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10/11/2015

L'USINE...

Le conflit entre l’Usine et le canton a déboulé au municipal et déchaîné les passions à tel point que les débats ont duré une session entière (le 27 et 28 octobre 2015).

Pour rappel, le Département de la sécurité et de l’économie (DSE) a demandé à l‘Usine de se mettre en conformité légale avec ses buvettes. Réclamer à l’Usine le respect des lois n’est pas une exigence inédite. Lorsque Pierre-François Unger dirigeait le Département des affaires régionales, de l’économie et de la santé (DARES), les conflits avec l’Usine fleurissaient déjà. Des menaces d’enquête administrative et de fermeture avaient dû être brandies pour que l’Usine finisse par consentir à respecter les lois comme celles contre la fumée, la non discrimination (en 2011, un élu avait été viré de l’Usine pour son appartenance politique !) et celle en matière de bruit, en acceptant, comme le prévoit la législation fédérale, une mesure des décibels lors de ses concerts.


 

Le “nouveau” bras de fer de l’Usine avec l’Etat concerne son refus d’obtempérer à la loi sur la restauration, les débits de boissons, l’hébergement et les divertissements (LRDBHD), dont la révision entrera en vigueur le 1er janvier 2016.

Comme l’a rappelé la conseillère municipale, Madame Florence Kraft Babel, l’Usine a pu exister, grâce au libéral Claude Haegi et ses « contrats de confiance ». Maire de Genève, Conseiller d’Etat, cet humaniste a mené, dans les années 1980, une politique originale, mais respectueuse de l’Etat de droit.

Assurément, notre monde a changé. Est-ce dû à la crise économique, au principe de précaution, à la propension de poursuivre par voies judiciaires aussi bien son voisin que l’Etat ? Bref, ce climat de défiance contraint les responsables politiques à être d’une extrême vigilance dans l’exercice du pouvoir. M. Maudet, en charge du DES, dont le rôle est précisément de faire appliquer les lois, remplit son devoir de diligence en exigeant que l’Usine se mette en conformité avec la LRDBHD, d’autant plus que l’Usine est devenue le plus grand débit de boissons à Genève.

En revanche, on peut déplorer que l’Usine s’enferme dans des postures de principe, et que sa parole (même fixée sur Internet) ne pèse pas lourd ! Dans son communiqué de presse du 5 mai 2015, on peut lire : « après plus d’une année d’un blocage administratif et politique, une issue se profile ». Une convention tripartite entre l’Etat, la Ville de Genève et l’Usine est ratifiée : 

« Le 17 avril dernier, des représentant-e-s de L’Usine ont rencontré Mr Maudet et Mme Emery Torracinta. Cette rencontre a débouché sur un accord entre les parties, une entente qui permet à L’Usine de poursuivre ses activités dans un cadre légal. L’Usine a obtenu que le régime des deux autorisations (activités culturelles et débits de boissons) soit provisoirement maintenu jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la restauration, les débits de boissons, l’hébergement et les divertissements (LRDBHD). Ensuite, elle devra demander 5 autorisations distinctes pour l’exploitation de ses cinq buvettes. L’Usine sera reconnue en tant que lieu à vocation culturelle, au sens de la LRDBHD, et à ce titre est exemptée d’autorisation pour sa programmation régulière et ordinaire. L’Usine a donc dit oui à Mr Maudet : un oui de dépit » (Communiqué de presse de l’Usine, du 5 mai 2015).

Cette volte-face de l’Usine n’est pas acceptable. Comment peut-elle ratifier une convention pour la piétiner ensuite sous prétexte qu’elle l’aurait conclue par dépit ? Son attitude est pour le moins légère. Elle organise une manifestation nocturne, non autorisée, qui entraine des déprédations en ville. Elle use d’un ton guerrier qui rend tout dialogue difficile et d’un discours chargé de contradictions :

« L’Usine revendique l’autogestion et une responsabilité collective, sa structure s’affranchit des notions de hiérarchie ou de subordination. »

Ne s’autoproclame-t-elle pas un lieu “autogéré” et “autonome”, alors qu’elle est subventionnée par les fonds publics? L’Usine refuse d’obtempérer à la LRDBHD sous prétexte que ces autorisations mettent en péril son fonctionnement solidaire, collectif, unitaire et autogéré, et ne seraient que des découpages administratifs et des  “saucissonnages”. Pourtant, l’Usine ne rechigne pas à saucissonner ses demandes budgétaires afin d’optimiser ses subventions…

