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25/11/2015

L ‘Usine doit sortir des postures de principe

Les débats sur l’Usine[1] ont entraîné de vifs échanges au parlement de la Ville de Genève. Pour rappel, le Département de la sécurité et de l’économie (DSE) a demandé à l’Usine de se mettre en conformité avec la loi sur la restauration, les débits de boissons, l’hébergement et les divertissements (LRDBHD) dont la révision entrera en vigueur le 1er janvier 2016.


Réclamer à l’Usine le respect des lois n’est pas une exigence inédite. Lors du précédent gouvernement, des menaces d’enquête administrative et de fermeture avaient déjà dû être brandies pour que l’Usine se soumette aux lois contre la fumée, la non discrimination et en matière de bruit.

Rappelons aussi que l’Usine a pu exister, grâce au conseiller d’Etat libéral Claude Haegi et ses « contrats de confiance » ! Dommage aujourd’hui que la parole de l’Usine ne pèse pas lourd, elle qui écrivait dans son Communiqué de presse du 5 mai 2015 :

« Le 17 avril dernier, des représentant-e-s de L’Usine ont rencontré Mr Maudet et Mme Emery Torracinta. Cette rencontre a débouché sur un accord » dans lequel l’Usine s’est engagée à demander 5 autorisations distinctes pour l’exploitation de ses cinq buvettes (http://usine.ch/bla/communique-de-presse/).

L’Usine refuse maintenant d’obtempérer à la LRDBHD sous prétexte que ces autorisations mettent en péril son fonctionnement « solidaire, collectif, unitaire et autogéré », et que ces autorisations ne seraient que des découpages administratifs, des “saucissonnages”. Pourtant, elle ne rechigne pas à saucissonner ses demandes budgétaires afin d’optimiser ses subventions…

Revendiquer « l’autogestion et une responsabilité collective » lorsqu’on est subventionné par les fonds publics n’ébranle pas non plus les postures de principe de l’Usine !

Le conseiller d’Etat, M. Maudet, n’a jamais fermé sa porte au dialogue. Une rencontre a encore eu lieu le lundi 26 octobre entre les représentants de l’Usine et ceux du DSE. L’Etat n’a pas l’intention de fermer l’Usine où des artistes font leurs premières armes et explorent des langages artistiques. L’Usine est aussi un lieu convivial précieux à Genève où se retrouvent les jeunes et moins jeunes, les plus démunis et les moins démunis, les originaux et les moins originaux…

En revanche, il faut cesser de prétendre que « les élu-e-s de droite » ont coupé les subventions de l’Usine, et d’appeler « les act-eur-rice-s des milieux culturels » à se mobiliser. Ce style “épicène” (qui mériterait, lui, d’être vraiment coupé !!!), pour des gens qui prétendent « s’affranchir des notions de hiérarchie ou de subordination », montre d'ailleurs une étrange soumission à l’orthodoxie langagière socialiste !

A dire vrai, le Conseil municipal de Genève n’a pas coupé de subventions, mais voté la suspension des subventions 2016 de l’Usine, jusqu’à la mise en conformité de cette dernière avec la loi LRDBHD, loi qui, précisons-le, a été votée et acceptée par tous les partis politiques du Grand Conseil, extrême gauche comprise, à l’exception des Verts. Que l’Usine parvienne à dédramatiser sa situation ! Qu’elle puisse aussi se montrer solidaire des autres enseignes genevoises, qui luttent pour leur survie sans recevoir de subventions !

 

 

 

[1] Cet article reprend quelques éléments de mon précédent billet en apportant toutefois des compléments d’informations.

14:48 Publié dans Actualités, Genève, politique | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | |

Commentaires

Mon commentaire est plein de vide, comme votre article :
"Ce style “épicène” (qui mériterait, lui, d’être vraiment coupé !!!), pour des gens qui prétendent « s’affranchir des notions de hiérarchie ou de subordination », montre d'ailleurs une étrange soumission à l’orthodoxie langagière socialiste !"

Et alors ?

Écrit par : Sandro Cuenod | 26/11/2015

@ Sandro Cuenod

Et alors ? Et bien, c’est « toute une scène par le trou de serrure du langage », comme disait Roland Barthes.

