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22/01/2015

Roger Deneys le Censeur qui n’aime pas les censeurs !

En fin d’année 2014, au terme d’un débat fleuve, le Grand Conseil genevois est parvenu à voter le budget 2015. L’exercice ne s’est pas fait sans tension, grogne et controverse dans lesquelles s’est retrouvé le clivage habituel des postures politiciennes.


Pour la droite, Genève vit au-dessus de ses moyens, creusant inexorablement sa dette. Or, avec la réforme de l’imposition des entreprises, l’impact de la votation du 9 février et le ralentissement de l’économie mondiale, Genève a d’énormes défis à relever et doit absolument maîtriser ses finances.

Pour la gauche, encline à distribuer généreusement l’argent public, la dette n’est jamais un problème, car il suffit de prendre l’argent aux riches et à la classe moyenne en augmentant les impôts.

Ces perceptions sociétales antinomiques font la diversité d’un parlement et témoignent de la pluralité d’opinions de notre démocratie.

Le jeu politique veut que les sujets étudiés en commissions soient renvoyés en séances plénières du Grand Conseil où les députés les votent.

Seulement voilà, certains députés, dont le socialiste Roger Deneys, ne respectent pas ces règles démocratiques élémentaires et gémissent sur le résultat des votes, taxant même le député, rapporteur de majorité de développer un « inquiétant point de vue rhétorique » et d’être un « multirécidiviste » !

En effet, dans son billet « Budget 2015 : la liberté d’expression des artistes menacée par le PLR. Qu’en pensent les banquiers privés genevois ? », Roger Deneys évoque un « risque avéré de dérive totalitaire ». Pour lui, une coupe de 500'000 francs sur la subvention aux compagnies indépendantes serait une rétorsion liée aux prises de position, adoptées par des artistes contre les forfaits fiscaux. Aussi s’indigne-t-il et appelle-t-il à la prise de conscience. « Il ne faut pas sous-estimer la portée inquiétante d’un tel vote car il menace directement la liberté d'expression des artistes. »

Enfin, toujours dans une grande autosatisfaction, l’homme ne craint ni le ridicule ni le comique des idées. Et, c’est apparemment sans la moindre ironie que ce député de gauche brandit la menace « du retour de la propagande officielle du régime » !

Ce chantre de la liberté d’expression clame la bouche en cœur : « comment peut-on, si on tient à la liberté, vouloir réprimer celle de ceux qui ne pensent pas forcément comme nous mais qui l’expriment pourtant dans le respect des règles du débat démocratique ? »

Pourtant, ce donneur de leçon a d’étranges pratiques et n’hésite pas à censurer les commentaires qui expriment un désaccord avec ses propos ou qui l’exhortent simplement à amener quelques précisions à ses affirmations.
Je me permets de vous soumettre le commentaire que j’avais apporté au billet de monsieur Deneys qui n’a pas jugé bon de le mettre en ligne, censurant ainsi mon propos. Voici donc mon commentaire sans la moindre modification :

« Votre billet adopte un ton extrêmement désagréable ! Vous accusez un député de “mener le bal contre la liberté d’expression des artistes” alors qu’il semble n’être que le rapporteur de majorité d’un objet traité au sein de la commission des finances. Votre propos est donc malhonnête !
Ensuite j’aimerais que vous indiquiez clairement quelle est la troupe qui aurait joué une pièce (et laquelle ?) qui attaquait les forfaits fiscaux, et qui aurait été “punie” par une suppression ou diminution “drastique” (pour reprendre votre terme) de subventions.
Enfin “les professionnels compétents et reconnus, en particulier dans le monde associatif”, qui reçoivent des subventions de l’Etat doivent être cohérents et ne pas avoir l’outrecuidance de venir quémander une aide de l’Etat pour venir cracher contre ce même Etat. Il faut savoir que la liberté demande du courage et qu’elle a un prix.
Mais, il est vrai, tout le monde ne peut pas être un Soljenitsyne ! 
»

 

11:26 Publié dans Actualités, Genève, politique | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Facebook | | |

Commentaires

Ce pitre ne publie aucun commentaire Michèle, Pas plus que ses amis Hollenweg ou Baranova. L'histoire des commentaires modérés, c'est juste pour la déco. Déjà que son post sur l'interdiction d'autres partis politiques aurait dû lui valoir une bonne tarte à la crème sur le museau... Bien à vous.

