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02/11/2013

Cracher dans la fondue

Pour une majorité de la gauche genevoise, obtenir la nationalité suisse ne devrait être qu’une formalité administrative, gérée par des “experts”, c’est-à-dire des fonctionnaires et magistrats. A cet égard, ces derniers disposeraient de procédures techniques, qui ôteraient toute interprétation subjective et soumettraient les candidats à la naturalisation à une impartialité de traitement.


Bardée de cette croyance en une immaculée conception de la technique et de l’administration, cette gauche bobo, qui siège au parlement de la Ville de Genève, voulait, lors des séances plénières du 29 et 30 octobre dernier, supprimer la commission des naturalisations du Conseil municipal.

Pour les Socialistes, les Verts et une partie d’Ensemble à gauche, la visite d’un conseiller municipal auprès d’un candidat à la naturalisation serait superfétatoire voire méprisante pour le candidat, car les conseillers municipaux (leurs pairs au parlement !) seraient inaptes à représenter les autorités communales. Plus grave encore, ces conseillers municipaux auraient un égo surdimensionné et seraient de vils personnages à l’esprit bas et orgueilleux, qui jouiraient du désir de dominer les “pauvres” demandeurs à la naturalisation suisse !

Des attaques virulentes ont même été lancées par une jeune conseillère municipale, naturalisée en 2010 et élue quelques mois après sa naturalisation ! Loin de manifester de la reconnaissance envers un pays qui l’a accueillie jusqu’au sein de son parlement, cette socialiste a tenu des propos insultants envers les commissaires de la commission des naturalisations, qui seraient, selon elle, xénophobes et racistes !

Ces justiciers, qui portent l’étendard du socialisme genevois, et qui prétendent défendre un monde plus accueillant où le lien humain permettrait de dépasser les communautarismes et de « co-construire » un avenir commun, usent d’un ton vindicatif plus que paradoxal.

Parmi eux, la figure la plus emblématique de cette attitude arrogante est sans conteste monsieur Sylvain Thévoz.

Dans « Chanter plus fort pendant qu’ils aboient », ce conseiller municipal s’amuse à dépeindre le Suisse d’une manière si caricaturale que son propos devient ridicule. Le Suisse serait celui qui aime la fondue, l’Ovomaltine, les bonbons Ricola, le müesli, et qui fête les succès de l’équipe suisse de football, de ses skieurs et même « l’UBS pourrie ». Avec ses poncifs, il oublie, oh le malheureux, notre fameux Cenovis, les cervelas, le Crédit Suisse et Federer…

Quant à notre constitution fédérale suisse et nos valeurs démocratiques, le politicien n’en parle pas !

Pour comprendre ce “jeune” socialiste (toutefois plus si jeune, car si à vingt ans, on peut pardonner à quelqu’un son attitude extrémiste, à presque 40 ans, ce manque de nuance et ce ton péremptoire sont inquiétants), il faut savoir que, pour M. Thévoz, « les “nationalistes” sont des traitres […], des fondamentalistes identitaires […] qui ont le gourdin pour argument et une vision de la Suisse qui en fait un corps servile, cloîtrée ».

Ses adversaires politiques, sans distinction, sont tous des pleutres, xénophobes et racistes, qui rejettent l’autre et l’étranger. Car, pour lui, la patrie est une notion éculée. Sylvain Thévoz prône en effet l’ouverture (ou la suppression) des frontières au profit d’une grande solidarité planétaire.

Dès lors, la naturalisation ne serait pas un acte de liberté, mais une pratique à bannir ! Car, il est indigne d’évaluer la « conformité tribale » (dixit Pascal Holenweg, autre tribun socialiste !) à la Suisse d’un être humain.

Ainsi, devenir Suisse devrait être un acte automatique, que l’on obtiendrait par le droit du sol (si j’habite ce pays ou que j’y suis né, je peux exercer mes droits politiques sans en faire la demande) !

Assurément, le patriotisme, pour ces socialistes genevois, ne serait qu’une barrière qui fait de l’identité suisse « un pré carré, une chasse gardée, une propriété barbelée » !

D’ailleurs, pour Sylvain Thévoz, les Suisses seraient de plus en plus racistes et intolérants, à l’exception, bien évidemment, de sa petite personne qui incarne le magnanime qui se bat pour un monde meilleur avec toutefois (allez y comprendre quelque chose !) une prose remplie de haine pour son pays et ses proches…

Pour saisir les positions de Sylvain Thévoz qui ne craint ni ses inconséquences ni ses irresponsabilités, il faut connaître ses goûts.

