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02/03/2015

Une loi qui obligera les policiers à travailler en uniforme !

Parmi les améliorations qu’amènera la nouvelle loi sur la police, citons l’obligation du port de l'uniforme. Si l’habit ne fait pas le moine, l’uniforme fait le policier ! Car, l’uniforme sert de légitimation. Il donne une présence visible aux policiers et leur permet ainsi d’assurer leur action de prévention de la criminalité et de respect de l’ordre public.




De nombreux citoyens ont encore en mémoire la récente grève de l’uniforme des policiers genevois. Des amis anglais, de passage à Genève cet été, eux, s’en souviennent encore ! Ils ont été tellement atterrés de voir nos pandores barbus et en shorts ! Dépenaillés et goguenards, ces policiers ne portaient-ils pas gravement atteinte à leur profession et, plus largement, à l’image de notre beau canton ?

En tout cas, mes amis avaient trouvé l’attitude des policiers irrespectueuse. Ils comprenaient d'autant moins cette démarche revendicatrice que, pour eux, la Suisse est un pays où l'on peut exprimer ses revendications par les instruments de démocratie directe plutôt que par des grèves “à la française”.

Je voterai donc oui à la nouvelle loi sur la police, qui dépoussière l’ancienne loi de 1957 devenue obsolète, dispose d’une structure plus moderne, amène de la souplesse dans les effectifs en les adaptant aux besoins de la population et des améliorations dont l’obligation pour les policiers de porter l’uniforme avec le numéro du matricule.

 

21:08 Publié dans Actualités, Genève, politique | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook | | |

Commentaires

Ouha avec ce genre d'argumentation il est sûr que vous allez ralier beaucoup de monde à votre cause.

Écrit par : Davide | 03/03/2015

Il faut comprendre qu'une loi, quelle qu'elle soit, qui est massivement refusée par les principaux concernés ne pourra évidemment pas fonctionner. Au contraire, il faudra remettre l'ouvrage sur le métier à court terme.
Nous subissons aussi l'arrogance de nos députés et magistrats qui veulent dresser une corporation sans tenir compte des remarques des professionnels sur le terrain dans le domaine du taxi. Une nouvelle loi tous les six ans, jamais appliquée en raison du manque de ressources mais surtout parce qu'elles ne tiennent jamais compte des expériences du terrain.
Oui, la loi doit être rénovée, oui les agents doivent garder l'uniforme, oui et oui et oui, mais la police ne dit pas non elle demande juste quelques ajustements et nos élus font la sourde oreille. Dommage, c'est un fiasco programmé !

Écrit par : Pierre Jenni | 03/03/2015

@ Davide

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur la nouvelle loi sur la police ! Mon billet ne s’empare que de quelques éléments (« parmi les améliorations qu’amènera la nouvelle loi sur la police »). L’adaptation des effectifs de la police aux besoins de la population (avec la loi de 1957, l’effectif est plafonné à 350 personnes, indépendamment du nombre d’habitants à Genève !!!), le port de l’uniforme et du numéro de matricule vous paraissent-ils si dérisoires ?

Écrit par : Michèle Roullet | 03/03/2015

Oui c'est dérisoires car les attentes de la population sont autres. On est en train de créer une armée mexicaine avec une quantité énorme de chef. Malheureusement comme on le sait déjà ce ne sont pas eux qui vont aller sur le terrain au contact des gens...

Écrit par : Davide | 03/03/2015

@ Davide,

Il faut toujours être prudent lorsque l’on prétend parler au nom de la population. Le verdict viendra prochainement dans les urnes !
Quant à l’armée mexicaine, je n’en ai pas entendu parler. Je n’ai pas non plus compris qui vous incriminez avec votre phrase : « comme on le sait déjà ce ne sont pas eux qui vont aller sur le terrain au contact des gens... ». A qui pensez-vous avec le pronom “eux” ?

Écrit par : Michèle Roullet | 03/03/2015

Bonjour,

Votre billet me fait réagir dans le sens où je vois l'expression d'un mécontentement. Je vois également que la solution qui a été utilisée ne vous a pas plu. Je souhaiterai que vous disiez maintenant par quels moyens il est possible pour un policier d'exprimer son ras-le-bol? Visiblement, vous avec quelques connaissances.

Écrit par : Frédéric Papaux | 04/03/2015

@ Frédéric Papaux,

Merci pour votre message.
Il est possible en Suisse d'exprimer son mécontentement ou ses revendications par les voies légales que nous offre notre démocratie. Le référendum en est un! A cet égard, n'oublions pas que le vote du 8 mars dérive d'un référendum, et que la population tranchera en rejetant ou en acceptant cette nouvelle loi sur la police.

