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Sandrine Salerno : militante et magistrate !

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Grève du 14 juin 2019 : la Ville de Genève donne congé exclusivement aux femmes et aux transgenres, mais pas aux hommes !

Cette décision, prise par Mme Salerno, est pour le moins ahurissante ! En effet, ne donne-t-elle pas comme message implicite que le personnel masculin de la Ville de Genève n’a pas à s’impliquer dans des actions politiques et encore moins à participer à cette grève pour manifester qu’il soutient l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes ?

En traitant différemment les employés, hommes, de la Ville, la magistrate met à mal la cause qu’elle prétend soutenir ! Assurément, la Ville adopte une attitude sexiste (“pour le bien des femmes”, dira-t-elle, évidemment !) totalement en contradiction avec la finalité de la grève du 14 juin.

Plus grave encore, est-il admissible que la magistrate, en charge des finances à la Ville de Genève, finance une action militante avec l’argent du contribuable ?

L’attitude partisane et militante de la magistrate a d’ailleurs été dénoncée à moult reprises par de nombreux citoyens. Pourtant, Mme Salerno ne voit pas où est le problème lorsque, avec l’argent public, elle paie des formations pour imposer un style épicène dans l’administration ou encore “offre” un repas au restaurant aux conseillers municipaux socialistes. Prise la main dans la poche publique pour financer ses largesses envers son groupe socialiste, la conseillère administrative s’est justifiée en expliquant que cela entrait bien dans des dépenses professionnelles, puisqu’il s’agissait, lors de ce repas, de travailler avec son groupe, en vue de l’adoption du budget !

A cet égard, il faut entendre l’Edito politique d’Olivier Francey du 26 novembre 2018 et « L’ahurissante explication de Sandrine Salerno ». C’est un véritable morceau d’anthologie d’une certaine politique genevoise !

La dernière lubie de Mme Salerno, qui devrait être maire de Genève en juin 2019, questionne une fois de plus l’attitude du conseil administratif.

Est-il acceptable que l’exécutif autorise la Ville à traiter inégalement ses employés et ses employées ? Cette décision est-elle d’ailleurs conforme à la norme constitutionnelle fédérale en matière d’égalité entre femmes et hommes ?

Par ailleurs, l’exécutif de la Ville est-il habilité à prendre une telle décision sans passer par l’approbation du parlement municipal ? A mon interrogation en séance plénière du Municipal de hier au sujet de cette grève où un congé est accordé uniquement aux femmes et transgenres, Mme Salerno a non seulement revendiqué cette action militante, mais plus encore, annoncé que la Ville n’assurera aucun service minimum le 14 juin 2019. Cela signifie que de nombreuses femmes, travaillant dans le secteur privé, et qui ne pourront pas mettre leurs enfants en crèche ce jour-là, seront sanctionnées par la décision de Mme Salerno.

Là aussi, se pose la question de la légitimité de telle décision de la part de notre conseillère administrative. La Ville, n’est-elle pas obligée d’assurer un service minimum en toute circonstance et en particulier lors d’une grève ?

Inutile de dire que ces interrogations n’ébranlent pas Sandrine Salerno, arcboutée dans ses certitudes militantes, et qui, en femme politique d’expérience, sait que la pire des choses pour un homme politique est que l’on ne parle pas de lui (idem pour une femme politique !).

 

 

Commentaires

  • Le "femmisme" n'est pas nouveau, il s'exprime depuis longtemps au sein de la justice en matière de divorce. Salerno n'en n'est que l’expression politique décomplexée.

  • Salerno, future mairesse de la Ville, passe son temps à donner des leçons d'égalité et d'épicène. Sa dernière idée est à l'avenant: vaine, inutile, stupide. On a les politicien-ne-s que l'on mérite, ou bien?

  • salerno est comme (clémentine autain) la copine de melechon, des caricatures de ..............rien! Avec en plus beaucoup de suffisance, de vanité et d'arrogance! On doit la présence de salerno à notre inénarrable ami, (sa suffisance tornare 1er!) En revanche elle n'a rien à nous dire sur les mutilations sexuelles de plus de 200 millions de musulmanes dans le monde, dont des petits filles de 9 ans! Que les fonctionnaires hommes viennent "habillées" en femmes ce jour là!

  • Elle a l'équivalent féministe du Petit livre rouge de Mao à la place du cerveau.

  • Il n'est guère que deux variantes Madame Roullet...

    Soit les hommes dont vous parlez n'en sont plus, soit les hommes dont vous parlez se fichent éperdument de ce raconte Mme Salerno :-)

  • Rien compris les filles et Salerno en tête ! Réajustement des salaires oui mais vous accentuez la guerre des sexes encore ! Pas besoin de ça ... La famille traditionnelle est la meilleure Papa travaille, maman à la maison, les enfants sont moins seuls ...

