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26/08/2012

Épuration financière !

Pas un jour ne passe sans que le secret bancaire suisse subisse des attaques et des coups bas, assénés même (et surtout !) par des dignitaires d’Etat.

La dernière offensive, relayée dans « Le Temps » de ce week-end, a été donnée par le ministre de Rhénanie-du–Nord-Westphalie, M. Norbert Walter-Borjans.


Ce dernier ose clamer lors d’une émission d’une télévision alémanique qu’il trouve tout à fait approprié que son gouvernement achète et exploite des fichiers volés pour lutter contre les fraudes fiscales.

Dans l’article publié dans « Le Temps », le journaliste, W. Boder, mentionne que le ministre en question justifie le recours à des CD de données bancaires volées, au nom de la sacro-sainte « efficacité ».

Qu’un État poursuive ses fraudeurs, c’est normal !

Mais, qu’un élu et représentant d’un État de droit use d’une logique si imbécile, amorale et autodestructive, c’est non seulement affligeant, mais inquiétant pour l’avenir de nos démocraties.

Comment un élu, censé exercer le pouvoir exécutif sous le contrôle du Parlement allemand (le Bundestag), peut-il prôner la délinquance et le crime ? Sa fonction ne devrait-elle pas l’obliger à incarner le droit, la justice, l’ordre public et la probité ?

Comment la justice allemande peut-elle rester aveugle vis-à-vis de crimes flagrants, commis par ses élus ?

Flairer la bonne affaire pour se faire du pognon” sans se fatiguer et en faisant appel à des rabatteurs est dévastateur. Car, à moyen terme, s’associer à des brigands ne peut que conduire à la ruine !

Qui respectera encore les institutions et les lois si les représentants d’un État (soi-disant) de droit sont les premiers à transgresser les lois ?

Sous prétexte d’épuration financière vers quel monde va-t-on ?

Et, pour conduire le monde, inspirons-nous de la pensée de Racine :

« Toujours la tyrannie a d’heureuses prémices :                                                                                De Rome, pour un temps, Caius fut les délices » !

 

23:46 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (21) | |  Facebook | | |

Commentaires

Comme vous avez raison.
Le malheur est qu'à part quelques réactions timides de nos conseillers fédéraux, nous ne réagissons pas.
On nous traite d'Etat mafieux. Si j'étais président de la confédération je ferais de cette affaire un casus belli et demanderais à l'Allemagne de faire publiquement des excuses.
Et qui est mafieux dans toutes ces affaires de vol de données sensibles ? Ce sont ceux qui volent.
Notre gouvernement est trop mou.
Et l'affaire des dénonciations réclamées par les USA. Un autre scandale que Berne laisse passer sans réagir.
Mais par qui sommes nous gouvernés ????
Ne se rendent-ils pas compte que l'enjeu n'est pas le secret bancaire. Ce n'est qu'un prétexte pour s'approprier la finance mondiale que les USA et l'UE (via Londres) se partageront tranquillement ... avec la Chine et le Moyen Orient qui créent actuellement leurs paradis fiscaux ... hors d'atteinte de tous ces belliqueux.

Écrit par : Lambert | 27/08/2012

ce qu'on évite aussi de nous dire c'est que la perfide Albion souffre de 7 millards de dettes liés aux crédits du peuple anglais qui souffre de dépenses compulsives.Ce qui prouve l'adage,on nous dit tout mais on nous cache tout!
Depuis 2000 on demande la suppression des cartes de crédits celles-ci sont porteuse de maux qui peuvent aussi mener au suicide davantage que l'apprentissage à économiser avant d'acheter.C'est toute une éducation du porte -monnaie qui est à revoir en Europe et elle doit débuter dés l'école
Les cartes de crédits ne devraient être octroyées qu'après certitude du bon ou mauvais payeur

Écrit par : lovsmeralda | 27/08/2012

"Qui respectera encore les institutions et les lois si les représentants d’un État (soi-disant) de droit sont les premiers à transgresser les lois ?"

Personne et c'est la meilleure des choses. La tyrannie, c'est lorsque les citoyens respectent les institutions. La liberté, c'est quand ils les jugent pour ce qu'elles valent, et haussent les épaules.

Écrit par : Carlos | 27/08/2012

@Carlos,ce que vous dites est hélas très juste cependant quand on sait les anglais champions des dépenses cognitives avec 7 milliards de de crédits à rembourser,c'est toute une éducation du porte-monnaie et ce dès la maternelle qui se doit d'être apprise.D'ailleurs en bons Britischs beaucoup ont déjà jeté leur carte et pour cause,plus un radis,donc impossibilité d'acheter les banques refusant de jouer le jeu plus longtemps ce qui est plausible aussiIl reste à espérer comme ont fait d'autres avant eux qu'ils n'aient pas été passer des vacances en Valais prétextant qu'ils paieraient après être rentrés chez eux

Écrit par : lovsmeralda | 27/08/2012

Très drôle, c'est un peu le dealer de drogue qui se plaindrait de se faire avoir par un agent infiltré.

