Code de suivi Google

01/04/2018

Ça fait du bien d’admirer !

C’est en ces termes que le philosophe André Comte-Sponville, sur un plateau d’une émission de la chaîne ARTE, commentait l’hommage national français, rendu cette semaine au Colonel Arnaud Beltrame.

Les centaines de personnes qui ont assisté à cette cérémonie (et ceux qui l’ont vue sur leur poste de télévision) donnent raison au philosophe : « ça fait du bien d’admirer ! »

Ce ne sont pas les meurtres jihadistes, commis par un petit délinquant radicalisé, qui resteront dans l’Histoire, mais l’acte héroïque du Colonel Beltrame, qui redonne à la France une grandeur. En effet, il faut des héros pour qu’un pays soit grand !

Et, cela, on semble l’avoir oublié. Notre époque a tellement versé dans un relativisme total qui affirme que toutes les opinions se valent, qu’elle a généré le refus de toute hiérarchisation.

Dans cette idéologie désenchantée, tout se vaut ! Il n’y a ni vérité, ni héros, ni faute. Tout est permis, puisque rien n’est interdit ! Les personnes deviennent interchangeables et sont toutes méprisables. C’est pourquoi l’on entend souvent, surtout en parlant de politiciens, ce lieu commun : « tous des pourris » !

Ce scepticisme généralisé s’est développé insidieusement depuis des dizaines d’années. Dans l’éducation, par exemple, il paraissait coupable d’enchanter les jeunes têtes.

Les récits héroïques et les légendes ont été écartés des bibliothèques scolaires et sans doute aussi des bibliothèques familiales, accusés d’être des récits trop irréels, trop idéalistes, trop exaltés, trop littéraires...

Préférant donner aux enfants des textes inspirés de leur quotidien (pour leur permettre de surmonter leurs difficultés), on a écarté les ouvrages qui exaltent de nobles sentiments pour abreuver les enfants de livres “réalistes” du genre : « Max et Lili » (Max et Lili décident de mieux manger, Lili ne veut pas se coucher, La maison de Max et Lili a été cambriolée, Max ne veut pas se laver, etc.). Ces livres donnent peut-être aux enfants des “tuyaux” pour résoudre leurs problèmes, mais ils n’ont pas la valeur catharsis des récits épiques, des contes, des légendes, des grands « Textes fondateurs » et de la poésie où l’enfant, transporté dans un monde imaginaire et lyrique, peut sublimer le réel, prendre un peu de hauteur et trouver confiance en lui-même en s’identifiant à un personnage héroïque.

Le geste du Colonel Beltrame nous rappelle combien l’admiration est un sentiment noble, et qu’il s’agit de le cultiver auprès de la jeunesse. A cet égard, je me souviens d’une anecdote vécue il y a bien des années. Alors que je confiais à une collègue l’admiration que j’avais pour mon directeur de thèse, le professeur Daniel Hameline (pour ceux qui ne connaîtraient pas ce philosophe, je dirais qu’il alliait une rigueur intellectuelle et un talent d’orateur qui lui permettaient de provoquer la pensée et de sortir, même les plus endormis, de leur sommeil dogmatique !), cette collègue me répondit sur un ton méprisant et avec fierté : « moi, je n’admire personne !» Son ton cassant ne laissait planer aucun doute. Pour elle, en admirant quelqu’un, j’étais aliénée, alors qu’elle, revendiquant de n’admirer personne (ni même une œuvre) se croyait émancipée et libre !

Avoir fait tomber les héros de leurs stèles et dans le même temps n’avoir présenté aux jeunes qu’un avenir bouché en leur peignant un monde apocalyptique (pollution, déchets, morts des océans, disparition des glaciers, couche d’ozone, etc.) ont développé une quantité de haine et une fragilité qui favorisent l’embrigadement de paumés dans le radicalisme jihadiste.

Il est temps de rappeler combien nous avons besoin de vrais héros (comme le Colonel Beltrame, qui a été prêt à penser que sa personne vaut moins que les Autres !) et combien « ça fait du bien d’admirer ! »

En ce jour où les chrétiens célèbrent les fêtes de Pâques et commémorent la résurrection du Christ et où les Juifs célèbrent l’exode hors d’Egypte avec la Pâque juive (Pessa’h), c’est avec ce messages d’espoir, de renouveau et de liberté que je conclurai ce billet.

Joyeuses Pâques et bonne fête de Pessa’h !