  • Bien dit

  • @ Sylvie Ruffieux Guignard,
    Assurément, ces séparations entre femmes et hommes, imposées jusque dans le langage par les socialistes, favorisent l'intolérance, la violence et une forme de guerre des sexes... Mais, n'imposons pas des régimes dictatoriaux aux hommes et femmes qui peuvent choisir librement (ou suivant leur possibilité) leur style de vie sans être contraints à un type de famille, fusse-t-elle celle que vous qualifiez de “traditionnelle”. On vit toujours mieux ce que l'on peut rêver...

  • Sylvie Ruffieux Guignard, n'est-ce pas votre parti l'UDF qui milite contre le droit à l'avortement? Difficile de prendre vos critiques au sérieux.

  • Sandrine Salerno s'est toujours servie de sa position comme plate-forme pour son militantisme et ce, jusqu'au ridicule (langage épicène).

    En résumé, beaucoup de bruit, beaucoup de dépenses inutiles d'argent public mais pour les concernées, aucun résultat tangible...

  • C'est là un bel exemple du culte de l'idéologie de la différence. Le normal devient anormal et n'est plus digne de prise en compte. Le 'gay' doit l'emporter sur l'hétéro et le transgenre sur l'identité de genre biologique. En cela, S.S. se comporte en parfaite 'progressiste' en accord avec la sinistre pensée dominante ambiante, clairement totalitaire.

  • Mme Salerno, que j'ai vu passer la semaine dernière dans sa voiture (avec chauffeur) à la rue de la Corraterie, rue qui, aux dernières nouvelles, n'autorise la circulation de véhicules motorisés qu'aux transports publics, taxis, services d'urgence, livraisons. L'élitisme bobo-gaucho dans toute sa splendeur.

  • "L'élitisme bobo-gaucho dans toute sa splendeur."
    Elle a tant fait pour la République (qui s'est laissée faire, comme d'habitude, par les plus grandes gueules): n'a-t-elle pas réussi à faire changer l'orthographe française dans l'administration, un exploit qui la met au même niveau que l'Académie. A quand sa réception au sein de ce cénacle, et qui sera chargé du discours?

  • @Luc
    Quitte à me contredire, je suis entièrement d'accord avec votre dénonciation.

  • @ Mère-Grand,

    Pas tout à fait correct Mère-Grand ! Si Sandrine Salerno exerce un harcèlement auprès des employés de la Ville en imposant son langage épicène (heureusement sans effet dans la plupart des autres communes genevoises… donc cela reste le pouvoir d’une lilliputienne), l’Académie française ne décide jamais rien sur le langage, car elle est une sorte de caisse enregistreuse des modifications de l’usage de la langue.
    Il faut donc comprendre que l’Académie française a entendu les jérémiades et plaintes de celles (et peut-être de ceux aussi...) qui veulent instrumentaliser la langue française pour imposer leur idéologie. Et, au lieu de donner des interdits du haut de sa chaire, l’Académie française, avec intelligence, s’en remet à l’usage (comme elle l’a toujours fait !). Or, qu’est-ce que l’usage ? Quelque chose d’imprévisible, qui ne peut pas être plié, et qui a affaire avec le temps. Donc, à quoi servirait d’édicter des règles ? C’est le grand pied de nez de l’Académie française. J’ai souvent écrit sur ce sujet. Voici un de mes récents billets :
    http://micheleroullet.blog.tdg.ch/archive/2017/11/20/si-toutes-les-garses-du-monde-francophone-marchaient-la-main-287876.html#more
    Quant au rapport de l’Académie française sur ce sujet, on le trouve sous :
    http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-et-de-fonctions
    Donc, pas de panique, Mère Grand!

  • "En traitant différemment les employés, hommes, de la Ville, la magistrate met à mal la cause qu’elle prétend soutenir ! (...)

    Plus grave encore, est-il admissible que la magistrate, en charge des finances à la Ville de Genève, finance une action militante avec l’argent du contribuable ?"
    Où va-t-on comme ça?
    Je ne comprends pas comment la Ville de Genève pense que le fait de discriminer va diminuer les dicriminations. Pas très logique.
    Cela me fatigue!

  • @Michèle Roulet
    Merci de votre réponse. Rassurez-vous, je ne panique pas. Par contre, je me désole de voir à quel point les modes de toutes sortes, l'hyper-féminisme en étant la plus voyante à part les tatouages et le port de la barbe (pour les hommes ... pour l'instant) se répondent à la vitesse que permettent les connections internet et l'inculture des gens.

  • La prochaine fois que vous passez devant l'immeuble où elle officie, dans la Vieille Ville, juste après les canons, regardez le grandeur de son nom, sur le grand panneau en verre! On a du refaire ce panneau juste pour elle! C'est t'y pas beau ..................la vraie simplicité!

  • Par cet acte elle souligne - contrairement aux idées féministes - Que la femme ne peut être l’égale de l’homme....

  • Les employées de la Ville concernées devraient ignorer cet avantage demago et aller travailler. Je le ferais si j’etais à la Ville, pour donner une leçon à cette insupportable militante d’arrière-garde.

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