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25/02/2014

Pénurie de logement à Genève, vraiment ?

Alors que Genève connaît une pénurie de logement sans précédent, on peine à comprendre que le Service des écoles puisse laisser inoccupés plusieurs appartements de fonction de “responsables des bâtiments solaires” (concierges).


Parmi ces logements (vides pour certains depuis 2 à 3 ans et pour d’autres depuis quelques mois), il y aurait deux appartements de 6 pièces, trois de 5 pièces et les autres seraient des 4 pièces genevois.

Actuellement, au moins neuf écoles primaires en Ville de Genève n’ont plus de concierge. Pour leur entretien, la Ville fait appel à des entreprises privées de nettoyage et de sécurité.

On sait que les responsables des bâtiments solaires subiront de plein fouet les effets de l’introduction du mercredi matin à l’école primaire, et que leur cahier des charges doit être revu.

Néanmoins, alors que tant de Genevois ne trouvent pas de logement, ne pas remplacer un concierge sous prétexte d’une redéfinition du cahier des charges et surtout laisser des appartements inoccupés, semble pour le moins ubuesque.

Maintenant, comme je ne soupçonne pas Mme Alder, magistrate en charge du Service des écoles, de laisser des logements vides en vue de spéculer sur l’immobilier, je me demande si elle voudrait supprimer la fonction de concierge d’école.

Toutefois, connaissant l’attachement de notre magistrate pour la cohésion sociale en Ville de Genève, je ne peux pas non plus imaginer qu’elle veuille brader la fonction de concierge dans les écoles.

Nul besoin en effet de rappeler qu’un concierge dans une école ne fait pas que nettoyer. Il est une personne précieuse, qui crée des liens entre le corps enseignant, les élèves et tous les autres acteurs de l’école (le parascolaire, le restaurant scolaire…).

Et, surtout, auprès des élèves, il incarne une présence qui favorise le respect et prévient les déprédations dans les locaux scolaires. C’est donc “tout bénef” de les maintenir et, pour la population genevoise, que ces appartements de fonction soient réoccupés au plus vite.

Puisse la Ville de Genève nous entendre…

19:04 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook | | |

Commentaires

C'est une très bel exemple de la gestion dite de gauche à la genevoise. Non seulement le discours est éloigné de a réalité, pourquoi faire disparaître des emplois peu qualifiés qui donneraient un travail à des personnes qui n'ont pas de qualification particulière, mais encore cette gestion est celle de tout spéculateur confirmé. On maintient vide des logements pour faire montrer la pressions sur le marché.

Mais il est le vrai que la gauche caviardo-marxiste genevoise n'en n'est pas à un paradoxe près.

Merci en tout cas d'avoir levé le lièvre.

Écrit par : Patrick Dimier | 26/02/2014

@ Patrick Dimier,

Pour précision, je ne crois pas que Mme Alder veuille supprimer les responsables de bâtiments scolaires. Toutefois, en fonction d’une redéfinition de leur cahier des charges, ces postes ne sont par repourvus.
Le gel de ces postes entraîne une inoccupation d’appartements de fonction.
Or, dans la pénurie de logement que connaît Genève, cette gestion est pour le moins discutable…
Ne peut-on pas engager un nouveau concierge en ajoutant sur son contrat un alinéa qui précise qu’avec l’introduction de l’école le mercredi matin, le cahier des charges pourrait être modifié ?
Mais non… cela paraît trop simple.
Par ailleurs, je me demande souvent si pour la gauche genevoise (lorsque l’on voit, pour la construction - même de logements sociaux - le nombre d’oppositions déposées par le magistrat M. Pagani), la crise du logement ne fait pas son beurre…

Écrit par : Michèle Roullet | 26/02/2014

Il y a vingt ans que je dis que la crise du logement est entretenue pour servir des intérêts divergents qui, sur ce sujet, deviennent convergents.

La crise entretenue du logement sert à la fois le capital qui l'utilise comme levier de hausse des prix et la gauche extrême dont c'est le meilleur fond de commerce.