L’Usine, ne se claquemure-t-elle pas dans des postures idéologiques en refusant tout compromis ? Le Conseiller d’Etat, M. Maudet, n’a jamais fermé sa porte au dialogue, comme l’a finalement admis M. Kanaan à la séance du conseil municipal du 28 octobre. En effet, ce dernier a avoué qu’il s’était trompé en prétendant qu’il n’y avait plus de dialogue entre l’Usine et l’Etat puisqu’une rencontre avait eu lieu le lundi 26 octobre entre les représentants de l’Usine et ceux du DES, où une proposition constructive aurait été discutée. Il faut dire et redire que l’Etat ne veut pas fermer l’Usine ! Les esprits avertis savent que l’Usine est un lieu précieux à Genève. Des artistes y font leurs premières armes et explorent des langages artistiques. L’Usine est aussi un espace convivial où se retrouvent les jeunes et moins jeunes, les plus démunis et les moins démunis, les originaux et les moins originaux… Que l’Usine parvienne à dédramatiser sa situation, à être moins dans des oppositions systématiques ! Qu’elle puisse aussi être plus solidaire des autres enseignes genevoises, qui doivent lutter pour leur survie sans recevoir de subventions.

En définitive, le plus indécent dans le conflit avec l’Usine, se trouve moins dans l’insoumission d’une jeunesse en quête de modèles sociétaux différents, que dans les excès qu’il a entraînés au Municipal.

Un conseiller municipal, par exemple, s’est permis de traiter les jeunes de l’Usine de “sauvageons”, de “hordes de barbares”. Un élu a osé accuser le Conseiller d’Etat d’être responsable des déprédations commises lors de la manifestation de la nuit du 24 au 25 octobre, en prétendant que : « les commanditaires de cette casse ne sont pas à chercher dans le rue et dans l’Usine, mais du côté de Maudet ». Une élue, emportée par sa diatribe, annonce qu’on «assiste à la mort de la culture par une phrase qui a été répétée : “la loi c’est la loi” ! », que la LRDBHD, hygiéniste et cantonale, n’aurait pas à être utilisée dans les décisions municipales, car : « est-ce qu’on est un parlement politique ou est-ce qu’on est juste des animaux domestiqués de la politique du canton ? » Toutefois, la palme de l’outrecuidance revient certainement à deux magistrats de la Ville de Genève : M. Sami Kanaan et Mme Sandrine Salerno.

Dès le mardi, M. Kanaan a jeté de l’huile sur le feu en déclarant que l’Etat ne doit pas adopter une attitude répressive, qui exacerbe les violences. Il a ensuite évoqué les scènes de violence à Zürich (dans les années 1990, Zürich était devenue la capitale européenne de la drogue). Non seulement on peut reprocher à M. Kanaan son anachronisme, mais aussi se demander si lancer des menaces pour plaider le droit de l’Usine de contourner la loi est vraiment digne d’un magistrat…

Puis, M. Kanaan, sans percevoir de contradiction entre sa proposition et son attitude, a offert de devenir le médiateur : « l’Usine m’a sollicité, mais le canton n’a fait aucune démarche. » Toujours avec la même délicatesse, il a déclaré que nous sommes face à un conflit administratif entre l’Usine et le canton, car : « un département cantonal qui applique la loi, c’est un conflit avant tout administratif…» ! Entre ces propos et ceux du lendemain, M. Kanaan mérite certainement de recevoir le grand prix du Maire de Champignac, comme vous pouvez en juger :

« Je veux bien m’engager pour initier des démarches qui permettent d’aboutir à des solutions positives […] mais moi, je ne suis pas le magistrat responsable de ce dossier. Celui qui est responsable en Ville de l’application de la LRDBH, c’est M. Barazzone. Je veux bien faire le médiateur, mais faut pas m’envoyer dans des dossiers qui ne sont pas de mon ressort. » (propos de M. Kanaan, tenus le mercredi 28 octobre)

