur d’autres supports publicitaires (les GAFAM[i], les journaux…). Seulement voilà, ces supports sont plus onéreux (frais supplémentaires qui pourraient être reportés sur les consommateurs !) et leurs revenus ne profitent pas à l’économie locale ! Les GAFAM sont créateurs d’emplois et de recettes… en Californie !

Mais, pourquoi se préoccuper de l’économie genevoise lorsqu’on a, comme la gauche, de si “nobles” ambitions, et qu’on veut, en interdisant la publicité dans l’espace public «privilégier la qualité du paysage urbain ; libérer l’espace public ; supprimer une pollution visuelle et mettre à disposition des habitant-e-s des panneaux vierges destinés à l’expression libre, citoyenne et artistique » (alinéa 4 de l’initiative « Genève, zéro pub ») !

Pourquoi s’inquiéter des faillites d’entreprises genevoises y compris de sociétés d’affichage (si cette initiative devait passer), qui entraîneront des pertes d’emplois, des diminutions de rentrées fiscales, des délocalisations d’entreprises et, au final, une fragilisation de l’économie genevoise ?

Enfin, avec l’interdiction de la publicité sur l’espace public, les milieux culturels et sportifs pourraient trembler, car ils subiraient une diminution drastique de subventions privées ! En effet, comme les acteurs commerciaux, qui soutiennent financièrement les milieux artistiques et sportifs, ne seraient plus autorisés à apparaître sur l’affichage de ces événements, l’initiative « Genève Zéro pub » mettrait en péril la pérennité du sponsoring, source vitale pourtant pour la culture et le sport !

Ironiquement ou paradoxalement, ceux-là mêmes qui conspuent la consommation, dont la publicité serait l’ignoble agent qui stimule nos désirs de (sur)consommation, défendent les mêmes valeurs d’immédiateté et de liberté sur lesquelles “surfe” la publicité qui sait que la meilleure manière de rendre captif un consommateur, c’est de lui faire croire qu’il est libre !

Assurément, les adeptes de « Genève Zéro Pub », sont non seulement indifférents envers des professionnels qui ont appris un métier lié à la publicité (graphiste, publiciste, rédacteur artistique et de création, imprimeur, agent de communication, colleur d’affiche…), mais encore les accusent de produire « une pollution visuelle ». Un traitement d’autant plus inique que la population, invitée à s’exprimer sur les panneaux vierges, n’est, elle, nullement accusée de polluer l’espace public ! Au contraire, cette expression, qui répondrait «  à un besoin d’expression citoyenne et artistique, stimulant des interactions sociales spontanées et contribuant au renforcement de la cohésion sociale », est encensée pour son action libératrice de l’espace public !!!

Oser prétendre que les publicistes polluent l’espace public est une insulte qui montre que cette gauche insouciante, gâtée et enfermée dans ses convictions idéologiques, n’a que mépris pour les travailleurs qu’elle a depuis longtemps cessé de défendre.

On comprend que Boris Calame, graphiste, ancien député Vert, ait dû avaler ses crayons d’indignation avec cette initiative (pourtant lancée par son bord politique), et qu’il a déposé un recours envers cette initiative qui bafoue « la liberté économique de promouvoir ses services et ses produits locaux notamment [et qui] sous couvert de s’attaquer aux grandes multinationales, désavantagera les petits commerçants » (in TdG du 25.06.19).

Si cette initiative passait, nul doute que « ces panneaux vierges destinés à l’expression libre, citoyenne et artistique » seront rapidement couverts de graffitis immondes, de slogans injurieux, orduriers et sexistes… Divers groupes s’affronteront pour s’approprier ces espaces d’expression. Les militants du mouvement LGBTQR+ les couvriront de “clitos”, les antifascistes y apposeront leurs slogans et caricatures, les antispécistes, à l’aide d’images chocs et glauques, voudront nous faire vomir la viande… Faudra-t-il alors, en cas de heurts de groupes rivaux, placer ces lieux d’affichage sauvage sous le contrôle de la police ?