 

 

23:28 Publié dans Actualités, communication et langage, Langue et usages | Lien permanent | Commentaires (30) | |  Facebook | | |

Commentaires

Vous oubliez que tout est double. Il y a le côté face et le côté pile de toute pièce.
Côté face : Arnaud Beltrame est mort pour la France, selon Hélène R-F. Mais comment sait-elle que la caissière s'appelle France ?
Côté pile : Le lieutenant-colonel s'est fait avoir comme un bleu, à cause de son idéologie irrationnelle, en l'occurrence le christianisme.

Écrit par : Géo | 02/04/2018

"En ce jour où les chrétiens célèbrent les fêtes de Pâques et commémorent la résurrection du Christ et où les Juifs célèbrent l’exode hors d’Egypte avec la Pâque juive (Pessa’h), c’est avec ce messages d’espoir, de renouveau et de liberté que je conclurai ce billet."

Vous avez là un condensé de légendes qui ravissent les jeunes et les moins jeunes depuis des siècles. Le nouveau et l'ancien testament sont des condensés de ces héros que vous appelez de vos voeux pour se construire une identité. Il sont pourtant pour ainsi dire complètement imaginaires. La bible est la référence dans le domaine des contes et légendes.

Vous semblez critique face à ces ouvrages de santé publique que sont Max et Lilly alors qu'ils sont ancrés dans la réalité quotidienne. Et vous oubliez les merveilles de Rohal Dahl, pour ne citer que cet exemple, qui font le même travail dans l'imaginaire.

Vous ne semblez pas réaliser à quel point l'admiration et l'identification ne servent finalement qu'à perpétuer l'ignorance, la servitude, l'aliénation et le suivisme de masse qui ralentissent considérablement l'évolution de l'humanité.

Vous oubliez aussi que, aussi héroïque que semble être le geste de ce caporal, il n'a fait qu'appliquer à la lettre les écritures mais a surtout fait preuve d'un égoïsme intelligent en laissant une trace un brin plus durable dans l'histoire. Mais bon, qui va se coller à relativiser un tel geste ?

Écrit par : Pierre Jenni | 02/04/2018

@ Géo,
Par définition une religion n’est pas une idéologie! Une religion est de l’ordre de la croyance alors qu'avec Une idéologie, on clame être dans une vérité absolue. Maintenant, il est vrai que le fanatisme peut se loger dans une religion lorsque l’on nie sa quintessence: la croyance.
Merci pour votre commentaire et bonne journée!

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

@ Pierre Jenni,
Vous êtes dans l’air du temps en honnissant l’admiration. Comme tout sentiment humain, l’admiration a une face obscure et une face lumineuse. Une admiration béate qui fait perdre tout sens critique est effectivement dangereuse et mortifère. Mais, il y a une admiration qui est un tremplin pour la connaissance. C’es l’admiration qui vous offre de nouvelles perspectives et ouvre votre univers vers l’Autre. Je plains toujours les gens qui ne savent pas admirer. Ils se privent de joies indicibles.
Bonne journée!

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

Détrompez-vous Madame Roullet, je suis en émerveillement permanent devant la magie de la vie qui m'apporte son lot quotidien de joies indescriptibles.
Je déplore justement cette admiration béate et récupérée d'un acte isolé qui comporte nombre d'éléments critiques qui suggèrent justement ce caractère béat de la foule et qui ne me nourrit pas le moins du monde.

Écrit par : Pierre Jenni | 02/04/2018

"Une idéologie, on clame être dans une vérité absolue." Et ce n'est pas le cas dans les religions ? Vous m'étonnez quelque peu, Mme Roullet.

Écrit par : Géo | 02/04/2018

"Lui seul est admirable" (Psaumes 148:13; "Lui" est mis ici pour “l'Éternel").

Écrit par : Mario Jelmini | 02/04/2018

@ Pierre Jenny,
Alors vous me rassurez!

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

"Il est temps de rappeler combien nous avons besoin de vrais héros (comme le Colonel Beltrame ..."


Bonjour Madame Roulet,

Euh ... voyons ... j'ai une question ... euh ... ma question ... euh ... zut ... ma question ... fichtre ... j'ai oublié ma question !
Un petit instant s'il vous plaît ... ... ... juste pour retrouver ma question ... ...

Voyons ... où l'ai-je mise ? ... Où ai-je mis ma satanée question ?

Hmmm ... pas ici ... pas ici ... pas là ...

AAHH ! ça y est ! Je l'ai retrouvée ! Elle est là !

Je l'avais oublié dans une autre fenêtre de l'écran.