Quant à Mme Salerno, ses propos sont tout aussi édifiants ! Une fois encore, notre magistrate (en charge des finances en Ville de Genève) nous a servi sa logorrhée contre les riches, les discriminations et les injustices qui justifieraient l’insubordination de l’Usine. En effet, pour la magistrate socialiste, en suivant sa logique, les lois n’auraient pas à être toujours respectées puisque :

« Ce sont les députés qui font les lois. Elles sont le fait des hommes et des femmes, appliquées par des femmes et des hommes […] Les lois ne nous donnent pas à toutes et à tous les mêmes opportunités. Débattons sur les lois fiscales ! Les lois fiscales, les avantages fiscaux, ne traitent pas les contribuables de la même façon. On n’a pas les mêmes statuts, les mêmes droits selon par exemple l’orientation sexuelle. Donc la loi est bien imparfaite. »

On connaissait la propension des socialistes à concocter ou à soutenir des initiatives au mépris de la loi. Pour rappel, l’initiative d’un impôt fédéral sur les successions et les donations, soutenue par les Socialistes, bafouait le principe de non-rétroactivité, inscrit dans notre Constitution. En relativisant la loi, Mme Salerno va encore plus loin. Elle affiche un mépris de notre Etat de droit et son corollaire : notre démocratie. Qu’on se le dise, et qu’on se le rappelle…

 

 

 

 

18:08 Publié dans Actualités, Genève, politique | Lien permanent | Commentaires (13) | |  Facebook | | |

Commentaires

"M. Kanaan a jeté de l’huile sur le feu en déclarant que l’Etat ne doit pas adopter une attitude répressive, qui exacerbe les violences."

Il a jeté de l'huile sur le feu en appelant au compromis. C'est un dangereux jusqu'au-boutiste

Écrit par : Plouf Ploufovitch | 10/11/2015

Merci Madame. Très bien dit!

Les Socialistes ont une morale et des principes à géométrie variable: Ils sont pour la loi SEULEMENT quand elle leur convient et contre les privilèges SEULEMENT quand ils ne sont pas pour eux.

En effet MALGRE SON SLOGAN MENTEUR:
"POUR TOUTES ET TOUS SANS PRIVILIEGES"
le Parti Socialiste est prêt à accorder tous les privilèges possibles à l'Usine même si cette dernière est hors la loi!

Mais pourquoi s’en étonner quand c’est là la manière de faire habituelle des socialistes? Mme SALERNO affirme que la loi est bien imparfaite et qu’ “On n’a pas les mêmes statuts, les mêmes droits.” En effet, comme les quelques exemples suivants le démontrent très bien, les lecteurs verront que pour obtenir des privilèges, il faut être socialiste ou vert:

-Que dire de l'affaire BORIS DRAHUSAK? Mr Drahusak, MEMBRE DES VERTS fut nommé au poste de directeur des ressources humaines de la ville de Genève en juin 2011, grâce aux agissements (un euphémisme pour dire "magouilles") de sa copine socialiste SANDRINE SALERNO (laquelle est aussi la marraine de la fille de M. Drahusak) sans qu'il n'ait les qualifications nécessaires. En effet la Cour des comptes a relevé que «l’expérience et la formation professionnelle [de Boris Drahusak] ne correspondaient pas aux exigences du poste». Sous la pression il a dû démissionner et renoncer au parachute doré de 150 000 francs, que lui réservait SALERNO.

N'est-ce pas là un PRIVILEGE doublé d’une malhonnêteté?

-ET l'affaire VALERIE GARBANI? Le 15 mars 2009, Mme Garbani, MEMBRE DU PS et alcoolique notoire (ce qui lui a d’ailleurs valu le surnom de VALERIE BACARDI), doit démissionner du conseil communal de la ville de Neuchâtel, suite à son interpellation par la police la veille après un nouvel esclandre dans une boîte de nuit de Neuchâtel! Auparavant, elle avait déjà été condamnée pour insultes et menaces contre deux agents de police. Mais, comme par magie, dès le 7 octobre 2009, la presse annonce que Valérie Garbani a été engagée à partir du 1er novembre 2009 par la commune de Genève comme juriste de la Gérance immobilière municipale. La conseillère administrative SANDRINE SALERNO, responsable du Département des finances et du logement et également socialiste, dénie publiquement toute complaisance partisane dans la décision d'engagement!!! Quand on sait comment Mme SALERNO agit avec ses amis, on va la croire sur parole, n'est-ce pas?