Il ne faut pas oublier que le fond de commerce de nos braves banques, "L'OPTIMISATION FISCALE" (*) est un délit très grave qui vise à soustraire des ressources financières importantes à un Etat souverain.

(*) En français, cela se dit 'évasion fiscale'

Écrit par : Djinus | 27/08/2012

Vous êtes Djinus un peu injuste avec "nos braves banques". Non seulement elles donnent en Suisse des milliers d'emplois et sont les principales ressources pour nos finances publiques.
Elles sont aussi indispensables à l’économie.
Quant au délit très grave que vous mentionnez, il est exact que de frauder le fisc n’est ni très beau ni correct. N’oublions toutefois pas qu’il existe aussi des gouvernements dont les responsables ont dilapidé les deniers publics et veulent après faire casquer les “riches” (qui s’enfuiront sous d’autres cieux plus cléments) pour leur gestion calamiteuse de leurs pays.
Par ailleurs, le secret bancaire sert aussi de paravent pour respecter notre sphère privée et de refuge envers les tyrans qui veulent spolier leurs populations pour s’enrichir comme de petits roitelets.

Écrit par : Michèle Roullet | 27/08/2012

Michèle,

Si nos banques regorgent d'avoirs qui fuient des dictatures, la grande majorité des fonds fuient des démocraties parlementaires où le niveau de la fiscalité à été établis par le parlement souverains et élus.

A mon de condidérer la France, l'Allemagne, les USA (qui ont occupés l'actualités récentes) comme des dictatures, le moins que je puisse dire c'est que votre argumentation ne tient pas la route.

Écrit par : Djinus | 27/08/2012

De plus j'aimerais tout de même porter à votre attention, que frauder le fisc revient à priver une collectivité publique de ressources et devraient être punie de la même façon que le vol ou le détournement de fond, car au fond, cela revient au même.

Écrit par : Djinus | 27/08/2012

La fraude et l’évasion fiscale n’est ni plus ni moins que du détournement de biens sociaux.

Écrit par : Benoît Marquis | 27/08/2012

ça gêne aux entournures pour chacun,
au RU comme Allemagne, en Fr & ses frontaliers jobbant en CH comme au Lux etc pour vite s'enrichir, construire & faire fortune: c'est tout l'UE qui est concerné par le même fléau: touchez pas à mon fric, juste à celui du voisin!

Quoi de plus normal, en somme, que des employés frontaliers de banque s'acharnent pour eux aussi s'enrichir, en vendant des "données"

Quoi de plus normal, en somme, que des gouvernements endettés jusqu'aux trippes, tout aussi coupables de favoriser l'évasion fiscale de leurs propres électeurs, s'acharnent à jeter l'anathème sur la Suisse,

si faible politiquement et si voyante au milieu de l'UE,

histoire de dévier l'attention de leurs fraudes fiscales vers d'autres paradis que ceux de leurs CA,
le tout en racolant plus d'électeurs!
Merci mesdames, MCR pour Gve en son temps, Widmer- &
un grand merci à l'ensemble du CF, si absent autour de notre présidente!
Quel grand jeu de leur part!
Quels grands esprits avons-nous élus!
L'Asin était pourtant un bon conseiller... confiance élue, à des élus de non-confiance
En arriver à ce que des employés de banque soient mis en pature...
alors que nous savons tous qu'aucun gestionnaire de fortune de banque ne travaille sans avocats
alors que nous savons tous que toute fortune mal acquise peu être fourguée via avocats via LLP LLC etc
alors que nous savons tous ce que valent les contrôles LBA
etc
On est au pied du mur
Nos conseillers féd nous y catapultent encore plus vite.
Avez-vous prévu un plan D?

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

Flasque
est ce conseil fédéral dans ses décisions, nommé pour gérer les intérêts et le futur de la Suisse

Indécis
est le statut-quo de notre BNS qui paye des mios de CHF de rachat d'euros

Apolitique
l'adjectif précisant l'attitude de notre CF en cette période de crise.

Bravo les mecs! vous avez eu une tête & un diplôme pour une place, un statut.
Nous perdons nos jobs, nos investissements, le futur de nos enfants, notre histoire.

sauf que leur boulot, c'est la politique, polis

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

Djinus, je ne suis pas pour la fraude fiscale! Les impôts sont en effet des ressources indispensables pour la collectivité et tous les citoyens doivent en être soumis.
Mais, de la part d'un Etat de droit, il existe d'autres méthodes pour traquer ses fraudeurs que de se transformer en complice de racketteurs!
Il n'est pas si compliqué, pour un Etat, d'avoir des contrôleurs qui mettent en relation la déclaration fiscale de ses contribuables avec leur train de vie. Bien des fraudeurs tomberaient ainsi dans le filet de ces examens.
Bien sûr, c’est une traque plus laborieuse, mais, à long terme, plus efficace et surtout qui reste dans la légalité.
Maintenant, il faut aussi que les citoyens aient un droit de regard sur les budgets de l’Etat (ce qui est la cas en Suisse à travers ses élus qui votent les budgets) de manière à les responsabiliser et a évité les abus étatiques!
Mais, lorsque, faire du pognon le plus vite possible, facilement et malhonnêtement devient le programme de représentants d’Etats prétendument de droit, nos démocraties sont vraiment en danger…

Écrit par : Michèle Roullet | 27/08/2012

pour l'instant, l'UE ne fait aucune différence/barrière fiscale entre la fraude fiscale sur le revenu, sur le capital

sauf que là où les évasions sont effectives, frauduleuses, ce n'est pas sur le revenu salarial de tout frontalier (sic),

mais sur le capital, sur les finances, en mouvement, électroniques, informatiques, informatisés, banquarisés, avocatisés.

