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15/06/2015

Claque pour la gauche !

Le résultat de la votation sur l’imposition des successions et donations est une claque cinglante pour le Parti Evangélique et toute la gauche qui a soutenu cette initiative : les Socialistes avec leurs camarades d’extrême gauche (Communistes, Parti du Travail, etc.) et les Verts.

 


Que cette énième défaite électorale puisse secouer cette gauche qui lasse le peuple suisse avec ses initiatives populaires, qui menacent notre économie et trahissent notre Constitution tels les principes de non rétroactivité, du fédéralisme, de l’égalité de traitement et du non-respect de l’unité de matière.

Comble de l’insoutenable légèreté de cette gauche moralisatrice et incohérente, cette initiative prétendait même imposer l’outil de travail en taxant, lors d’une succession, de 20% la valeur vénale des entreprises ! Même la France, championne des taxes et impôts, n’oserait pas imaginer un tel système aussi ruineux pour le pays.

Si on peut être soulagé que le peuple suisse ait balayé cette initiative (71% de NON), on peut tout de même s’inquiéter qu’un texte qui contrevient si manifestement à notre Constitution n’ait pas, après examen par les Chambres fédérales, été déclaré invalide et annulé !

On peut aussi s’étonner que 29% de votants aient encore accepté cette initiative dangereuse, même s’il est vrai que certains sont toujours prêts à galvauder la Constitution pour suivre aveuglément une “vision” politique. A cet égard, voici une anecdote sans commentaire…

Alors que je m’entretenais, il y a quelques jours, avec une élue socialiste sur cette initiative populaire, cette dernière m’affirma que, de toute façon, cette initiative, mal rédigée et injuste qui taxerait au même taux les descendants directs et les lointains cousins, ne sera jamais acceptée. Elle ajouta que la limite de 2 millions est trop basse, qu’il ne faudrait taxer que les grosses fortunes !

Rassurée de voir qu’une Socialiste rejette cette initiative, je la félicite pour son esprit critique. Et bien, quelle ne fut pas ma stupéfaction de l’entendre me répondre : « ah, mais non, j’ai quand même voté “OUI”, car je suis tout de même d’accord avec l’idéologie de l’initiative ! »

Comment se fait-il que la gauche, au nom de l’idée d’une société plus juste, parvienne à faire chavirer l’esprit de ses membres au point de les amener à se renier ? C’est que pour la gauche, l’Etat est nécessairement en conflit avec le particulier. L’Etat, devenant l’arme des “apparatchiks” contre les indépendants, doit prendre le plus possible aux particuliers, aux entrepreneurs et créateurs d’emplois.

Les politiciens de gauche (souvent confortablement installés dans des postes étatiques) oublient qu’un état qui chasse ses “riches” se paupérise, et que cette initiative sur les successions aurait frappé de plein fouet la classe moyenne et par ricochet toute la population à l’exception des très riches. Car, les millionnaires et milliardaires peuvent toujours se délocaliser ! L’Angleterre, l’Italie, le Portugal et bien d’autres nations (qui n’ont ni impôts sur la fortune ni sur les successions et donations) sont prêts à les accueillir…

Avec sa culture de rancœur et de culpabilité, la gauche avec ses projets (1/12, abolition du forfait fiscal, imposition des succession et donations…) démoralise et fauche l’esprit d’initiative. Or, démoraliser la population est le plus court chemin de la servitude et de la paupérisation.

Quant au Parti Evangélique, pas très chrétien ! Quel message induit son initiative ? Bouffez le plus possible et consommez d’une manière effrénée ! Pourquoi en effet épargner et penser à l’avenir si l’Etat, toujours plus obèse, m’écrase d’impôts ? Pourquoi créer une entreprise si à ma mort, mes enfants ne pourront la reprendre ? Vivons donc au jour le jour, égoïstement, et à la charge de l’Etat !

Que l’on se rappelle, lors des prochaines élections fédérales en octobre, que cette gauche bien-pensante dilapide l’argent public, confisque l’argent des contribuables et finirait par nous ruiner si nous baissons la garde.

