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04/09/2014

Qui a dit « Les sans-dents » ?

Toute la Presse francophone commente les propos rapportés par Valérie Trierweiler au sujet de son ex amant et toujours président de la République française.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une femme blessée, qui plus est aux dents longues, sait mordre où cela fait mal !


Enfin, comme son livre cartonne et se place déjà en tête des ventes, la dame aura quelques consolations en espèces sonnantes et trébuchantes à se mettre sous la dent.

Que le pouvoir soit mêlé d’histoires ordinaires et banales, où la jalousie, les tromperies et les déchirements amoureux n’offusquent plus grand monde depuis longtemps, surtout depuis que les rois, princes et consorts revendiquent d’être des gens “normaux”, c’est une banalité.

Mais, que la Presse reprenne les propos de la dame comme étant la restitution fidèle de la vérité, c’est vraiment oublier que Valérie Trierweiler n’est pas dans le registre d’un discours descriptif qui lui donnerait une estampille de neutralité.

Non seulement elle est affectivement impliquée dans ses répliques, mais elle est aussi actrice sur la scène médiatique. En effet, comme journaliste, elle sait comment fonctionnent les médias pour tirer les ficelles d’une rhétorique rôdée qui se réclame du témoignage et de la sincérité pour mieux manipuler.

Car, suffit-il à une maîtresse (ou à un amant) de clamer :

«Tout ce que j'écris est vrai. À l'Élysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j'ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour» (in Le Figaro) ?

Beaucoup de leçons à tirer de ce vaudeville à rebondissements :

Premièrement, il ne faut jamais croire celui qui revendique d’être dans le vrai. La vérité n’appartient pas à l’émetteur, mais plutôt au récepteur. Proclamer être dans le vrai devrait même éveiller quelques soupçons.

Deuxièmement, il ne faut jamais élever sa maîtresse au rang de première dame, car les secrets d’alcôve s’accommodent mal avec la vie publique où les coups de griffe et rancœurs stimulent l’imagination et les trahisons.

Troisièmement, il apparaît que les faveurs des puissants sont peut-être particulièrement versatiles, car le pouvoir a besoin de fantaisie et de rebondissements pour durer…

Enfin, pour créer un scoop, il faut trouver le bon slogan.

À cet égard, l’expression les “Sans-dents” bien imagée risque de nourrir la Presse et les réseaux sociaux pour longtemps !

De quoi rigoler encore quelques temps ! Allez, souriez !

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12:52 Publié dans Actualités, Air du temps | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | |

Commentaires

Valérie Trierweiler n'était pas appréciée et ne fut jamais "furst lady" des Français selon le cœur. François Hollande se relèvera-t-il de quelque chose de pareil, un "brûlot" inévitablement pas impartial, d'une part, indécent, de l'autre. Une question: est-il franchement plus méchant de parler de "sans-dents" que de "sans-logis" ou domicile fixe?! Dangereuse banalisation par ce qu'habituant à tout laisser passer: SDF!

Écrit par : Myriam Kaiser | 04/09/2014

@ Myriam Kaiser

Pour les Socialistes qui s’autoproclament les défenseurs des pauvres et des laissés pour compte, l’expression “Sans-dents” est explosive ! Elle sous-entend que les pauvres, les marginaux, les chômeurs… n’ont pas droit à leur part de gâteau par un handicap congénital ou par une attitude de renoncement et de passivité.
Maintenant, je trouve que l’expression “sans-logis” est très belle. Elle nous ramène aux « Misérables » de Victor Hugo. Elle n’a toutefois aucune commune mesure avec les expressions aseptisées de notre époque qui privilégient les abréviations comme “SDF” pour n’avoir plus à s’émouvoir et à penser…

Écrit par : Michèle Roullet | 04/09/2014

"Trouver le bon slogan": vrai ou pas, ce que personne ne peut vérifier mais dont la presse se délecte, le propos de madame Trierweiler est assurément un bon coup médiatique. Je ne suis pas fan de Hollande mais sur le coup je trouve que cela fait beaucoup.

@ Myriam: indécence, oui.

Écrit par : hommelibre | 04/09/2014

Madame Roullet, Merci de m'adresser ces quelques lignes, tout d'abord. Expression sans-logis belle à lire, oui, mais... "sans logis" à vivre?


@ hommelibre: Pas fan de Hollande je partage votre sentiment. Sur le coup d'un tel indigne brûlot je suis un peu, un instant, de son côté: Hollande en tant qu'être humain.

Écrit par : Myriam Kaiser | 04/09/2014

Un homme perfide, un amant déloyal,un personnage sans coeur, à ne pas en douter, peut utiliser l'expression "Les Sans-dents"!