Ce que tout le monde sait.
Faudrait juste que nos politiques aient des couilles.

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

la Suisse, vache à lait.

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

@Michèle Roullet

Encore faudrait-il que nos élus responsables gouvernementaux sachent tenir debout et parler face aux pouvoirs politiques allemands/français/hollandais/anglais

Encore faudrait-il que notre conseil fédéral existe derrière ceux qui nous représentent

Encore faudrait-il que la Suisse ait un concept démocratique avancé à défendre au sein de l'Union Européenne, prête à tout, à tous prix car en pleine débâcle
et surtout
encore faudrait-il que nos représentants au CF face aux quémandeurs D/Fr aient la solidité que leur job exige

Car à revoir le bref discours du 1er août de Mme EWS, il n'y eu que ses jambes entortillonnées pour nous convaincre de sa position: malaise, et échec.

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

"Par ailleurs, le secret bancaire sert aussi de paravent pour respecter notre sphère privée et de refuge envers les tyrans qui veulent spolier leurs populations pour s’enrichir comme de petits roitelets."

Le secret bancaire sert surtout de paravent aux tyrans qui spolient leur populations.

Écrit par : Daniel | 28/08/2012

"Mais, lorsque, faire du pognon le plus vite possible, facilement et malhonnêtement devient le programme de représentants d’Etats prétendument de droit, nos démocraties sont vraiment en danger…"

Attendez, vous sous-entendez que le budget et le niveau fiscal tel qu'il est mis au point en Allemagne se fait dans un contexte "prétendument de droit" ? Mais il faut arrêter ma pauvre dame ! Vos sous-entendus sont scandaleux !

Imaginez, vous êtes ministre d'un pays, votre parlement souverains votre un budget, une fiscalité. Il s'avère que le petit état voisin à une industrie qui aide vos citoyens à soustraire de l'argent au fisc ... qui en fait sape les décisions de votre parlement élu ... vous faites quoi vous ? Et bien vous feriez la même chose.

Écrit par : Djinus | 28/08/2012

@ Djinus,
Vous avez Djinus une vision bien manichéenne du monde ! Pour vous, les banques incarneraient le mal absolu et l’Etat le bien.
La réalité est plus complexe.
Les banques n’abritent pas que l’argent des despotes. Le secret bancaire permet aussi à ceux qui sont victimes de tyrans de mettre leur patrimoine à l’abri de la voracité des dictateurs.
Par ailleurs, en Suisse, les banques sont pourvoyeuses de milliers d’emplois et garantissent la liberté d’entreprendre (de créer de entreprises, de construire son logement…).
Je le redis. Je ne défends nullement la fraude fiscale. Mais, je suis scandalisée qu’un ministre d’un pays voisin se transforme en petite frappe qui appelle à recourir au vol organisé.
C’est une attitude criminelle ! Un Etat de droit, qui ne condamne pas cette dérive, montre que ses valeurs morales sont en berne.
Et, sans éthique et respect de la légalité, nos sociétés sont en danger.

Écrit par : Michèle Roullet | 29/08/2012

L'Allemagne est un pays de droit solide historiquement. Ses relations commerciales avec les pays nordiques et de l'Europe de l'est ont fondé une base juridique formidable. D'errer aujourd'hui dans l'illégalité est affolant et stupéfiant.
Le diplomate

Écrit par : Le Diplomate | 29/08/2012

Et en plus vous osez parler d'éthique. C'est sidérant. Bien entendu, vous ne répondez pas à mes questions : Comment pouvez-vous affirmer que par exemple que le budget et le niveau fiscal tel qu'il est voter en Allemagne par son parlement souverain se fait dans un contexte "prétendument de droit" ?

Quel serait votre position si un pays voisin avait une industrie spécialisée dans une activité illégale (au regards de la législation de votre pays) qui conduirait à priver votre pays d'importantes recettes fiscales ?

Écrit par : Djinus | 29/08/2012

@Michèle Roulet: vous dites: "Mais, de la part d'un Etat de droit, il existe d'autres méthodes pour traquer ses fraudeurs que de se transformer en complice de racketteurs!" mais alors dites moi donc comment doit-on qualifier un état qui, par sa règlementation, se transforme en complice de fraudeurs fiscaux...?

Écrit par : matthieu | 29/08/2012

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