Voilà encore un autre PRIVILEGE doublé d’une malhonnêteté?

-Et que dire de l'affaire VERONIQUE PüRRO? Mme PüRRO, MEMBRE DU PS, fut recalée à l'élection du gouvernement genevois, le 15 novembre 2009, mais elle aussi s'est retrouvée tout de suite promue directrice du réseau des Bibliothèques municipales de la Ville de Genève, une fois de plus, par sa copine socialiste SANDRINE SALERNO sans que Mme PURRO ne connaisse quoi que ce soit à la gestion de bibliothèques! En effet Mme PüRRO de par sa formation est hygiéniste dentaire et titulaire d'une licence en sciences politiques, deux domaines bien éloignés du sujet! On ne va pas me faire croire qu'il n'y avait pas qqn de plus qualifié pour ce poste! Bien sûr que oui et le poste en question avait bel et bien été mis au concours, MAIS le candidat retenu par le collège des magistrats dont SALERNO faisait partie a été éjecté pour faire place à l’imcompétente PüRRO!

Et encore un PRIVILEGE doublé d’une malhonnêteté!

Et je n'ai pas parlé de TOUS LES PRIVILEGES que Mme SALERNO s'acorde à elle-même. En voici un tout petit échantillon:

-En 2011, Mme SALERNO a utilise un tout ménage des SIG, payé par les impôts des citoyens, pour faire sa propre auto-promotion lors des élections.

-Elle a régulièrement utilisé une voiture et un chauffeur de service PAYéS par l'Etat, donc par nos impôts, pour faire conduire et chercher ses enfants à l'école.

-En 2010-211, elle a utilisé un employé de l'Etat (et donc payé par nous) qui était sous ses ordres pour poster des messages dans les médias sur internet en vue de dénigrer ses adversaires politiques.

-La même année, on se souvient du chargé de communication licencié pour avoir refusé de travailler pour sa campagne en 2010-11. Bref, une fois de plus elle voulait faire travailler un employé de l’Etat (payé par nous) pour faire sa promotion personelle!!!

Et tout ceci n'est qu'un tout petit échantillon, car la liste et très longue et je pourrais vous en dire tout autant de Mr. Kanaan!

Certains objecteront que le copinage existe dans tous les partis et ils auront raison MAIS la très grande différence réside dans le fait que les autres partis ne donnent pas des cours de morale aux autres comme le fait le PS à longueur d’année (entre deux crachats dans la soupe)! A ce sujet voir l’excellente contribution suivante:
http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2015/10/25/la-gauche-la-morale-l-imitation-des-clercs-271250.html
Si donc l’on ose prendre comme slogan politique:
“POUR TOUTES ET TOUS SANS PRIVILEGES”
la décence voudrait que l’on soit les premiers à donner l’exemple, ce qui est totalement le contraire de ce que font les Socialistes, et le cas de l’Usine, n’est qu’un exemple de plus à ajouter à liste de PRIVILEGES accordés par les Socialistes à tous ceux qui sont de leur bord. Ils devraient donc réviser leur slogan, comme suit:
“POUR TOUTES ET TOUS SANS PRIVILEGES, A MOINS QUE NE VOUS NE SOYEZ SOCIALISTES”

Quant à moi, avec mon petit magasin, j'ai très souvent de la peine à boucler le mois, mais je ne touche n’ai ni allocations, ni filet de sécurité, ni privilèges, ni combines: RIEN de RIEN! Et je ne vous parle pas des frais de remise en état de ma vitrine rayée et taguée par les amis de monsieur Kanaan ... les crapules de l'Usine! C'est tout simplement dégoûtant!

Écrit par : Jean Laurent | 11/11/2015

pour rappel,
Sami Kanaan EST l'élu-signataire des conventions de subventionnements passées avec HEADFUN et le PTR : les 2 associations-chapeau responsables de l'ensemble "Usine"


En fait, ce que veut masquer ce chaos fabriqué par les bénéficiaires :

les bénéfices des débits de boisson -les plus importants de Suisse romande, sont (pour l'instant encore) hors contrôles


Ou comment ce gneûvois verts-PS continue de se la joueer à la française



http://www.ville-geneve.ch/fileadmin/public/Departement_3/Rapports/argent_public/convention-headfun-2015-2018-ville-geneve.pdf
http://www.ville-geneve.ch/fileadmin/public/Departement_3/Rapports/argent_public/convention-PTR-2015-2018.pdf