 

13:37 Publié dans Actualités, politique | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | |

Commentaires

Excellent !!!
La gauche vogue toujours sur des principes moralisateurs et culpabilisants.
Les patrons, les riches "tous de sales profiteurs" ... et que vive la lutte des classes, sans se poser la moindre question sur les effets d'une telle démagogie sur l'économie et la vie des citoyens.
Quant au parti évangéliste créationniste leur culture "évangélique" les met déjà hors course de toute réflexion sensée.
Bien à vous et bonne journée.
M. Lambert

Écrit par : Lambert | 15/06/2015

Et si vous continuiez sur votre lancée en élargissant un peu de la Gauche à l'Etat. Les partis gouvernementaux, quelles que soient leurs inclinations, valident les structures hiérarchiques et pyramidales et contribuent à engraisser un Etat mammouth qui brime l'individu et sa créativité par un nivellement artificiel sous couvert d'égalitarisme. Le Libéral d'aujourd'hui, notamment depuis qu'ils s'est acoquiné avec le Radical, a accentué son génome républicain. Au détriment de la Liberté.

Écrit par : Pierre JENNI | 15/06/2015

Le vrai problème, en réalité, pour le citoyen, consiste à se déterminer et à choisir entre l'arrogance de la droite et le dogmatisme de la gauche.

Et franchement, je pense que certains riches n'ont pas besoin de la gauche pour se défiler. Tout le monde n'a malheureusement pas la même appréciation de la notion de création des richesses et de leur redistribution, phénomène qui conduit encore trop de citoyens à avoir le pain quotidien relativement hebdomadaire comme l'écrivait J. Prévert dans un de ses poèmes !

Écrit par : Michel Sommer | 15/06/2015

Ouahh bravo, je suis entièrement d'accord avec vous!

Écrit par : Le diplomate | 16/06/2015

Excellent blog - entièrement d'accord avec vous !

Ce qui était le plus agaçant, c'était d'entendre la "gauche caviar" défendre le texte lorsque l'un vit dans une villa surplombant le lac Léman !

Écrit par : Marie | 16/06/2015

Comme quoi, quand la gauche s'allie au christianisme, elle se casse la gueule. Les socialistes feraient mieux d'en revenir au fondamentaux : anticléricalisme, athéisme, matérialisme. Mais ils ne semblent pas prêts à entendre ce conseil.

Écrit par : Plouf | 17/06/2015

@ Plouf,

Vous savez un étendard ne donne pas une appartenance. Le nom “Parti Evangélique” s’affuble du mot “évangile”, est-il pour autant chrétien ?
Idem pour le “Parti socialiste” ! En dépit de son nom, ce parti, qui paupérise la population en défendant un Etat vorace et en voulant introduire des réformes qui se traduisent inéluctablement par des systèmes ruineux, est-il vraiment social ?

Écrit par : Michèle Roullet | 17/06/2015

Idem pour le parti Radical ; quand on y pense, ils n'ont pas des gueules spécialement radicalisées ; quand aux Libéraux: "la liberté pour moi, la responsabilité pour les autres", ça n'a jamais débouché sur beaucoup de liberté au bout du compte...

Ceci dit, parmi toutes les étiquettes bidons dont s'affublent les partis, celle du "Parti Evangélique" n'est pas la plus mensongère. Ils semblent assez chrétiens en fait, assez sincères. Cette sincérité est probablement la raison de leur insignifiance électorale.

Écrit par : Plouf | 17/06/2015

Je suis pour la pluralité des opinons et leur expression dans l'arène publique. Grâce aux diverses initiatives, nous pouvons savoir ce que les citoyens qui votent pensent d'un sujet donné.
Nous assumons collectivement les choix politiques du souverain. Je ne vois pas pourquoi des claques doivent être distribuées.
Ce n'est pas la première fois qu'on nous soumettrait des questions constitutionnellement pas tout à fait corrects.
Il est certes de bonne guerre que les vainqueurs se réjouissent de la défaite de leurs adversaires, mais pénible de devoir lire une prose agressive et pour le coup assez moralisatrice.

Quant à la question de la dénominations des partis, il y a beaucoup à dire. Que recouvrent les différentes étiquettes ? Quel parti peut se targuer d'avoir un nom qui corresponde exactement à son programme ou sa vision ? La traduction de SVP en UDC est déjà toute une histoire.
On me dira, qu'il y a des raisons historiques à cela. Eh bien, le PS a également toute une histoire.
Les socialistes ne sont plus à la hauteur ? Laissons le peuple voter et les sanctionner. Mais ensuite, il ne faut pas qu'il vienne se plaindre des conséquences de son vote.