Néanmoins, quoi qu’il arrive, il sera interdit de parler de pollution visuelle de l’espace public, puisque ce sera de l’expression citoyenne spontanée !

Décidément, cette initiative malsaine est à mettre à la poubelle ! D’ailleurs, Communication suisse n’a pas manqué de signaler les effets néfastes de cette initiative.

On peut aussi craindre, si « Genève, zéro pub » est acceptée, que la gauche genevoise, toujours en quête de subventions nouvelles, dépose une résolution pour demander au conseil administratif de la Ville de Genève, une ligne budgétaire supplémentaire afin d’offrir aux plus démunis une allocation artistique sous forme d’une “mallette” contenant des crayons, des pinceaux, des tubes de peinture et des tabliers… pour que « l’expression libre, citoyenne et artistique » (mais, à la charge des contribuables !) puisse être à la portée de « toutes et tous » comme disent les camarades de l’Alternative !

 

[i] GAFAM est l’acronyme des géants du WEB – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft – qui sont les cinq grandes firmes américaines qui dominent le marché du numérique. Très influentes sur l’Internet américain et européen, ces multinationales sont l’objet de critiques ou de poursuites sur le plan fiscal, sur des abus de position dominante et sur le non-respect de la vie privée des internautes. Elles ont les moyens d’échapper quasiment totalement à l’impôt sur les bénéfices…

Commentaires

  • Vous vous amusez vraiment à lire les panneaux publicitaires ? Vous trouvez ça beau ?
    Ces truc sont laids, inutiles et ne devraient pas nous être infligés.
    Ah oui, l'économie….Le petit commerce, n'a pas les moyens de cette pub.

    Le but de la publicité est que la marque soit constamment visible. Les gens préfèrent instinctivement acheter une marque connue. Ces panneaux de pub, ce n'est pas de l'information, ils servent juste par vision répétitives, à influencer les gens malgré eux.
    L'impact de la disparition des panneaux sur l'économie est nul, et le PLR a toujours les mêmes non arguments, la peur.

    Il serait temps que les élus s'occupent du bien-être des gens en rendant les villes plus agréables et non plus laides, ce qui a un impact sur la santé et donc sur l'économie.

  • @ motus,

    Vous savez la laideur, c’est assez subjectif ! Vous croyez que la pub est inutile. Les impacts de sa suppression ne seront en tout cas pas nuls comme je le mentionne dans mon billet.
    Chacun pourrait aussi se responsabiliser au lieu de traiter les gens comme des êtres immatures qui ne savent pas résister aux tentations de la pub, car influencés malgré eux !
    Bon, à moins que vous vouliez éduquer le peuple en supprimant la pub pour la remplacer par des affiches de propagande… pour créer la femme et l’homme nouveaux qui sauront ne plus avoir de préoccupations économiques.
    Quant à ceux qui parlent de s’occuper du bien-être des gens, je m’en méfie comme de la peste !

  • La gauche veut supprimer la publicité? D'accord, à condition de supprimer aussi la TdG, Le Matin, le Temps et la RTS qui formattent les esprits en diffusant des idées systématiquement pro-UE, mondialistes, et de gauche. Ça aussi c'est de la publicité ... et même de la propagande.

  • Ou comment "obliger" le chaland genevois à définitivement aller en France voisine faire ses courses ... éventuellement sur Vaud, Valais le week-end ...

    Joli programme ... sans oublier que le personnel devra aller pointer au chômage parce que les commerces qu'ils soient représentants d'une marque ou pas et sans publicité verront leurs chiffres d'affaires diminuer drastiquement, voire mettre la clef sous le paillasson ...

    Motus parle de la laideur des publicités parce que les affiches des partis politiques sont toutes belles et irrésistibles - quant à leurs slogans - qui vont occuper les espaces prévus dans quelques semaines en prévision des élections fédérales ... J'en doute fort ! Très souvent, dites affiches finissent déchirées et jetées sur la voie publique à la charge du nettoyage par les employés de la Voirie ...