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 11/11/2015

@ Jean Laurent,

J’ai mis en ligne votre long commentaire sans le couper, car vous évoquez des “affaires” connues, relayées dans les médias.
Assurément, les socialistes sont les champions du copinage. Et j’aurais pu allonger la liste de vos exemples.
En revanche, je serais plus compréhensive pour l’engagement par Mme Salerno du juriste de Neuchâtel. Les compétences de cette femme semblent ne pas être mises en doute. En revanche, cette juriste a(avait) une réelle addiction à l’alcool, qui l’amenait à des conduites inacceptables. Eloigner cette personne du lieu où elle avait eu des démêlées avec la police pour lui redonner une chance ne me semble pas tout à fait scandaleux. La compassion (qui n’est pas du laxisme !) ne va-t-elle pas de pair avec la civilisation ?

Écrit par : Michèle Roullet | 11/11/2015

Jean Laurent: lisez les articles des 2 conventions Headfun+PTR (liens ci-dessus) signées par Sami Kanaan & responsables de l'Usine

vous et les commerçants impactés devraient s'associer pour recourir afin d'exiger de la ville, selon ces conventions,

le remboursement des déprédations causées dans le voisinage par manifestation de l'Usine, interdite: ces responsabilités tombent sous celle des signataires responsables de l'USINE

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 11/11/2015

Jean-Laurent, vous méconnaissez ce dont vous parlez

juste pour souligner le point de vue d'1 vieux CH non binational aux rejetons en colère: votre compile d'infos diverses,
n'est que du copié-collé de traitement dans les médias, ne tacle aucunement le fonds des questions préoccupantes - z'êtes bien loin des corruptions cristallisées dans nos fonctionnements & systèmes judiciaires de notre pays

où les genevois sont -entre autres- concernés par les crises du non-emploi des jeunes et du licenciement sans autre des seniors compétents, du logement et de la gestion transport par systèmes français plus que non-appropriés

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 11/11/2015

(Suite) Remboursement des déprédations, troubles du voisinage produits par l'Usine

==> de facto conduisant à l'obligation en responsabilité de HEADFUN+ PTR, & remboursements selon ces conventions

==> Motion déposée par Eric Bertinat & groupe (si je ne m'abuse) pour exiger

- la suspension des subventions versées par Ville-de-Genève, jusqu'à remboursement des déprédations causées, par les bénéficiaires des cds de l'Usine

- ou le versement des subventions tranche 2015-2016, seulement après déduction des dédommagements aux commerçants pour les déprédations & dégâts causés par les manifestations de l'Usine,

OR, faut savoir que CELA ne serait QUE l'application de ces conventions, bref du droit: donc normalement, pas besoin de motion!


Que ce passe-t-il donc à PIOGRE, quand un élu signataire de ces droits & obligations, Sami Kannan,

fait plusieurs appels aux citoyens dans les médias et AVANT ELECTIONS*

- au non-respect de l'état de droit
dont il est membre ? pour lequel il a prêté serment?
*(TV, x articles blog + TdG)

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 11/11/2015

Chère Madame,

Merci d'avoir mis mon long commentaire en ligne sans le couper.

Pour ce qui est du cas Garbani, je pourrais tout à fait comprendre votre argument de compassion, mais il vous faut d'abord répondre à la question suivante:

Madame Salerno aurait-elle fait engager Mme Garbani si cette dernière avait été membre d'un parti de droite, comme l'UDC ou même le PLR? Lui aurait-elle redonné une chance par compassion?

Malheureusement, à n'en pas douter la réponse est non!

Donc il s'agit de simple favoritisme et d'un privilèges CAR la VRAIE compassion vient du coeur et ne connaît ni appartenance politique ni autre critère de discrimination.

@ suisse et genevois

Merci de vos commentaires. Je sais bien que mes infos diverses ne sont que "du copié-collé de traitement dans les médias." Je connais encore de nombreuses magouilles du même genre et pires, mais je ne les ai pas mentionnées car elle ne sont pas connues du grand public via les médias.

Je tenais cependant à mettre en lumière l'attitude du PS qui fait tout le contraire de ce que dit son arrogant slogan tout en continuant de faire la morale aux autres!