Écrit par : Noëlle Ribordy | 04/09/2014

@ Noëlle Ribordy,
Et bien, vous avez presque l'air de connaître ce personnage dans l'intimité pour avoir des jugement si tranchés. Entre parenthèses, pour ma part, je ne le porte nullement dans mon coeur pour ses positions politiques.

Écrit par : Michèle Roullet | 04/09/2014

Michèle Roulet,

Oui, je connais bien ce genre de personnages. Ils sont très intéressants et je les utilise dans mes romans!

Écrit par : Noëlle Ribordy | 04/09/2014

@ Noëlle Ribordy

Sauf qu'en littérature, il n'y a jamais de mensonges! Et,un bon roman narre pour notre plus grand plaisir des réalités sans verser dans la moralisation et des jugements à l'emporte-pièce!

Écrit par : Michèle Roullet | 04/09/2014

Je rajouterais, Mme Ribordy, que pour faire un roman (ou pour un acteur, jouer un personnage), il faut même aimer son personnage!

Écrit par : Michèle Roullet | 04/09/2014

@ Myriam: idem.

Écrit par : hommelibre | 04/09/2014

Michèle Roullet,

Il y a des menteurs dans la littérature, je me trompe. Et, il est difficile d'aimer tous les personnages. Certains fascinent, d'autres provoquent une aversion. Il est vrai qu'ils sont décrits sans jugement dans les bons romans.
Je pense que cela n'a pas échappé à votre perspicacité lorsque dans mon commentaire, j'ai dépeint le caractère d'un homme perfide....sans mentionner le nom de Hollande.

C'était ma façon de mettre en évidence un personnage au caractère froid et distant qui m'inspire aucune empathie et qui m'indiffère.

François Hollande est bien décrit dans le portrait qu'homme libre a fait sur lui: François Hollande, l'enfermement. Il soulève son côté psychorigide et termine par:" Il y a quelque chose qui cloche dans le comportement de Hollande".

Écrit par : Noëlle Ribordy | 04/09/2014

Merci Noëlle Ribordy pour cet échange.
Il y a en tout cas quelque chose qui cloche dans sa politique!
Mais, lorsqu'on veut trop mettre le citoyen sous le contrôle de l'Etat, on tue son esprit d'entreprise et appauvrit un pays.Et, les Socialistes peinent à comprendre cette leçon élémentaire.

Écrit par : Michèle Roullet | 04/09/2014

Je ne pleurerai jamais sur le sort de ceux qui ont trahi leur parole. Plus vite ils seront remis à leur place mieux ce sera pour tout le monde.

Écrit par : Johann | 04/09/2014

Johann, je pense qu'un humain, et a fortiori un politicien, peut infléchir son discours électoral, voire certains aspects du programme de son parti. Je trouve trop rigide de vouloir à tout prix appliquer un programme théorique conçu antérieurement et pas forcément sur le terrain. Les campagnes électorales en France sont terriblement empruntes du mythe du sauveur, après il est difficile d'appliquer tous les rêves que l'on tente d'éveiller pour se faire élire.

Mais je comprends aussi que modifier en cours de route aussi radicalement un pilier théorique d'un parti politique sème un trouble profond. Mais sur ce point le pragmatisme de Hollande me semble juste, même s'il s'y résout peut-être plus par impuissance à faire autrement que par détermination personnelle. Hollande est entré dans l'Histoire un peu malgré lui, et il abandonne l'ancien clivage qui a toujours nourri la gauche française et l'a mise en situation presque schizophrénique. Mitterrand avait réussi à surfer en partie, et à dissimuler l'asmpleur du mal intellectuel de la gauche française, qui produit aujourd'hui comme images populaires d'identification du Harlem Désir ou du Yannick Noah - soit pas la crème...

Je ne sais pas si la gauche française réussira à se convertir à un libéralisme pragmatique et à l'accompagner dans une perspective sociale, ni si elle arrivera à réinventer la gauche. Le chantier est immense et les socialistes doivent revisiter plus de 10 ans d'ancrage historique.


PS: j'ai trouvé un article de Libé et quelques extraits de textes de Gunther Anders. Intéressant, susciterait un bon débat.

Écrit par : hommelibre | 04/09/2014

Je crois que les "sans dents" ça fait clairement référence à Victor Hugo

http://lucmuller.free.fr/blog/index.php?article=1176-les-sans-dents-ou-pourquoi-estce-plus-grave-que-ce-que-l-on-nous-explique

Écrit par : Luc | 05/09/2014

@ Luc,

Je veux bien vous suivre quand vous suggérez que l’expression fait référence à Victor Hugo et aux pauvres qui, au XIXème siècle en étaient rendus à vendre leur dents pour gagner quelques sous, telle Fantine qui voulait sauver Cosette.
Mais de là à conclure que :
« Et là, la référence, pour un président de la république est, non seulement tout a fait irrespectueuse, mais totalement inadmissible. »
Vous extrapolez et jouez le rôle d’un Thénardier !