  • Certes, Madame Roullet a bien raison de souligner que la laideur est une notion subjective; cela étant, il est de notoriété publique que la gauche accuse une déficience certaine en terme de sensibilité esthétique, à preuve la tenue générale de ses élu.e.s.
    Dès lors, toute initiative destinée à supprimer la pollution visuelle de l'espace public est extrêmement dangereuse, car ayant pour conséquence possible l'interdiction de sortie d'une bonne partie de nos concitoyen.ne.s.

  • Rebondir sur son contraire est un peu facile comme argumentaire!
    Défendre l'incompréhensible ou les emplois ... alors que si il n'y a pas de besoins, la PUB doit pouvoir le créer. "Je me méfie de..." "ceux la même qui...." "...on comprend que..." sont des déductions de jugement et des introductions manipulatrices de l'opinion.... Initiative utopiste? soit selon vous, je le respecte mais que proposez vous en échange? à part continuer en roue libre....

  • "Chacun pourrait aussi se responsabiliser au lieu de traiter les gens comme des êtres immatures qui ne savent pas résister aux tentations de la pub, car influencés malgré eux !"
    Voulez-vous nous dire que les publicitaires dépensent des millions qui ne serviraient à rien parce que les gens sont matures? Si il y a retour sur investissement, c'est que cela fonctionne et que les gens effectivement sont immatures. Le manque de maturité se traduit notamment par le fait que les gens veulent avoir ce que les autres ont ou sont supposés avoir. Le mimétisme est le fait de gens sans intelligence. Je n'achète jamais un produit ainsi vanté parce que
    - je sais ce dont j'ai besoin;
    - je n'ai pas envie de payer le prix de cette pollution en achetant le produit qui est forcément plus cher qu'un produit analogue sans publicité.

  • Victime de la pub de rue, tel est son nom de code ...

  • La gauche ne veut plus de panneaux publicitaires, c'est pour cette raison qu'elle publie ses débilités sur les trottoirs, contre les façades des immeubles, sur les routes, elle colle ses affiches de propagande partout et, surtout, contre les banques, sociétés multinationales, etc. C'est une bande d'abrutis !

  • Y en a marre de la pub! De quel droit des entreprises privés s'approprient l'espace public? Si vous aimez les affiches publicitaires personne ne vous interdit d'en placarder chez vous.

  • Les délires de la gauche genevoise n'ont vraiment pas de limite. Ces idéologues bolchevistes s'enfoncent de plus en plus dans la médiocrité. Continuez et vous allez bientôt disparaître avec grand soulagement.

  • Je n'aime pas la mauvaise foi.
    On est arrosé par les publicités. Il est impossible de les éviter. Ce n'est pas l'absence de panneaux qui va mettre des gens au chômage. Il faut trouver des arguments sérieux, autre que la sempiternelle hécatombe de l'économie genevoise.

    La laideur est subjective, certes, mais dans ce cas, il y a peu de personnes qui voient autre chose que de la pollution inutile.

    J'ajoute pour les femmes :
    Pas de panneaux publicitaire = Pas de pub sexiste dans les rues. Donc pas de loi à créer contre le sexisme et donc génial, pas de paperasserie. Bref, tout pour plaire au PLR.

    La rue doit être rendu aux citoyens, l'économie peut s'en passer (internet,...).

    Quant à la pub de candidats politiques, ça ne manquera à personne, le site des partis est là pour donner une présentation des candidats.

    J'ajoute que ces panneaux seraient un beau support pour les écoles d'art de Genève.

    A quand un PLR qui se préoccupe aussi de l'humain. L'économie est importante, mais les besoins de l'humain aussi.
    Cette vision sociale déshumanisé du PLR avec l'économie pardessus les humains et le climat, vous fait perdre des voix.
    Dans cette initiative sans réelle impacte, vous auriez pu jouer la carte humaine, c'est raté.