Écrit par : Michèle Roullet | 04/03/2015

J'entends bien votre argument. mais pensez-vous réaliste d'attendre à chaque fois le temps de rédaction d'une loi, son examination au parlement puis un éventuel référendum avant d'entamer des discussions? Notre pays est un pays de consensus. Nous évitons autant que faire se peut des batailles oratoires telles qu'on en voit pour le 8 mars. Nous savons tous que dans n'importe quel métier, le travailleur détient une partie de la solution. Et que de vouloir lui imposer des solutions visiblement mauvaises, inutiles voire dangereuses n'importera jamais une amélioration.
Vous même pouvez décider, fasse à un mur refusant toute argumentation, de faire front avec vos collègues et stopper le travail. Les policiers ne le peuvent pas. Hors donc, je vous redemande, quels autres moyens existent-ils pour une corporation soumis à l'obligation de servir de faire entendre sa voix lorsque sa hiérarchie lui refuse la parole?

Écrit par : Frédéric Papaux | 04/03/2015

A part l'uniforme n'oubliez pas le numéro matricule qui permetra à tout un chacun de connaître le nom et l'adresse du gendarme qui finira comme le douanier tessinois et sa famille il y a quelques années pas se faire assassiner !

Écrit par : Octave Vairgebel | 04/03/2015

@ Frédéric Papaux,

Evidemment, vous avez raison, le référendum est une ultime démarche ! Avant tout, il faut privilégier le dialogue. Je ne crois pas que la nouvelle loi sur la police ait été édifiée dans des bureaux sans discussion avec la police. On dit même que le syndicat de la police a largement contribué à la mouture de cette loi.
Enfin, il est tout de même indispensable de dépoussiérer une loi de 1957, qui ne correspond plus à notre monde actuel et ses nouvelles formes de criminalité.
Cette nouvelle loi apporte de nombreux points positifs : davantage de présence policière sur le terrain, cinq services distincts, plus opérationnels, des promotions et une création de distinction pour les policiers méritants, le maintien des acquis sociaux, l’introduction de la vidéosurveillance dans les postes de police (qui protège, ne l’oublions pas, en premier les policiers de criminels menteurs et manipulateurs : on se souvient de ce gardien de prison, accusé à tort d’avoir frappé un prisonnier qui s’était jeté contre les murs se blessant gravement au point de rester handicapé !), la possibilité pour les policier à temps partiel de grimper dans la hiérarchie…
Bref, il semble que ce retournement contre cette loi d’une partie de la police soit plutôt lié à une crise du président du syndicat de la police, caractère fort, qui a collaboré avec M. Maudet, et qui veut peut-être faire lui-même la loi !
Cette levée de bouclier semble ne pas avoir de lien avec la nouvelle loi sur la police, mais venir de craintes et d’incertitudes liées au projet SCORE (projet d’une nouvelle politique salariale des fonctionnaires). Ce nouveau système de rémunération toucherait tous les fonctionnaires (réévaluant certains fonctionnaires en les augmentant, d’autres en les diminuant). C’est sans doute de là que vient le mécontentement et l’incertitude des policiers.

Écrit par : Michèle Roullet | 04/03/2015

@ Octave Vairgebel

Le numéro de matricule est aussi une protection pour le citoyen ! Maintenant, ces données doivent rester inaccessibles pour le commun des mortels. Si les criminels pouvaient avoir accès à toutes nos données bancaires, fiscales, médicales… nous serions vraiment en danger !

Écrit par : Michèle Roullet | 04/03/2015

Vous voulez savoir à qui vous parlez lorsque vous vous adressez à un policier? Cela paraît logique. Connaissez-vous un seul policier qui ait jamais refusé de le donner ce fameux matricule? Vous avez besoin que cela soit inscrit dans une loi pour vous permettre d'être plus tranquille? Soit. Et franchement on vous fait croire qu'il s'agit d'une avancée alors que non. Et en disant cela vous vous mettez du côté des gens qui n'ont pas confiance en leur police. Vous a-t-elle mal servie? N'a-t-elle jamais profiter de vous? Le jour où vous aurez besoin d'être protégée de la police, je vous conseille de changer de pays. Rassurez-vous cela n'est pas près d'arriver. Le policier suisse connaît son devoir et les raisons qui font de lui un gardien de notre société. J'ai par contre remarqué qu'il n'accepte pas d'être suspecté en toute occasion, poursuivi par chaque citoyen à qui il déplaît. Un policier n'est pas un Dieu parfait dispensant une justice équitable pour tous. La police ne peut pas prendre du temps pour s'adjuger chaque voix, la police, elle, au contraire de vous, fait confiance au citoyen pour faire le bon choix le 8 mars.