Ce n'est pas un hasard si on retrouve dans ce combat tout ce que la gauche communiste compte de dinosaures. Ils ont également freiné la promotion des coopératives d'habitation qui constituent une bonne arme anti-spéculation mais qui contreviennent aux intérêts des caisses de pension publiques. C'était tout le combat des enseignants de la CIA qui ont été députés!

Pour résoudre cette question il faut une vision claire et pas opportuniste. Sacré défi à Genève!

Écrit par : Patrick Dimier | 26/02/2014

Combien d'écoles à Genève offrent un appartement au concierge ?
Je pense que ce genre de billet contribue plutôt à défendre ceux que vous combattez.
Mettre en exergue la pénurie de logements avec un tel exemple est contre-productif.
En revanche, le maintient de ces postes a du sens. Mais de grâce, ne parlez pas ici de pénurie de logements. Vous perdez tant en crédibilité !

Écrit par : Pierre Jenni | 26/02/2014

@ Pierre Jenny,

Il me semble M. Jenny que presque toutes les écoles à Genève ont un appartement de fonction.
Car, parmi les tâches du responsable des bâtiments scolaires, il y a la fermeture du bâtiment et la surveillance le soir.
Laissez ces appartements de fonctions (certains de 6 pièces, 5 pièces et 4 pièces) vides alors que Genève connaît une telle pénurie de logement me semble pour le moins discutable !

Écrit par : Michèle Roullet | 26/02/2014

Ok, mais alors vous allez avoir un gros problème lorsque vous devrez déterminer qui devrait pouvoir bénéficier de ces objets parfaitement uniques et rares. Je ne voudrais pas être celui qui trie.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/02/2014

@ Pierre Jenni,

La présence des “concierges” dans les écoles n’est pas un privilège, mais est liée à leur fonction.
Ce sont donc bien les responsables des bâtiments scolaires qui doivent occuper ces logements pour lesquels, je vous rappelle, ils paient un loyer !

Écrit par : Michèle Roullet | 26/02/2014

Monsieur Dimier, pouvez-vous donner plus de détails sur la question des coopératives d'habitations et qui de la gauche se serait opposé ou qui aurait freiné et en quoi?
Les caisses de pensions n'auraient-elles pas intérêt à développer son patrimoine en construisant?

Il est vrai qu'on aurait pu étudier les possibilités de soutiens financier et juridique, pour les familles, de créer une coopérative d'habitations.
La question de la spéculation repose le problème du foncier privé, du récent scandale d'accaparement de logements en PPE construits avec les subventions de l'état, de la contestable durée de blocage à la revente, de l'éligibilité des acquéreurs.
Et du legs aux descendants...?

Quel remède, en définitive?
Avez-vous des propositions?

Michèle,
Avec les logements dit de service dans les écoles, vous soulevez la question de qui pourrait les occuper. Vous soulevez donc le problème d'une clientèle nombreuse des partis politiques ou d'associations déjà voraces en matériel et en espace.
Il y a quarante ans, c'était les clients du Parti Radical qui les occupaient. C'était emploi de conciergerie et logement couplés. Un privilège déjà pour l'époque où la pénurie était moins dramatique. Que dire d'aujourd'hui et quelle clé d'attribution?

Ne faudrait-il pas transformer ces logements pour une autre affectation?
Dispensaire médical de quartier par exemple?

Écrit par : Beatrix | 26/02/2014

@ Beatrix,

Vous devez vous tromper de dossier ! Les appartements de fonction des concierges d’école ont toujours été liés à leur fonction et pas à des accointances politiques.
Transformer ces logements pour une autre affectation pourrait être possible. Il faudrait toutefois en étudier les répercussions.
Car, actuellement, un responsable d’un bâtiment scolaire surveille l’école, même le soir! Il doit en effet s’assurer si des associations occupent une salle le soir de la fermeture des portes.
Pour cette tâche de surveillance, la Ville devrait donc faire appel à des agences privées de sécurité !
Pas sûr que les finances de la Ville se porteraient mieux !
Surtout, comme je l’ai dit à M. Jenni, que les responsables des bâtiments scolaires paient un loyer pour leur appartement de fonction.