Écrit par : Calendula | 17/06/2015

@ Plouf

En tout cas, je n’opposerais pas “liberté” et “responsabilité” puisqu’il ne peut y avoir de liberté sans responsabilité !

Écrit par : Michèle Roullet | 17/06/2015

"il ne peut y avoir de liberté sans responsabilité !"

Je dirais même plus : Chi va piano, va sano ; rien ne sert de courir, il faut partir à point ; l'habit ne fait pas le moine ; et bien entendu, un tien vaut mieux que deux tu l'auras !

Écrit par : C'est encore Plouf | 17/06/2015

@ Calendula,

Moi aussi, je suis pour la pluralité des opinions ! Mais toutes les opinions ne se valent pas. Sinon on tombe dans un relativisme absolu, le pire danger pour nos démocraties !
En politique, nous ne sommes pas dans un salon de thé. Il est nécessaire de convaincre en usant d’une rhétorique combative (qui n’est pas injurieuse !). Car, c’est l’avenir de notre société qui est en jeu.
Par conséquent, je persiste, certains partis, qui ont le chic de lancer des initiatives populaires dangereuses, qui se traduisent en systèmes ruineux avec des augmentations incessantes d’impôts (au point que ces derniers deviennent confiscatoires), démoralisent, entrainent la pauvreté et enfin incitent peut-être à la paresse. Ces partis méritent bien des claques !
Des claques au sens métaphorique, bien sûr !!!

Écrit par : Michèle Roullet | 17/06/2015

@M. Roullet,
Oui il est bien clair que certains partis, si pas tous, ont le chic de lancer des initiatives et référendums plus ou moins dangereux, mais j'ose espérer qu'ils le font en étant fidèles à des idéaux que nous pouvons approuver ou pas.

Je me souviens d'une certaine votation sur la Réforme de l'Imposition des Entreprises, où le Conseil fédéral avait estimé les "pertes" de rentrées fiscales à 933 millions. En février 2008, le référendum contre la RIE II échouait de justesse avec 49.5% de NON. Trois ans plus tard, le 14 mars 2011, le Conseil fédéral, sous la pression du Parlement, devait admettre qu’à cause de la RIE II, la Confédération, les cantons et les communes devraient compter sur des pertes fiscales de plus de 7 milliards dans les 10 ans à venir.
Je ne me souviens plus exactement qui avait lancé cette "réforme" et qui le référendum qui s'y opposait (j'imagine que c'était une instance de gauche.)
On peut en tout cas penser, que les votants ont été roulés dans la farine. Les responsables fédéraux se sont trompés de bonne foi dans leurs calculs prévisionnels ? Peut-être, mais c'est tout aussi inquiétant, que s'ils avaient sous-estimé les risques.
On peut donc malgré tout constater que les choses ne se passent pas toujours pour le mieux, lorsque la gauche perd.
Lancer des initiatives dangereuses n'est pas le seul apanage de la gauche.
La démocratie directe doit être acceptée tous azimuts.
Personnellement, je ne vote pas souvent comme la majorité de la population, et souvent je ne suis pas vraiment enchantée de devoir me prononcer(p.ex. sur les minarets, au sujet du vote par le peuple sur les traités internationaux ou sur le texte du 9 février 2014), mais je trouverais idiot de m'abstenir, parce que la question me semble mal posée ou inopportune. Leur constitutionnalité est souvent remise en cause.