Je serais enchanté de vous entendre sur les "corruptions cristallisées dans nos fonctionnements & systèmes judiciaires de notre pays"

Je vais consulter les liens que vous me donner!

Bonne journée à vous deux!

Écrit par : Jean Laurent | 11/11/2015

En général je vote plutôt centre-gauche voire bien à gauche suivant le sujet des scrutins mais là je ne peux m'empêcher de citer l'adage " "entre cousins et cousines (PS, Verts et Gauche dure) on se prête l'usine...

Écrit par : JMC | 12/11/2015

Bonjour,

J'ai eu la chance d'interviewer une personne de la permanence récemment. Dans votre historique du 17 avril dernier vous ne parlez pas duz fait que l'Usine a préféré lacher du leste et faire ce que vous avez décrit. Mais en échange les aides de la lotorie romande serait débloqué. Ce qui n'a pas été fait. Il y a également des problèmes de promesses faites non tenu. Tout comme une énième proposition qui émanerait de la ville qui ne correspondrai pas avec la vrai proposition. Ensuite, il y a eu une volonté de discussion qui a été tué tout bonnement dans l'Oeuf.

Maintenant pensons global. Il semblerat que cette nouvelle loi n'emmerde pas QUE l'USINE. Il est drole de voir que les juristes actuels ne prenne pas en compte l'exception existante qui a été crée. C'est une question de bon sens.

Une solution DOIT etre trouvé pour une raison simple. C'est l'établissement est un endroit ou il est possible d'y rentrer (contrairement à d'autres) les prix sont abordables.
De plus pour des jeunes artistes qui veulent s'essayer, ils n'auront jamais la chance que quelqu'un lui donne une chance. L'USINE oui. Pire encore le soutien envers cet établissement dépasse les frontières. Des directeurs d'établissements de danse soutiennent, des artistes SUISSE reconnue la soutienne aussi.
Rendez-compte que les millions mis dans le grand théatre n'ont pas vocation à créer de la culture. La culture à Genève est indépendante et l'Etat ne fait rien pour. C'est un fait et ce sera toujours comme cela.

Ce problème n'est pas socialiste car les socialistes ont depuis bien longtemps laché l'usine sur le terrain malgré vos dires. Je laisse ses faux débats de fond sous fond de récupération socialiste.

je vous dirai une chose...si on commençait par abolir les privilèges de la classe politique (comme les 25% d'augmentation des jetons de présences des députés au grand conseil). Le budget parlementaire de Genève est 5 fois plus élevé qu'à Neuchatel.

Je ne concederai un vérité...l'autogestion...par contre dire que la porte n'a jamais été fermée, après multiple témoignage ce n'est pas du tout vrai.

"« Le 17 avril dernier, des représentant-e-s de L’Usine ont rencontré Mr Maudet et Mme Emery Torracinta. Cette rencontre a débouché sur un accord entre les parties, une entente qui permet à L’Usine de poursuivre ses activités dans un cadre légal. L’Usine a obtenu que le régime des deux autorisations (activités culturelles et débits de boissons) soit provisoirement maintenu jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la restauration, les débits de boissons, l’hébergement et les divertissements (LRDBHD). Ensuite, elle devra demander 5 autorisations distinctes pour l’exploitation de ses cinq buvettes. L’Usine sera reconnue en tant que lieu à vocation culturelle, au sens de la LRDBHD, et à ce titre est exemptée d’autorisation pour sa programmation régulière et ordinaire. L’Usine a donc dit oui à Mr Maudet : un oui de dépit » (Communiqué de presse de l’Usine, du 5 mai 2015)."