Voila ce que c'est quand on balance ses questions dans une fenêtre. Quelle idée idiote ces fenêtres dans les PéCés !

On ouvre des fenêtres, on balance ses questions dedans, et après on s'étonne qu'on les retrouve plus.

Comme quand on balance le bébé avec l'eau du bain, ... ou l'oeuf avec la poule. ... ... Ou l'inverse.

Heureusement que j'ai oublié de balancer ma réponse à ma question quand j'ai balancé ma question dans la fenêtre.

Parce que, voyez-vous, ... c'est pour faire un comparatif A-B, pour comparer ma réponse que j'appellerai A, avec votre réponse que j'appellerai B, et comme ça je pourrai faire un tas d'opérations combinatoires logiques avec A et B et découvrir un tas de différences, par exemple A=B, ou A∨B, ou A∧B, ou A⍱B, ou A⍲B, ou A⌈B, ou A⌊B ... bref, enrichir ma base de connaissance et de tests de vérification de connaissances avec les différences que je me réjouis de découvrir.

Donc ...


Quelle est la différence entre ... un "vrai héros" ... comme celui auquel vous pensez lorsque vous pensez au feu Colonel Beltrame ... et un "faux héros" ... comme, ... comme ... voyons ...qui selon vous serait un "faux héros", une référence, un Anti-Colonel Beltrame ?

Et ... question un peu plus musclée, ... pour fixer la référence zéro de la valeur "héro" ... (par exemple pour mesurer la différence relative entre un Lieutenant_Colonel et un Colonel) ... alors ... quelle différence faites vous entre un ... "héro" ... ou un "héro" _moyen_, dirions-nous, ... et ... un "vrai" héro comme celui dont vous avez besoin ?

Parce que, je vous assure, que pour ceux qui ont vécu sous le régime des colonels des banques suisses, y'a une sacrée différence de perspective lorsque quelqu'un vous parle de ... "Mon Colonel" ... ou de ... "Mon Légionnaire".

En espérant vous avoir donné une belle chasse aux zoeufs à entreprendre en cette moyenne journée de lundi de pâques, en ce qui concerne la météo.

Écrit par : Chuck Jones | 02/04/2018

@ Géo,

Non, Géo, vous commettez une erreur en pensant que “religion” et “idéologie” sont des synonymes !
Un croyant, en occultant qu’il est dans un domaine de la foi, peut faire basculer sa religion dans une forme d’idéologie. Mais, la religion ne s’assimile pas à l'idéologie!
Dans la religion, il y a une adhésion volontaire. Alors que dans l’idéologie, on est tellement certain d’être dans le Vrai, qu’on ignore même être dans une idéologie, au point que celui qui reconnaît être dans une idéologie en sort déjà. Religion et idéologie sont donc fondamentalement opposés !

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

@ Chuck Jones,

L’héroïsme du Lieutenant-Colonel Beltrame n’est pas lié au grade de ce gendarme ! Il y a des colonels, des lieutenants et des généraux qui sont des crapules et des criminels.
Pour distinguer le vrai héros du faux héros, je vous donnerai quelques pistes que vous pourrez à tout loisir emprunter.
Tout d’abord, un vrai héros ne peut pas être quelqu’un qui s’autoproclame héros. Le qualificatif de “héros” ne peut être accordé que par les autres.
Ensuite, le vrai héros se distingue en effet du faux héros. Le vrai héros est celui qui sait se placer au-dessus des humains parce qu’il est prêt à penser que sa vie vaut moins que celle des autres. Il y a donc une dimension altruiste indéniable chez le héros.
Le faux héros est celui qui, au nom d’une idéologie, est prêt à tuer les autres, quitte même à se sacrifier. Donc, celui qui va dans une place de marché se faire exploser avec une bombe pour tuer le plus de monde possible n’est en rien un héros, mais un misérable criminel.
Il y a donc des critères pour distinguer le héros de l’imposteur !

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

J'essaye de suivre mais j'avoue que ce n'est pas sans peine.
Essayons de raisonner dans l'abstrait, comme Mme Roullet nous y invite.

Donc "le vrai héros est celui qui sait se placer au-dessus des humains parce qu’il est prêt à penser que sa vie vaut moins que celle des autres. Il y a donc une dimension altruiste indéniable chez le héros."
Question: le faux héros est-il un être humain? J'incline à penser que oui. J'irai même jusqu'à dire qu'il est terriblement humain.
Donc, on reconnaît le vrai héros au fait qu'il est prêt à penser que sa vie vaut moins que celle des faux héros, auxquels la dimension altruiste fait défaut.