Écrit par : Michèle Roullet | 26/11/2015

Je me rappel l'époque où le "responsable de la "buvette" (400 places) voyageait en première classe dans les avions encore "swissair", de plus, avec ses petits copains et qu'il se payait un appart haut standing Rue Dumas dans lequel il organisait des sauteries sélectes, je ne parlerai pas d'autres bastions genevois ayant rendu leurs "gérants" multi-millionnaires, tous des gôchos bobos avec tenues de rigueur et chaussures orthopédiques Birkenstock !

Écrit par : Corto | 27/11/2015

Le gars, même pas suisse a été jugé et accusé d'avoir soustrait plus de Chf. 800'000.-- (partie prouvable et visible de l'iceberg) et condamné à 18 mois avec sursis, en tout, il a fait 4 jours de préventive !

Bon, ça ne fait pas trop de mal de laisser quelques moisissures dans le fromage, mais il est vrai qu'il n'y a pas plus puant que ces bobos froid et arrogants, c'est ça qui me froisse dans cette affaire !

de toute manière, rien ne se dégage de ce "haut" lieu de la "culture", mis à part quelques dizaines de dealers présents 24/24 dans le pourtour de ce bastion triste et prétentieux !

Si vous avez des filles ados, avertissez les que c'est un des lieux où les boissons sont contaminées par différentes drogues par des violeurs connus et impunis depuis des années !

Écrit par : Corto | 27/11/2015

@ Corto,

Vous vous relâchez Corto ! Les dealers du coin ne sont pas nécessairement ceux qui fréquentent l’Usine ! Le lieu ne se définit pas non plus comme un “haut” lieu de la culture, mais comme le lieu de la culture “alternative” ! Bon expression pas très heureuse, avouons-le !

Écrit par : Michèle Roullet | 27/11/2015

Il reste inacceptable que Sami Kanaan continue de se comporter en pompier pyromane
dans les faits comme dans les médias,

Sami Kannan [...] un élu PS à la communication fermée et autocratique, via billets sur blog TdG fermés,
Sami Kannan, un élu PS ayant engagé et disposé des fonds publics au profit de l'USINE et de leurs responsables : les associations PTR et HEADFUN
qui tous sont signataires des conventions de subventionnements (pdf dispos sur site Ville-de-Genève) dont certains des articles précisent l'engagement en responsabilité des signataires

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 27/11/2015

@ suisse & genevois déshérité

Je tiens tout de même à vous rappeler qu’un magistrat n’a pas la possibilité d’engager et de disposer de fonds publics. Vos accusations sont donc infondées. Il faut plutôt dire qu’un magistrat gère les fonds publics avec l’accord du Municipal. Par ailleurs, une association, qui reçoit des subventions, ne peut voir subitement une coupe de ces subventions.

Écrit par : Michèle Roullet | 27/11/2015

Des subventions pour l'établissement public avec dépôt de boisons qui encaisse le plus de fric de la ville tout ça sans payer de loyer ?

Faut arrêter avec les histoires de séparation des pouvoir exécutifs et législatifs, quand un magistrat du conseil d'état descend dans les bureaux de ses administrés, pas besoin de faire un dessin !

Quant au bonhomme précité, il est tout sauf être franc du collier et son "contradicteur" qui fait son marathon à toute vapeur vers les hospices fédéraux, à eux deux, ils sont tellement cons, qu'ils font rires les oiseaux !

Y en a un qui pleure et l'autre qui coupe les oignions !!!

Écrit par : Corto | 28/11/2015

Concernant Claude Haegi, il a toujours jeté du pain pour occuper ceux qui pourraient faire grincer les rouages de la "politique" genevoise, et il avait raison. Seulement une chose, il est très aisé de commencé ce que vous voulez, le problème se pose souvent bien plus tard !

Écrit par : Corto | 28/11/2015

Ah Corto,

Votre style épique est inimitable! Mais, vous avez raison de rappeler que l'Usine est le plus gros débit de boissons du canton!

Écrit par : Michèle Roullet | 28/11/2015

Oui, si vous voulez une bonne place sans rien foutre, certainement l'une des place hors banques les plus convoitées du canton surtout parmi les rangs de nos amis gôchos-bobos tendance pro-hamas, ne cherchez pas, devenez contrôleur des comptes de l'association de la buvette de l'usine, net d'impôts !