Écrit par : plumenoire | 19/11/2015

@ Plumenoire,

Merci pour vos développements. Maintenant quelques commentaires à vos commentaires :
- Pour la Loterie romande, il faut savoir que ses statuts précisent très clairement qu’elle ne peut verser aucune subvention à une association qui ne serait pas en conformité avec la loi. Le déblocage de sa subvention ne dépend pas d’elle.
- Pour une loi qui “emm… ”(je reprends votre terme) beaucoup de monde, il y a toujours la possibilité de la modifier avec un référendum !
- Pour l’augmentation des jetons de présence du Grand-Conseil, ce n’est pas tout à fait une augmentation, mais plutôt un ajustement puisque ces jetons n’étaient précédemment pas imposés, et qu’ils le sont depuis 2014. Au Municipal de la Ville de Genève, les Conseillers municipaux ont acceptés que les jetons de présence ne soient pas augmentés. Leur geste amènera une diminution de 25% de leur “indemnités” (qui n’est pas un salaire !) et montre que des politiciens de milice sont prêts à participer (en payant de leur personne) à l’effort d’économie.
- Enfin, je suis d’accord avec vous. l’Usine est un tremplin précieux pour de nombreux jeunes artistes. Pour vivre, il faut aussi savoir s'adapter...

Écrit par : Michèle Roullet | 19/11/2015

"- Pour une loi qui “emm… ”(je reprends votre terme) beaucoup de monde, il y a toujours la possibilité de la modifier avec un référendum !"

je trouve pas du tout judicicieux de faire refaire des lois sans prendre en compte la situation GLOBALE et de se dire on peut tout modifier avec un réferundum. Je crois qu'il est plus judicieux de faire au mieux dès le départ.

-"Pour la Loterie romande, il faut savoir que ses statuts précisent très clairement qu’elle ne peut verser aucune subvention à une association qui ne serait pas en conformité avec la loi. Le déblocage de sa subvention ne dépend pas d’elle."

Oui sauf que le lacher de prise d'avril dernier devait justement libérer cela. la promesse n'a pas été tenue et en fait vous le saviez.

"Pour l’augmentation des jetons de présence du Grand-Conseil, ce n’est pas tout à fait une augmentation, mais plutôt un ajustement puisque ces jetons n’étaient précédemment pas imposés, et qu’ils le sont depuis 2014. Au Municipal de la Ville de Genève, les Conseillers municipaux ont acceptés que les jetons de présence ne soient pas augmentés. Leur geste amènera une diminution de 25% de leur “indemnités” (qui n’est pas un salaire !) et montre que des politiciens de milice sont prêts à participer (en payant de leur personne) à l’effort d’économie"

Alors je le sais que trop que c'est un ajustement! J'ai trouvé SCANDALEUX que ces jetons ne soit pas soumis à imposition. Non ce n'est pas un salaire...c'est de l'argent qui est en (général reversé au partis). Ceci n'enlève pas que nous avons un budget 5 fois plus élevé à Neuchatel.
Il est drole de voir votre réponse suite à cette questions. J'ai posé la question à un autre élu, siègeant au grand-conseil de droite qui a eu la descence de dire qu'il n'était pas d'accord.
Les suisses vont en avoir progessivement marre qu'une classe continue à avoir des privilèges pendant que d'autres rack.
Au final cette histoire aurait pu être réglé plus simplement. L'Histoire des 5 demandes est totalement stupide dans le fond. L'Usine ne fait pas de blanchiment d'argent, elle aide des associations essentielles sur le canton que le canton n'est même pas capable d'aider.
Je trouve les termes en marge de la loi très fort. Spécialement en vivant en Suisse en sachant que l'UBS (qui a jouer contre la Suisse avec le libor) va repayer des impots seulement maintenant.

Écrit par : plumenoire | 23/11/2015

@ plumenoire

Et bien, vous avez une belle énergie !
Le fait que les jetons des élus, largement reversés à leurs partis, n’étaient pas imposés était une vision qui n’avait rien de scandaleux. Il apparaissait absurde d’imposer des indemnités que des élus touchaient pour leur dévouement à l’Etat. Ce n’est donc pas une question de privilèges de classe. D’autres personnes d’ailleurs n’étaient pas imposées, comme les mamans de jour ! La loi a changé et ma foi, les élus ne vont pas se croire au-dessus des lois comme le fait l’Usine.
Assurément, le parlement à Genève a un budget plus élevé que les autres parlements suisses. Je m’indigne souvent que des élus prennent le Conseil municipal en otage en déboulant avec des motions ou des projets de résolution qui ne sont pas de la compétence du municipal. Mais, certains élus aiment jouer à la grenouille de La Fontaine.
Maintenant, vous avez raison, à Genève, on aime dépenser. C’est le canton qui a le plus de fonctionnaires proportionnellement au nombre de ses habitants !

Écrit par : Michèle Roullet | 23/11/2015

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