Écrit par : Laurent Lefort | 22/01/2015

Même remarque que Monsieur Lefort, ils se disent démocrates, mais c'est un mensonge.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 22/01/2015

J'entends que nombre de compagnies ne pourraient survivre sans subvention. Cela pose une nouvelle fois la vieille question de l'indépendance de l'artiste. Lier la liberté d'expression aux subventions, comme le fait monsieur Deneys, est abusif. L'argent n'est pas le critère de la liberté. Pour cet homme de gauche, si...

Sur la liberté d'expression revendiquée mais limitée, la gauche est spécialiste. On le voit en France où la gauche continue à demander de faire taire ceux qui la dérangent.

La gauche n'a plus rien à voir avec le supposé idéal qu'elle représentait.

Écrit par : hommelibre | 22/01/2015

@Laurent Lefort L'article "l'interdiction d'autres partis politiques"

Oui, une vraie nausée !

Cette méthode a été utilisée en Pologne par l'URSS et la parti communiste pour éliminer petit à petit tous les partis politiques polonais (de l'extrême droite au centre puis modéré gauche).

C'est la technique du saucisson que veut appliquer M. Rocher Deneys...

Écrit par : PPhchappuis | 22/01/2015

J'ai tenté d'ouvrir un blog dédié aux commentaires censurés : "Gossips"
Personne ne m'a transmis de billet censuré. Je me suis donc contenté de publier les miens. La palme revient à Eric Stauffer.

Écrit par : Pierre Jenni | 22/01/2015

Oui, j'aimerais appuyer les précédents commentaires, et votre billet. J'ai été très remonté aussi contre son billet d'interdiction des partis mais bien entendu, pas de publication de mon commentaire.

La diversité des opinions est une beauté, une chance. M. Holenweg me laisse les miennes en tout cas, c'est tout à son honneur même si nous n'allons pas souvent dans le même sens, tant s'en faut.

Mais pour le coup de Deneys, abject, permettez-moi. Il fait partie des tristes politiciens polémistes genevois qui semblent tout contents lorsqu'ils arrivent à faire mousser en face. Pitoyable.

Écrit par : JDJ | 22/01/2015

Un peu fort de café !!!!!!

Écrit par : Corto | 23/01/2015

Le dernier billet de Monsieur Roger Deneys confirme le sentiment général. On ne peut faire sainement de la politique quand la haine domine ses facultés intellectuelles.

Son billet "L’ELU QUI SE VEUT FAIRE AUSSI BEAU QUE LE PRÉSIDENT" qui se veut drôle en copiant grossièrement une fable de La Fontaine transpire une HAINE très malsaine digne d'un autre temps.

Monsieur Deneys se trouve être le meilleur défenseur de celui qu'il caricature.

Président, Monsieur Stauffer aurait été peut-être plus sage... (personnellement, j'en doute...)

Veut-il jeter les indécis genevois dans les bras des partis qu'il veut interdire et installer la Chienlit à Genève ?

Écrit par : pphchappuis | 23/01/2015

@ pph chappuis

Encore naïve, j’étais sûre que M. Roger Deneys avec son billet « L’ELU QUI SE VEUT FAIRE AUSSI BEAU QUE LE PRÉSIDENT » nous offrait un autoportrait !

Écrit par : Michèle Roullet | 23/01/2015

@Michèle Roullet

C'est une solution élégante pour saisir son billet de façon positive ! Ah, l’Égo !

bien à vous

Écrit par : pphchappuis | 23/01/2015

"Ce pitre ne publie aucun commentaire Michèle, Pas plus que ses amis Hollenweg ou Baranova. "

Normal. Ils n'ont pas que ça à foutre eux... Comme certains.

Écrit par : Gerard | 23/01/2015

@ Gérard

Mettre un commentaire en ligne prend juste le temps d’un clic avec la souris ou sur le clavier de son ordinateur… L’emploi d’un temps surchargé n’est donc pas une excuse !

Écrit par : Michèle Roullet | 23/01/2015

Gérard, ils ont du temps pourtant pour écrire l'article.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 23/01/2015

Gerard, pour coller au Bescherelle, il vous aurait fallu écrire "contrairement à certains". J'dis ça, j'dis rien. Bien à vous.

Écrit par : Laurent Lefort | 23/01/2015

Les commentaires sont fermés.