Écrit par : Michèle Roullet | 06/09/2014

Il est juste de relever qu'une maîtresse ou amante n'est pas une première dame c'est-à-dire l'épouse d'un président.
Le plus juste n'est-il pas, selon une longue tradition, rois de France, notamment, de dire concernant Trierweiler: "favorite"?! Mais, sous Louis XIV... cette femme de calomnie, médisance ou diffamation "disant vrai ou faux"! aurait connu au minimum la Bastille jusqu'à la fin de ses jours! TV française, Cdans l'air, on a entendu dire que ce titre même de première dame ne tient plus la rampe.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/09/2014

Qui ne porte pas plainte pour diffamation en demandant que les livres soient retirés de la vente, accepte d'être -le coupable. C'est le cas jusqu'à preuve du contraire.

Cela dit, lire ce bouquin c'est perdre de l'argent et son temps, un peu comme donner de l'argent aux escrocs de l'horoscope et des diseuses de bonnes aventures, ou encore acheter des bouquins religieux. Mais bon, les gens ont peine à s'instruire, s'informer sur notre monde et ses dirigeants qui pour la plupart, sont soit des ânes soit des inféodés aux rois-dieux et leurs pétrodollars. Dans tous les cas ou presque ils mentent pour accéder au pouvoir afin de bien paraître.

Le terme "sans dents" même en privé, venant d'un Président c'est très grave. Il ne veut pas partir? Soit; une majorité de français risquent bien d'écourter le mandat. Le faire partir de gré ou de force le plus tôt possible, serait une bonne formule afin que les Français donnent une autre majorité car, entre l'économie moribonde, l'islamisation rampante, l'immigration coûtant une fortune avec ses conséquences désastreuses sur la vie des citoyens, les dépenses somptueuses, les retraites qui n'augmentent pas ou baissent à cause des nouvelles charges et nouveaux impôts, les salaires qui stagnent, les éventails de revenus entre riches et pauvres qui s'étirent à n'en plus finir, ça fait beaucoup.

Ca chauffe, alors que les Français et les Européens ne voient pas le pire arriver, c'est à dire l'effondrement du système économique et social. Les syndicats, l'extrême gauche et une partie de la gauche pro-musulmans peuvent bien gesticuler, rien n'arrêtera cette partie de Français entreprenant voulant mener un nouveau combat contre l'absurdité.

Boycotter ce livre c'est faire acte de civisme. Faire un don avec cet argent pour une association de gamins malades, est un geste de belle intelligence et d'honneur.

Écrit par : Pierre NOËL | 06/09/2014

"Je ne sais pas si la gauche française réussira à se convertir à un libéralisme pragmatique et à l'accompagner dans une perspective sociale, ni si elle arrivera à réinventer la gauche."

La gauche française n'existe plus. Même valls l'a dit. Parole d'orfèvre. Et les électeurs l'ont parfaitement compris. Les députés pas encore. S'ils étaient vraiment socialistes ils voteraient la censure du gouvernement le 16 septembre prochain. Mais quand on pense d'abord à soi et à ses avantages pécuniaires et autres... La gauche ce sont des valeurs. Elles ont été trahies, comme vt a été trahie. On peut tomber amoureux, mais dans ce cas on assume. On prend ses responsabilités. On ne se complait pas dans le mensonge. Les valeurs valent aussi bien pour la vie privée que pour la vie publique. Sauf que dans la vie publique, ne plus mentir sur ses valeurs, cela veut dire démissionner. Le double discours est aussi un mensonge sur ses valeurs:

https://www.youtube.com/watch?v=7W7Ren-jeA8

A 2'20": le laïus sur les enfants centrafricains découpés serait crédible si ce petit monsieur avait mis tout en oeuvre pour que les enfants à Gaza et en Ukraine ne soient pas déchiquetés par les bombes. Or il n'a fait rien pour l'empêcher que ce soit par l'absence de sanction dans un cas ou par des sanctions dans l'autre cas. Je ne commenterai même pas le passage sur les armes chimiques en Syrie.

La vie, c'est faire des choix. Apparemment le monsieur a un problème avec les choix:

http://www.lematin.ch/people/Julie-Gayet-sans-tabou/story/17508186

(Qui déjà parlait de dignité de la fonction présidentielle? Qui ne respecte pas la dignité de la fonction présidentielle?)

Écrit par : Johann | 06/09/2014

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