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20/05/2014

Votation du 18 mai 2014 : Sœur Anne, ne vois tu rien venir...?

Responsable d’un local de vote, j’aurai ce dimanche bu le calice jusqu’à la lie en étant obligée d’attendre jusqu’à 17h qu’un agent de sécurité privé vienne chercher le matériel de vote. Cela signifie que, pour le bon fonctionnement de notre démocratie, j’ai été en faction de 9h (le responsable arrive avant l’ouverture officielle des locaux pour l’installation des lieux) jusqu’à 17 soit pendant 8 heures d’affilée. Pendant près de quatre heures j’étais à l’intérieur d’une école  pour veiller à la bonne marche des votations et effectuer les diverses tâches qui incombent au responsable d’un local de vote. Ensuite, j’ai dû pendant plus de quatre heures attendre que quelqu’un vienne chercher le matériel dans un préau où il n’y avait évidemment ni buvette ni boulangerie. J’avais toutefois la chance d’avoir un banc à l’ombre, et que ce dimanche-là la météo fût clémente…


Jusqu’à ces votations du 18 mai 2014, le transport du matériel de vote était dévolu aux policiers cantonaux qui passaient, toujours à deux, en uniforme et même armés !

A cet égard, Genève était l’un des derniers cantons à octroyer cette tâche à sa police. Transférer ce transport à une entreprise privée, en l’occurrence Protectas, est donc une réforme censée, qui peut libérer des heures précieuses de service des policiers qui ont évidemment mieux à faire pour la sécurité des citoyens à Genève que d’aller chercher des urnes scellées dans les locaux de vote !

Le dysfonctionnement de dimanche est donc à mettre soit sur l’incompétence de l’entreprise qui n’aurait pas rempli le contrat signé avec l’Etat soit sur une mauvaise communication de la Chancellerie qui n’aurait pas établi un contrat clair avec ladite entreprise.

En tout cas, le couac a été d’une telle ampleur que l’Etat doit en tirer une leçon et repenser la gestion de la relevée du matériel des locaux de vote. Après tout, comme le matériel des votations se trouve dans des boîtes scellées, on pourrait envisager que le responsable puisse amener en taxi ce matériel à Uni Mail où le dépouillement est centralisé pour se faire reconduire après avec le même taxi.

Cette idée aurait peut-être l’avantage de rendre les locaux de vote moins dépendants d’une seule entreprise.

Une chose est sûre ! L’Etat doit remettre l’ouvrage sur le métier de manière à administrer plus efficacement le transport du matériel de vote sans perdre du vue que les responsables des locaux de vote sont des volontaires qui n’ont guère envie d’être de piquet (parfois sans banc ou siège) pendant des heures attendant vainement que quelqu’un vienne…

 

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21:56 Publié dans Actualités, Humeur, politique | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | |

Commentaires

Excellente initiative ! D'ailleurs je m'étonne que l'Etat n'ait pas fait un appel d'offre pour ce type de service. Les taxis sont tous équipés de GPS qui permet de suivre en temps réel leur progression ou de retracer leur parcours.
Ils transportent les échantillons de sang pour les laboratoires le week-end et donnent pleine satisfaction.
Merci pour votre proposition.

Écrit par : Pierre Jenni | 21/05/2014

Bonne piste, mais le transport par taxi n'est pas "sécurisé" car il peut y avoir des embûches sur le parcours. Quant à la chancellerie, elle serait encore mise en cause pour dysfonctionnement comme à l'accoutumée.

Écrit par : Dominique | 21/05/2014

Dominique. Je ne savais pas que les véhicules des Sécuritas étaient sécurisés.
Qu'entendez-vous par là ?

Écrit par : Pierre Jenni | 21/05/2014

@Pierre Jenni, non et heureusement pour les votants, c'est pas de Sécuritas dont il s'agit

Au fait, l'Etat s'est-il assuré et si oui comment?
- que les salariés Protectas en charge des urnes soient capables d'assurer l'inviolabilité de leurs transports
- avec cahier des charge, éthique et rigueur professionnelles effectives que ce job requiert

ce que n'aurait jamais pu assumer le staff de Securitas composé de stagiaires, essentiellement frontaliers & autres temporaires d'origines diverses les plus floues jobbant sur appel dont au black, tout autant sous-payés que sans motivation de respect -éthiques ou horaires.

Écrit par : pierre à feu | 21/05/2014

@Pierre Jenni : le terme est peut-être mal choisi, mais par vocation une société de protection des biens, en l'occurrence Sécuritas, dispose de protocole de sécurisation établi qui semble faire défaut, aujourd'hui, aux taxis. Se pencher sur la question du moyen de transport puisque d'autres élus ont relevé le bug.

Écrit par : Dominique | 21/05/2014

@Dominique, it woz not securitas but zi ozer one, Protectas..
no esta la sociedad che se liama "securitas" ma la oltra, Protectas
das war doch nicht Securitas, sondern Protectas
coaiheéralwekhoivnc.,mm.

Écrit par : pierre à feu | 21/05/2014

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