Cela posé, on comprend mieux qu'il y ait si peu de vrais héros: ils sacrifient leur vie, ce que les faux héros se gardent bien de faire, de sorte que l'on se retrouve avec une pénurie de vrais héros et une pléthore de faux héros.

Ainsi s'explique que le monde soit plein de faux héros alors que les vrais héros sont rares - d'autant plus rares qu'ils choisissent de mourir avant l'heure.

Quel gâchis! Tout cela est éminemment regrettable. Parce que si les vrais héros, au lieu de sacrifier leur vie à tout bout de champ, se bornaient à faire leur peau aux faux héros, non seulement le monde serait plein de vrais héros mais il serait débarrassé des faux héros.

Ça y est! Je crois que j'ai compris.

Écrit par : Mario Jelmini | 02/04/2018

@ Mario Jelmini,
Vous avez presque compris, bravo!

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

Ah ben alors si j'ai presque compris je suis presque un héros, n'est-ce pas Michèle?

Écrit par : Mario Jelmini | 02/04/2018

@ Mario Jelmini,
Dommage que vous le disiez vous-même!

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

Michèle, réfléchissez bien: est-ce que vous donneriez votre vie pour défendre la mienne?
En d'autres termes: êtes-vous prête à penser que ma vie vaut plus que la vôtre?

Écrit par : Mario Jelmini | 02/04/2018

@ Mario Jelmini,
Je doute d’avoir la fibre d’une héroïne!

Écrit par : Michèle Roullet | 02/04/2018

Quelle déception! J'aurais tant désiré vous admirer...

Encore une question. Imaginons deux compères cheminant en forêt et se trouvant soudain face à un fauve affamé. Chacun des deux est en danger de mort imminente et ne pourra en réchapper que si son compagnon se sacrifie pour lui sauver la vie. Que va-t-il se passer? Je me doute que vous allez me répondre: celui qui aura sauvé la vie de l'autre en sacrifiant la sienne sera un vrai héros. L'admirerez-vous pour autant? Et que faut-il penser de l'autre, celui qui s'en est sorti indemne? Le qualifierez-vous de faux héros?

Écrit par : Mario Jelmini | 03/04/2018

Mario, je vous admire! Vous êtes mon héros!
Quelle belle démonstration!
http://www.cnrtl.fr/definition/H%C3%A9ROS

"Par définition une religion n’est pas une idéologie!"
Tut tut tut, par définition une religion est une idéologie. La preuve:
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/id%C3%A9ologie
"Ensemble plus ou moins cohérent des idées, des croyances et des doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques, sociales, propre à une époque, une société, une classe et qui oriente l'action."

Vous avez une définition partisane et négative de l'idéologie. Elle vous appartient, certes, mais ne correspond pas à la réalité.

Il y a aussi au niveau individuel.
"Système d'idées, philosophie du monde et de la vie."

Le problème avec les religieux fanatiques est qu'ils croient dur comme fer à une vie après la mort. Et ils ne se sacrifient pas, puisqu'ils savent qu'un monde meilleur les attend. Pour l'un ce sera 72 vierges, pour l'autre quelque chose comme la félicité éternelle. La paradis après la mort a été inventé pour pousser les crédules à donner leur vie pour la cause en échange de l'accès à ce paradis. Comme lavage de cerveau, ça se pose un peu là. Invention du christianisme, reprise par les mahométans. On voit le résultat. Le pentateuque est muet sur la vie après la mort. Ils s'en contrefichent.
La peur de la mort conduit paradoxalement à mépriser la vie.

Les vrais héros sont ceux qui se battent en Syrie contre les terroristes et contre ceux qui les soutiennent. Ces héros sont ceux qui défendent les chrétiens d'Orient qui ont pu célébrer leur fête pascale à Alep et ailleurs en Syrie. Le vrai héros est souvent un inconnu.

Écrit par : Daniel | 03/04/2018

@ Daniel,
Vous avez raison d'évoquer qu’un héros puisse être un inconnu ou qu’un geste héroïque puisse rester dans l’inconnu.
Ai-je une définition partisane de l’idéologie ? Il me semble que la différence que j’émets est qu’une idéologie est idéologie lorsqu’on ignore qu’on est pris par une idéologie. Maintenant tant la religion que l’idéologie peuvent devenir des émulations pour agir vers le bien ou le mal.
Merci pour vos définitions !

