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20/02/2014

François Cherix, le Templier redresseur de torts

Adoptant le ton d’un indigné qui ne parvient pas à accepter le vote du 9 février, François Cherix, dans Le Temps d’aujourd’hui (19 février 2014) pond un papier dans lequel l’auteur, qui se présente comme « spécialiste en communication politique », s’épargne toute analyse pour faire la leçon à ce peuple suisse, qui ne sait pas ce qu’il fait « tant les citoyens assimilent désormais une votation à un sondage, où ils peuvent donner un signal aux élus sans se soucier des conséquences » !


A suivre, l’expert en communication politique, les 50,3 % des électeurs, qui ont accepté l’initiative « contre l’immigration de masse », seraient immatures et irresponsables.

Puis, François Cherix poursuit ses diatribes avec une utilisation massive du pronom "on", pour donner l'illusion qu’il expose un savoir collectif et objectif, qui le placerait au-dessus de la mêlée.

Ecoutons-le : « pour rester dans le mouvement […], on accepte les codes incendiaires. On renonce aux idées aux profits d’images simplettes. On valide des diagnostics erronés. On parle des “élites”, de la “base”, de la “classe politique” et du “pays réel”, sans mesurer combien ces constructions mentales sont filles du populisme. Bref, on aggrave la spirale inflationniste… »

Enfin, toujours d’après l’auteur de cet article intitulé : « La faillite du modèle suisse », ce mauvais tournant pris par la Suisse le 9 février 2014 serait lié à « une démocratie structurellement populiste […à] un cadre pervers… ».

Heureusement ou malheureusement, dans son papier, François Cherix ne nous donne ni “images simplettes” à nous mettre sous la dent ni “constructions mentales”. Il se contente, en redresseur de torts, de nous abreuver d’imprécations. Car, pour lui, la Suisse serait un pays inexistant, qui ne se définirait qu’à contrario, en dénigrant les autres pays ou en se croyant unique et exemplaire.

La chute de l’article fait frémir, car l’auteur prédit que :

« La Suisse se marginalisera, pour s’enfoncer peu à peu dans les difficultés économiques et la paranoïa ».

Ceux qui croyaient que, avec un Montebourg qui se délecte à traiter la Suisse de “verrue de l’Europe”, que notre pays était mis à mal apprécieront l’oracle de François Cherix. Car, une verrue, avec une bonne pommade, ça se soigne, alors qu’une paranoïa, c’est plus difficile…

Bref, il me semble que le « spécialiste en communication politique » doit s’améliorer. Son article n’est pas un pamphlet, car il adopte plutôt une rhétorique militante et donneuse de leçons. Toutefois, si François Cherix veut faire passer un message, il lui faudrait éviter de s’égarer dans des attaques simplistes et excessives.

Chacun peut approuver ou désapprouver le vote du 9 février. Mais, rédiger tout un article sur ce vote sans dire un mot sur l’immigration en Suisse et en se cantonnant dans des visions apocalyptiques, c’est un drôle de parti pris.

Quant aux illusions sur la Suisse dont se nourriraient les jeunes de notre pays de l’école à l’Université, et que dénonce François Cherix, je les préfère aux désillusions que le spécialiste en communication politique et membre du Parti socialiste suisse se plaît à répandre. Car, l’enfant, pour se construire, doit croire en l’avenir et peut-être aussi aimer sa Patrie.

Souvenons-nous ce qu’un père, un jour, à Genève, a dit à son fils : « Jean-Jacques, aime ton pays » !

 

 

00:30 Publié dans Actualités, politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

Commentaires

Madame,

Les suisses s'aiment tellement eux-mêmes qu'ils ne parviennent pas à comprendre qu'en dehors des frontières, on puisse ne pas les aimer. Et en plus, Ô horreur, il y en a aussi à l'intérieur!

Cet amour que les suisses se portent à eux-mêmes se reflète trs souvent dans le discours qu'ils tiennent sur leur système de "démocratie directe que tout le monde nous envie".

Plus sérieusement, on vote trop dans ce pays, et sur des sujets vains ou, dans le cas de la récente initiative de l'UDC, dangereux dans la mesure où les effets possibles du résultat de ce vote sont inconnus à ce jour, même si les premières mesures de rétorsions prises par l'Union Européenne ont déjà des effets concrets.

Aujourd'hui, l'heure est aux plastronnades chauvines et nationalistes, aux regards condescendants portés sur des voisins qui, le 10 février sont devenus des ennemis. Il suffit de lire les commentaires postés au pied des articles traitant de ces sujets pour s'en convaincre.

Et vous savez quoi? C'est exactement ce que le dinosaure de Schaffouse recherchait. Il doit bien être le seul à se frotter les mains.

Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 20/02/2014

Michèle Roullet , article très instructif auquel on peut ajouter une phrase du Général Guisan:Va et découvre ton pays
Les templiers seraient -ils adeptes du catastrophisme délibérément retransmis par image grâce à la chaine CNN? révélations faites hier sur la chaine Planète lors de l'émission * Une autre histoire de l'Amérique* confirmant bien l'instinct magouilles si réputé au pays de l'Oncle Sam
Et qui confirme aussi la phrase ,faut toujours se méfier des gens de l'extérieur qui veulent régenter votre existence
Très bonne journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 20/02/2014

@ Loveralda,
Je ne crois pas que François Cherix vienne de l'extérieur! D'ailleurs peu importe.
C'est sa rhétorique que je trouve intolérable.

Écrit par : Michèle Roullet | 20/02/2014

François Cherix et Jean Ziegler, quelle belle brochette de dénigreurs publics de la même veine qu'Arnaud Montebourg.
Ils montrent par leurs propos qu'ils aiment vraiment la Suisse.

Écrit par : Lambert | 20/02/2014

Selon toute vraisemblance le sieur Cherix ne doit pas habiter dans un immeuble regroupant les représentants de toutes les nationalités et que pour se rendre à son travail il n'utilise aucunement les transports publics.

Je ne suis point xénophobe mais le bruit et les odeurs de merguez et sardines grillées sur les balcons je les laisse aux autres.

En outre, qu’espère-t-il-lui si la Suisse commettait l'erreur d'entrer dans le charivari européen ?

Écrit par : Hypolithe | 21/02/2014

Les commentaires sont fermés.