Écrit par : Michèle Roullet | 26/02/2014

Si je vous ai bien comprise, il faudrait mettre ces logements sur le marché ou l'inclure dans le parc immobilier de la ville en tant que appartements à louer? Vu la pénurie.

Le gel des postes à cause du budget uniquement?
Et si on rouvre ces postes, qui placer dedans. Je réitère ma question parce que je n'ai toujours pas compris le sens de votre billet.

Écrit par : Beatrix | 26/02/2014

"Surtout, comme je l’ai dit à M. Jenni, que les responsables des bâtiments scolaires paient un loyer pour leur appartement de fonction."

Vous insistez sur cet aspect. Je serais curieux de connaitre les montants payés pour ces objets exceptionnels. Spacieux et indépendants dans le bâtiment.
Je pense que les places seraient particulièrement convoitées si elles étaient disponibles sur un marché ouvert.

Mais ce n'est pas le propos de mon intervention. Je ne comprends pas ce que ces quelques objets changeraient à la situation du logement à Genève. Et donc le but de votre démarche.

Écrit par : Pierre Jenni | 26/02/2014

@ Beatrix

Et bien relisez mon billet ! A une seconde lecture vous comprendrez peut-être.
Mais si vous voulez que je mette les points sur les “i”, je reprends:
Actuellement, sous prétexte que le cahier des charges des responsables des bâtiments scolaires doit être redéfini, ceux qui ont pris leur retraite ne sont pas remplacés. Pendant ce temps, ce sont des agences de nettoyage et de sécurité qui s’occupent de ces écoles et les appartements de fonction restent inoccupés !

Écrit par : Michèle Roullet | 27/02/2014

@ Pierre Jenni

Effectivement, M. Jenni, je vous approuve, ce n’est pas une dizaine d’appartements qui changerait la situation du logement à Genève !

Genève doit construire des logements, surélever des immeubles et faire aboutir le plus vite possible de grands projets comme le PAV.

Toutefois, avouez que dans cette situation si tendue pour le logement, la Ville ne devrait pas laisser des appartements vides, sauf s’ils sont en attente d’une transformation ou d’une rénovation. Mais arguer d’un changement d’un cahier des charges des responsables des bâtiments scolaires me paraît vraiment léger et inacceptable.

Écrit par : Michèle Roullet | 27/02/2014

Michèle, Merci de répéter ces précision. Mais ce n'est toujours pas clair.

vous dites "On sait que les responsables des bâtiments solaires subiront de plein fouet les effets de l’introduction du mercredi matin à l’école primaire, et que leur cahier des charges doit être revu."
et au dernier post " Mais arguer d’un changement d’un cahier des charges des responsables des bâtiments scolaires me paraît vraiment léger et inacceptable."

En effet, cette argumentation est décousue et incompréhensible. C'est comme si on disait qu'une restructuration du personnel de nettoyage de l'école, justifie qu'on mette les gosses en vacance pendant ce temps là.

On aurait pu engager de nouveaux concierges en attendant, à moins que le cahier des charges de la conciergerie en incombe aux responsables des bâtiments scolaires de le revoir.

Quelque chose m'échappe. Une absurdité peut-être.

Écrit par : Beatrix | 27/02/2014

@ Beatrix

Relisez le tout, et vous serez en état de comprendre. A moins que, délibérément, vous raisonnez pour ne pas comprendre…

Écrit par : Michèle Roullet | 27/02/2014

Bonjour,
Cette situation que vous décrivez est scandaleuse. On devrait requisitionner ces logement vides et tentés de trouver des locataires ou les mettrent en vente. Merci pour dénoncer cette situation !

Écrit par : immobilier espagne | 04/03/2014

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