On pourrait dire que Genève forme ses apprentis mercenaires de la finance de l'extrême gauche aux partis en place !!

C'est une image très fidèle de la gôche genevoise !

Il y avait aussi la buvette des bains des Paquis, que la ville via des moyens légaux très douteux attribue 20 ou 30 ans d'affilé la gérance de ces endroits "off" aux mêmes pieds-nickelés relève de la haute gastronomie !

C'est comme dans les "démocraties" communistes ou islamistes, une fois élu pour 5 ans, vous pouvez finir votre vie tranquille en régnant sur des petits empires collectifs !

Bravo la gauche totalitaire même dans nos systèmes "libéraux" !!!

Michèle, ce n'est pas que j'ai raison, "je suis la raison", raison pour laquelle je suis autant censuré par les mêmes qui rigole aussi tristement, ceux de la "bravda" locale !

Écrit par : Corto | 28/11/2015

Pardon, oui je sais, vous vous êtes sûrement projetés dans vos propres méandres en lisant "je suis la raison" !

"je suis" du verbe suivre, bien entendu !

Écrit par : Corto | 28/11/2015

Rectificatifs
"accusations infondées"

1. je ne fais que le constat des responsabilités engagées par les signataires, dont Sami Kanaan par sa signature au bas des conventions de subventionnements octroyées au nom de Ville-de-GE / dernier plan 2015-2019

"Par ailleurs, une association, qui reçoit des subventions, ne peut voir subitement une coupe de ces subventions"

2.
- il n'est pas question de coupe, mais de suspension d'une tranche des subventions
et vous le savez - ce point étant fondamental à votre sujet

- les bénéficiaires signataires se sont engagés à respecter les conditions-cadre d'octroi des subventions

faute de quoi certaines mesures de sanction dont la suspension de versements est prévue (art. 24-26 de mémoire)


Merci de publier cet avis contraire à votre position Mme Roullet

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 28/11/2015

@ Suisse genevois déshérité

Bien sûr que je publie votre commentaire qui n’est d’ailleurs pas contraire à ma position !
Assurément, les subventions de l’Usine n’ont pas été coupées, mais suspendues (Cf. mon billet). Mais comme vous parliez de la gestion des fonds publics, je m’étais un peu éloignée de l’Usine.

Écrit par : Michèle Roullet | 28/11/2015

merci - certes j'y exprimais AUSSI ma colère contre le porteur de vestes à multi doublures Sami Kanaan

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 28/11/2015

Il faudrait une fois qu'une vraie politique culturelle tente une percée dans ce tiers-monde de la pensée, mais ont peut pas tout avoir, les banques qui pillent la planète et la critique culturelle, la culture est politique ou la politique devrait être culturelle, on en est très loin, sans parler des millions jetés aux cochons dans les budgets du grand théâtre, qui n'a de grand que le budget !

Écrit par : Corto | 28/11/2015

@ Corto,

Vous ne devez pas aller souvent au Grand Théâtre pour avoir un jugement si faussé de cette magnifique institution!

Écrit par : Michèle Roullet | 29/11/2015

Je suis abonné !

Écrit par : Corto | 29/11/2015

Mais je préfère sans comparaison possible faire 140 km et m'asseoir sur les banquettes du TNP qui lui dispose d'un budget bien moins coquet !

Le problème de la "culture" est qu'elle doit être vivante, ce n'est pas le cas à Genève que ce soit dans les milieux bourgeois ou alternatifs, à un autre niveau, il suffit de voir le naufrage du cinéma suisse !

En fait, ce n'est qu'un passage de la gôche fromage et pain complet à la gôche caviar, ceci excluant d'entrée toute tentative de créativité !

Chère Michèle, et si nous passions à la bibliothèque ?

Il suffit également d'observer les déversements de poubelles dès qu'un genevois vend ses livres par centaines de milliers, surtout venant de la part de sous crevure ayant financer leur tirages à 500 exemplaires, tous envoyés gratuitement à toutes les rédactions locales, je vais m'arrêter là, je risquerai de devenir désagréable !!!

bien à vous !

Écrit par : Corto | 29/11/2015

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