Il déteste : les Suisses, les riches, la fondue, l’UBS (et toutes les banques), la liberté, les devoirs et la responsabilité, les droits de l’Homme, les allégements fiscaux, l’argent, « le Dieu chrétien » et la lucidité.

Il aime : l’étranger, le socialisme, le peuple, les services publics, l’espace social, l’utopie, la gratuité et le gaspillage des impôts, les droits humains, Salerno, le bon sens, l’Islam de gauche, les Pussy Riot, les Roms et surtout… donner des leçons à la planète entière.

21:55 Publié dans Genève, politique | Lien permanent | Commentaires (16) | |  Facebook | | |

Commentaires

Ne plus voter socialiste finit par devenir facile lorsqu'on nous propose ce genre de candidats.

Écrit par : Mère-Grand | 02/11/2013

La question que je me pose ;

Les suisses aiment-ils leur pays ???

Écrit par : Corto | 02/11/2013

Puisque les socialistes recommandent la générosité, une vertu dont paraît-il ils ne sont pas dépourvus, sont-ils capables de:

- proposer à leurs élus socialistes conseillers d'état, conseillers administratifs qui gagnent un salaire bien au-dessus de la moyene de prélever un 10% pour les plus pauvres.

- proposer à chaque âme charitable socialiste d'héberger chez lui, dans son appartement des personnes en difficultés financières.

- proposer aux jeunes socialistes qui estiment être les meilleurs d'entre nous de récolter de l'argent mis de leur propre poche pour donner manger à ceux qui ont faim.

Et pour la route

- Sylvain Thévoz pourrait faire du civisme en apprenant à conduire aux femmes d'Arabie saoudite.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 03/11/2013

@Corto en réponse à votre question il est normal qu'en Suisse on réagisse de cette manière quand on sait les siècles de superstitions entretenues malicieusement par la Gauche et les Socialistes.Ces gens là ont compris comment mieux manipuler l'électorat devenu otage de leurs* maléfices*/rire

Écrit par : lovsmeralda | 03/11/2013

Bonjour Madame,
Je ne connais pas ce Mr Thévoz mais il me semble, selon votre billet être un
sinistre individu (doux et poli euphémisme !).
Mon père, ouvrier votait socialiste. A l'époque ce parti défendait les
cols bleus. Qu'en est-il aujourd'hui ? Qu'est-il devenu ? Quelle audience
a t'il encore et auprès de qui ? Les Bobos de la gauche caviar ? Il y en a plein
ä Genève...

PS : Je partage l'avais exprimé ci-dessus par Mère-Grand.

Écrit par : bidouille | 03/11/2013

@ Noëlle Ribordy,

Bravo pour vos propositions ! Toutefois, je voudrais vous signaler que les Socialistes ne vivent pas tous dans des appartements. Bon nombre d’entre eux sont propriétaires de somptueuses villas !

Écrit par : Michèle Roullet | 03/11/2013

"Des attaques virulentes ont même été lancées par une jeune conseillère municipale, naturalisée en 2010 et élue quelques mois après sa naturalisation ! Loin de manifester de la reconnaissance envers un pays qui l’a accueillie jusqu’au sein de son parlement, cette socialiste a tenu des propos insultants envers les commissaires de la commission des naturalisations, qui seraient, selon elle, xénophobes et racistes !"

Dois-je comprendre que lorsqu'on a été naturalisé suisse, on est Suisse, mais pas complètement ? Qu'on a des devoirs supplémentaires qui consisteraient à "fermer sa gue.." en guise de reconnaissance envers ceux qui vous ont accueillis ? On est Suisse ou on ne l'est pas. Dès lors qu'un passeport a été attribué à une personne, il n'y a aucune raison de lui dire, de lui rappeler :"vous êtes Suisse, mais vous ne l'avez pas toujours été !...".

Que vous stigmatisiez les propos d'une personne parce qu'ils sont à votre avis outranciers, soit, c'est votre droit...et vous le prenez si j'en juge à la lecture de votre billet.

Mais de grâce ne mettez pas en relation l'origine de la personne et les éventuels propos "anti-suisses" qu'elle pourrait tenir. Au fait, à partir de quand est-on un vrai Suisse ? Quand un de deux parents n'est pas Suisse, est-on un enfant demi-Suisse ? Questions impertinentes sans doute. Mais juste pour vous montrer, selon moi, à quel point il faut être attentif à ce que l'on dit lorsqu'on parle de naturalisés ou d'étrangers.