J'ai la naïveté de croire que le fait que la gauche puisse poser ces "questions dangereuses ", tout comme l'UDC les siennes, c'est la preuve de toute la noblesse de notre système. Le débat politique est à ce prix-là.
Où serait le danger ? Je n'ai pas eu peur que la votation sur les successions passe, mais j'ai trouvé bien qu'on nous pose la question.
Ce pays est profondément ancré à droite, mais on a encore le droit de poser des questions de gauche, même si certains pensent que c'est une perte de temps et d'énergie.
Il est vrai que ça demande beaucoup d'abnégation de lancer des initiatives classiquement de gauche et il faut avoir quelque chose en commun avec ces jouets pour petits enfants qui s'appellent "Stehaufmännchen" en allemand et "poussah" en français ;-)))

Écrit par : Calendula | 18/06/2015

@ Calendula

Merci pour votre réflexion. La démocratie est-elle la tentation de penser ce que l’on veut, croire que le peuple a toujours raison ou doit-elle toujours avoir comme socle le respect de la loi ?
Une initiative peut proposer une modification d’une loi. Mais, une initiative, qui bafoue les principes de notre constitution, ne doit-elle pas être déclarée, par les Chambres fédérales, invalide et annulée sans consultation populaire ?

Écrit par : Michèle Roullet | 18/06/2015

@Michèle Roullet,

Dans votre réponse, je trouve beaucoup de nouvelles questions et pas vraiment de réponse à mes arguments et à ma question: la gauche a-t-elle l'exclusivité des questions dangereuses ?

Bien sûr qu'il faut le socle du respect de la loi !

Ce qui me chiffonne dans votre billet, c'est l'idée que seule la gauche aurait recours aux questions dangereuses ou illégitimes.
Je comprends qu'elles vous semblent particulièrement mauvaises et que vous les fustigiez, puisque vous vous positionnez ailleurs sur l'échiquier politique, mais l'opposition n'exclut pas une vision plus large.

Je dirais que la faute de l'arrivée de questions de gauche mal fichues sur le calendrier des votations n'incombe pas à elle, mais aux instances responsables de vérifier la constitutionnalité des objets. C'est d'ailleurs pourquoi certains milieux ont réclamé plus de sévérité dans cet examen. Corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble que cela provenait plutôt des rangs de la gauche.
Un exemple :
"8. décembre 2009 - 19:36 Berne - Micheline Calmy-Rey est pour "filtrer en amont la constitutionnalité" des initiatives populaires, afin d'"éviter d'avoir à le faire après". Elle n'est pas opposée à l'idée de confier cette tâche à une Cour constitutionnelle.
Il s'agit d'"éviter les confrontations entre l'exercice de la démocratie et le droit humanitaire", comme dans le cas de la récente votation contre les minarets, a expliqué la cheffe de la diplomatie suisse. Elle a relevé à cet égard que l'initiative de l'UDC en faveur du renvoi des criminels étrangers contrevenait elle aussi au droit international."

Pour répondre à vos premières questions : Selon moi, le peuple n'a pas raison par définition, mais les personnes qui votent, tranchent une question et leur réponse en quelque sorte "le dernier mot". Ces personnes votent selon leur conviction profonde et oui : elles ont le droit de penser ce qu'elles veulent.
Cela étant, je suis toujours effarée, que la participation ne dépasse que rarement le 40%.

Écrit par : Calendula | 19/06/2015

@ Calendula

Merci pour votre stimulante réflexion ! Vous avez raison. Les utopies politiques qui annoncent un “progrès “, mais qui appliquées virent en cauchemars ne sont pas l’apanage d’un seul bord politique.
Vous donnez des exemples bien fournis et corrects. Verser dans une vision manichéenne est une paresse de la pensée. Mon billet se focalisait sur la dernière initiative populaire qui concernait l’imposition des successions et des donations.
Condamner la gauche sans nuance serait idiot. A cet égard, j’espère rester vigilante pour ne pas verser dans de tels excès. Si la posture intellectuelle des gauchistes qui portent l’étendard du progrès avec l’arrogance de celui qui se croit le sauveur de l’humanité m’exaspère, j’ai aussi rencontré des socialistes sincères et dont la démocratie a besoin.
Et, l’arrogance aussi est particulièrement volatile et circule dans tout l’échiquier politique.
Calendula, je vous assure que si je rencontre aujourd’hui un Jean Jaurès, je lui tire mon chapeau !

Écrit par : Michèle Roullet | 20/06/2015

Il nous faudrait nous mettre à porter des chapeaux, afin de pouvoir les tirer, le moment venu !

Mais : Il faut encore attendre la venue d'un nouveau Jean Jaurès ( ou d'une Jeanne ;-))

Écrit par : Calendula | 20/06/2015

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