  • Heureusement qu’il y a les socialistes qui se préoccupent de l’humain en plaçant ce dernier hors des basses préoccupations économiques, puisqu’on peut vivre d’amour et d’eau fraiche !
    La démonstration de régimes de gauche qui se sont préoccupés de l’humain nous a été donnée au Zimbabwe Nicaragua, Venezuela, etc., des pays pourtant d’une richesse importante.

  • Vous n`avez rien compris, il s`agit de proscrire les affiches pub de des lieux que viennent visiter les touristes de toute la planete. En somme, surtout les alentours de la Rade et et du mur des Réformateurs ainsi que la vieille ville.

  • Oublions les utopistes et les prédateurs. Rien à foutre de la gauche et de la droite.

    Le sujet est la Pub, son but est d'informer mais aussi, surtout, nous amener à adopter un comportement souhaité.

    Nous sommes suffisamment informés dans notre société de consommation surmédiatisée, marketing numérique. Oui aux affiches culturelles, Non aux affiches commerciales et politiques.

  • "Heureusement qu’il y a les socialistes qui se préoccupent de l’humain en plaçant ce dernier hors des basses préoccupations économiques, puisqu’on peut vivre d’amour et d’eau fraiche !"

    Et de Dieu. Vous avez oublié Dieu.

  • [...] Michelle Roullet vide et inutile [...]

  • @ Jean Jarogh,
    La réglementation sur les affichages publicitaires est très stricte! Il n’y a aucune affiche dans la Vieille Ville ni dans les parcs. Donc rien au Mur des Réformateurs.

  • @ Patrick

    Votre torchon injurieux a été censuré ! Vous allez sur mon blog non pas pour avancer des arguments (fussent-ils opposés aux miens !), mais pour lancer des insultes personnelles à mon égard ! Vous êtes indécent et lâche, puisque vous n’osez même pas signer votre torche-cul !

  • Je voterai oui, le texte de l'initiative ne peut plus être changé et je ne vois pas d'autre initiative allant dans ce sens, alors que cela fait longtemps que ces appels a consommer toujours plus me heurtent à chaque déplacement dans l'espace public. Nous consomm0ns 22 fois plus d'énergie que nos arrières grands parents (1860) et ne sommes pas 22 fois plus heureux. Cela se retranscrit aussi en quantité de matières consommées par nos achats devenus compulsifs: augmentation massive avec un résultat final en confort, certes, mais marginal et avec une pollution alarmante de la nature dont nous faisons partie. Nous pouvons réduire massivement nos consommations en nous satisfaisant d'autre chose, une fois nos besoins de base assouvis.

  • @Philippe de Rougemont
    Au lieu de nous imposer des interdits qui auront de graves incidences pour les artisans, les entreprises locales et les milieux culturels et sportifs comme je l’ai indiqué dans mon billet, il faut apprendre à ne pas être les dupes et surtout à ne pas consommer tout et n’importe quoi. Cela s’apprend…
    Evidemment, en 1860, on consommait moins d’énergie. On s’éclairait souvent à la lampe à pétrole, on allait parfois dans une cabane au fond du jardin ou dans une cour, au froid, faire ses besoins. On se déplaçait le plus souvent avec des bêtes et on n’avait pas Internet ni les I-phone ni les avions !
    Vous avez raison, le bonheur ne se juge pas à l’aune de notre taux de consommation. Mais, refuser les affiches publicitaires, c’est faire le jeu de la mondialisation en favorisant les GAFA et peut-être même en favorisant une surconsommation.
    Lutter contre la pollution, c’est favoriser le local. Vous savez, il ne faut pas être dupe ! Ce sont comme certains vegans (et antispécistes) qui sont les idots complices des grandes firmes agroalimentaires qui nous préparent de la viande synthétique (soi-disant écologique !!!), qui va tuer la petite paysannerie, et qui ne jurent que par le soja (dont la culture intensive provoque la déforestation en Amazonie) ou encore ceux qui mangent des myrtilles (riches en antioxydants) d’Amérique du sud et dans des petites barquettes en plastique.

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