Bien à vous.

Écrit par : Michel Sommer | 03/11/2013

Que les socialistes augmentent leur femme de ménage pour ceux qui habitent dans leur "somptueuse" maison, bien sûr sans qu'ils fassent une initiative pour que le bon peuple passe à la caisse.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 03/11/2013

@Michèle Rouillet

- « Sylvain Thévoz ... ce conseiller municipal ... Le Suisse serait celui qui aime la fondue,... »

Madame,

L'emploi du conditionnel pour décrire les propos que vous rapportez à M Thevoz ne s'étend PAS à l'attribution affirmative que vous en faites, attribution pour laquelle vous ne pouvez invoquer "une difficulté de compréhension".

Ainsi, les propos de M Thevoz furent textuellement: " ... résister au désir de faire de la Suisse une fondue...", soit l'exact *** opposé *** du sens que vous lui attribuez. Cela, même un éleve de cinquième l'aurait reconnu.

Écrit par : Chuck Jones | 03/11/2013

@ Michel Sommer,

Vous interprétez mal mes propos. Je n’ai jamais parlé de “vrais” Suisses ou de “faux” Suisses. C’est vous qui introduisez ces concepts.

Par ailleurs, je n’ai pas cité le nom de cette conseillère municipale socialiste pour, précisément, ne pas la désigner !

Mais, je trouve que lorsqu’on a été si bien accueilli dans un pays, au point d’être élu quelques mois après l’octroi de son passeport, il est indécent et injurieux de traiter les Suisses de racistes et de xénophobes !

Merci pour votre commentaire.

Écrit par : Michèle Roullet | 03/11/2013

@ Chuck Jones

Vous avez en lien, dans mon billet, le texte de M. Thévoz, à chacun de juger!

Écrit par : Michèle Roullet | 03/11/2013

Je posais la question quant à savoir si les suisses aiment leur pays et maintenant je pose la même question pour les politiciens de ce pays ?

Écrit par : Corto | 03/11/2013

@Michelle Roullet

- « Toutefois, je voudrais vous signaler que les Socialistes ne vivent pas tous dans des appartements. Bon nombre d’entre eux sont propriétaires de somptueuses villas ! »

Effectivement, une révolution est passée depuis que le droit à la propriété était encore un privilège exclusif de l'aristocratie et de la bourgeoisie.

Écrit par : Chuck Jones | 03/11/2013

"Je n’ai jamais parlé de “vrais” Suisses ou de “faux” Suisses. C’est vous qui introduisez ces concepts."

Moi non plus, chère Madame. Je dis simplement qu'en vous lisant, on est amené à croire qu'il y a des Suisses plus suisses que les autres ou des Suisses moins suisses que les autres.

Autre question impertinente : après combien de temps un naturalisé est-il autorisé à critiquer le pays dont il a acquis la nationalité. Que vous le vouliez ou non, vous introduisez dans vos propos une notion de "Suisses plus égaux que les autres" : ceux qui ont le droit de dire ce qu'ils veulent de leur pays - la Suisse en l'occurrence - et ceux soumis, en quelque sorte, à un "devoir de reconnaissance".

Vous avez évidemment le droit de vous offusquer des propos tenus, mais en aucun cas de les mettre en relation avec une récente naturalisation qui contraindrait l'auteur à plus de retenue. Le MCG ne se prive pas de demander l'éradication des frontaliers sans que cela choque outre mesure. C'est cela être un Suisse de souche ? J'ai demandé dans un autre blog ce qu'il serait advenu si l'on avait remplacé "frontaliers" par "juifs".

Je précise, s'il en était besoin, que mes propos ne constituent en aucun cas un encouragement aux propos orduriers qui deviennent, hélas ! trop courants dans nos hémicycles, quelle qu'en soit la grandeur, si j'ose dire...

Avec mes sentiments les meilleurs.

Écrit par : Michel Sommer | 03/11/2013

Attention aux déclarations, la France n'est pas un camp de concentration, à mon avis, nos politiciens s'en fichent de leur pays, la seule chose qui les motivent, c'est leurs carrières !

Écrit par : Corto | 03/11/2013

Si Mauro Poggia était un mauvais catholique, ça ne fera pas de lui, un meilleur musulman !

Écrit par : Corto | 03/11/2013

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