Écrit par : Michèle Roullet | 03/04/2018

"Dans la religion, il y a une adhésion volontaire. Alors que dans l’idéologie, on est tellement certain d’être dans le Vrai, qu’on ignore même être dans une idéologie"
Il n'y a pas en Suisse de catéchisme communiste où on enseigne à des enfants de six ans les vertus de l'apôtre Lénine ou Staline ou Mao. Par contre, moi, on m'a obligé de suivre l'école du dimanche, puis le catéchisme. Comme j'étais chez les protestants, je ne me suis pas fait violer par le prêtre, c'est déjà ça...
Idéologie, cela se traduit en allemand par "Weltanschauung". Nieriez-vous qu'il existe une vision du monde qui soit chrétienne ? Celle par exemple qui voudrait que l'on ouvre les frontières de l'Europe à des centaines de millions de personnes au prétexte qu'elles sont plus pauvres que nous, quels que soient les risques pour nos descendants ?

Écrit par : Géo | 03/04/2018

"Ai-je une définition partisane de l’idéologie ? Il me semble que la différence que j’émets est qu’une idéologie est idéologie lorsqu’on ignore qu’on est pris par une idéologie. Maintenant tant la religion que l’idéologie peuvent devenir des émulations pour agir vers le bien ou le mal." ( Michèle Roullet )


Hmmmm, ... puis-je me permettre un petit coup de peigne dans ce que vous avez dit par ... "une idéologie est idéologie lorsqu’on ignore qu’on est pris par une idéologie." ...


N'essayeriez vous pas plutôt de dire ... "une idéologie est idéologie lorsque" ... _l'on a pas conscience que_ ... "on est pris par une idéologie." ?

Et dans ce cas, comment décririez vous cette différence qui distingue ... _l'ignorance_ ... de ... _l'absence de conscience_, ... hmmmm ?

Écrit par : Chuck Jones | 03/04/2018

Une personne que j'admire profondément (au présent, car pour moi sa pensée est toujours vivante) est Jean Bottéro. Dans ses ouvrages sur la Mésopotamie, il utilise cette simple définition de l'idéologie: système d'idées, ce qui recouvre toutes les formes de la pensée qu'elles soient mythologiques, religieuses, politiques, scientifiques, économiques, etc.

Salutations à Géo et à Chuck que j'aime bien.

Écrit par : Daniel | 03/04/2018

@ Daniel,
Merci de nous donner la référence de ce chercheur dont les recherches sont d'une richesse impressionnante. Je ne manquerai pas d'aller le lire!

Écrit par : Michèle Roullet | 03/04/2018

Désolé, oublié de fournir le lien ci-dessous (trop courte notice!):

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bott%C3%A9ro

Il n'est malheureusement pas aussi souvent mentionné qu'il le faudrait. Son oeuvre est d'une rare intelligence. Il montre notamment comment le monothéisme dérive d'abord d'une monolâtrie. Son livre sur l'épopée de Gilgamesh est un must. Une épopée qui dit tout sur la condition humaine. Depuis lors, tout n'est que radotage (= ça c'est mon opinion personnelle!).

Écrit par : Daniel | 03/04/2018

@ Daniel,
En tout cas, Jean Bottéro a une biographie et une bibliographie impressionnantes! Vous montrez combien l'admiration est un tremplin pour la connaissance. Merci de nous faire partager ce nom dont les oeuvres méritent, apparemment, d'être mieux connues.

Écrit par : Michèle Roullet | 03/04/2018

Ah ben, il paraît qu'un certain Hervé Falciani est un "héro".

Sur votre échelle de l'héroisme, il est plutôt un "moyen" héro, ou plutôt un "vrai" héro ?

Écrit par : Chuck Jones | 05/04/2018

@ Chuck Jones,
Un petit délinquant, escroc qui a agi par appât du gain, et qui, espérons-le, sera bientôt extradé d’Espagne, pour être jeté dans les geôles suisses, pourrait être, d’après des rumeurs, un héros ??? Relisez mon billet Chuck vous trouverez la réponse à votre question.

Écrit par : Michèle Roullet | 06/04/2018

quant à Falciani Michèle Roullet, de quel billet parlez-vous? Je ne vous ai jamais lue défendre mes attaques contre ce mafrat, commentaires censurés, que je tentais de poster depuis des années sur tous billets Tdg.

Écrit par : divergente | 07/04/2018

@Divergente,
Je n’ai jamais écrit sur Falciani, mais sur le concept de héros dans « ça fait du bien d’admirer » et je conseillais à Chuck Jones de le relire suite à son dernier commentaire. Merci et bonne journée.

Écrit par : Michèle Roullet | 07/04/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.