Écrit par : Frédéric Papaux | 04/03/2015

"Cette nouvelle loi apporte de nombreux points positifs"
Je n'ai pas lu les même informations que vous et c'est pour ça que je vais voter non. Oui, une nouvelle loi doit être faite. Une loi claire et précise qui apportera des innovations, ce n'est pas le cas de celle-ci. Arguments:

"davantage de présence policière sur le terrain"
Pardonnez-moi mais cela fait 15 ans que le budget permet d'engager 250 policiers de plus, mais même si beaucoup se proposent, il y a peu d'élu. Je le comprends, je ne souhaiterais pas qu'on accepte le premier venu. Il n'y a pas assez de qualité pour fournir le nombre requis. C'est aussi simple que cela. Demandez aux "mercenaires" de la police (Vaudois, Fribourgeois, Valaisans,...)

"cinq services distincts"
Certains services en silo à l'Etat reviennent en arrière pour plus de synergie. Qui croire?

"plus opérationnels"
Par rapport à quoi? M. Maudet a choisi de faire confiance à la base en début de législature et les outils mis en place permettent aujourd'hui d'afficher une baisse de la criminalité. Pourquoi changer?

"des promotions et une création de distinction pour les policiers méritants"
Cela ressemble un peu à une tape sur l'épaule officielle. J'ai déjà vu que des policiers était cité pour bravoure par le conseil d'Etat. Cela existe donc déjà.

"le maintien des acquis sociaux"
de manière transitoires, relisez le texte. Je sais cela est fastidieux mais permet de savoir de quoi l'on parle.

"l’introduction de la vidéosurveillance dans les postes de police"
Cela existe déjà. Ils ont tous des caméras. Demandez à visiter les postes. Cela est enrichissant.

"la possibilité pour les policier à temps partiel de grimper dans la hiérarchie"
Cela doit être améliorer effectivement. Mais cela ne dépend pas de la LPol mais de la loi sur le personnel administratif. Mauvaise cible, en mélangeant on crée des doublons difficile à changer ensuite.

En espérant vous avoir apporté des informations pertinentes.

Salutations

Écrit par : Frédéric Papaux | 04/03/2015

@ Monsieur Papaux,

Je vous assure que j'ai confiance en la police ! Je ne crois pas que le port du matricule doive être interprété comme un signe de méfiance ou de mépris. Je ne crois pas non plus que le policier soit celui qui dispense la justice (il y a des juges pour cela). Il est là plutôt pour protéger, servir, assurer la prévention de la criminalité et faire respecter l’ordre.

Aujourd’hui, il y avait la prestation de nouveaux policiers. La vieille ville était bouclée avec des policiers en fonction vers le Bourg-de-Four. J’ai pu longuement discuter avec un policier. Ce que je retire de cet échange fort cordial, c’est que c’est davantage le projet SCORE (nouveau système, à l’étude, sur la rémunération des traitements des fonctionnaires) qui semble inquiéter les policiers plutôt que cette nouvelle loi sur la police.

Avec mes meilleures salutations aussi !

Écrit par : Michèle Roullet | 04/03/2015

Juste pour rappel, voici la déclaration des syndicats policiers devant la commission parlementaire du Grand Conseil sur la LPol :

Les syndicats sont parfaitement conscients que la police a maintenant l’obligation d’évoluer et de s’adapter. Ils tiennent donc à faire aboutir la réforme de Police 2015 et cela oblige à bâtir dès maintenant la police de demain (p.21 http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11228A.pdf).

Les syndicats policiers n'ont aucune crédibilité pour critiquer une loi qu'ils ont soutenues devant le Grand Conseil. Ils montrent aujourd'hui ce qu'ils sont réellement, une annexe du Mouvement Citoyen Genevois. Tout le reste n'est que bla bla syndical avec une corporation qui doit se souvenir qu'elle est là pour obéir au pouvoir politique et aux autorités élues par le peuple.

A ce propos,lisez l'article du Temps à ce sujet, c'est édifiant : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9f2701c4-c298-11e4-a445-d520cd1a7313/Ces_agents_qui_soutiennent_discr%C3%A8tement_la_loi_sur_la_police

Écrit par : Libéral | 04/03/2015

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