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13/07/2012

A Pascal Décaillet et Grégoire Barbey

Ce n'est pas seulement l'Histoire (avec un grand "H") qu'il faudrait privilégier à l'école, mais les histoires (avec un petit "h") pour développer ce que vous appelez dans vos blogs respectifs : « la citoyenneté ».

L'institution scolaire (faisant corps avec les valeurs de son époque) est malheureusement, aujourd'hui, claquemurée dans un "management" stérile où sont mis au devant de la scène scolaire : le rendement, l'efficacité, la gestion des équipes, le mieux vivre ensemble... quitte à oublier la question de l'humain, c'est-à-dire celle de la liberté.

 


Penser la liberté, c'est vouloir former des hommes (pris ici au sens générique et non pas comme synonyme de masculin) capables de s'engager, de choisir (d'exercer son jugement, ce à quoi prépare l'Histoire) et de participer à la vie de la Cité.

Aujourd'hui où "penser et gérer" deviennent équivalents et où l'intellectuel a été évincé par l'expert, l'école est tentée de mettre au placard tout ce qui lui semble inutile comme : l'Histoire, les langues anciennes, la poésie, le théâtre, la littérature...

Et, pour suivre l'air du temps, l'école use d'un langage "abs-cons" pour se donner le vernis d'une modernité (qui certes n'en n'est pas une !) et nous abreuve de sigles incompréhensibles. Par exemple, on parle du « MMF » (mon manuel de français) et ce, même avec les élèves !

Quant aux premiers apprentissages de la lecture, on a introduit, avec la Plan d'étude romand, un sigle à l'allure anglaise : le « LEEP » (lecture émergente provisoire !!!).

Croire que "penser c'est inventer des formules" pour devenir incompréhensible (et n'être pas contredit !) n'est malheureusement pas l'exclusivité de l'école. Mais, à cet égard, l'école ne devrait-elle pas être une forteresse contre ces usages qui mettent en péril la pensée ?

Dans le temps scolaire, conçu donc avec des normes de management d'entreprise, on tend à écarter ce qui passe pour du temps gaspillé.

Lire des livres et des contes, raconter des histoires, réciter des poèmes, sont des activités tolérées, mais à dose homéopathique, dans les classes enfantines (je continue à appeler les premiers degrés les « classes enfantines » pour leur portée symbolique, même si Genève a supprimé cette appellation).

Alors que raconter, lire des histoires, introduire des récits sont indispensables pour le développement de l'enfant et pour ce que Pascal Décaillet nomme : « la mise en appétit de l'esprit citoyen ».

Ce n'est pas par petites cuillerées qu'il faudrait en donner aux enfant, mais à la louche et quotidiennement.

En effet, l'enfant, avec des récits, s'identifie aux personnages, dépasse ses peurs, se frotte à un langage riche, développe (en suivant la trame du récit) sa logique et surtout apprend à s'étonner.

Dans un récit, il y a des rebondissements, des surprises, des nuances qui permettent le recul ou la médiation. On n'est pas directement impliqué. On vise indirectement le lecteur qui peut transposer sa réalité.

C'est cette formation qui prépare le jeune élève à l'Histoire (avec un grand "H" ou comme disait avec humour Georges Perec : « l'Histoire avec une grande hache »).

Que le récit et la littérature retrouvent leurs droits dans les écoles et dans la formation des "instits". Ces derniers gagneraient d'ailleurs, durant leurs études, à lire « Poil de carotte », « Vipère au poing », « Émile ou De l'éducation »... romans qui leur seraient peut-être plus bénéfiques que certains textes indigestes qu'on leur fait ingurgiter à la Faculté de psychologie et sciences de l'éducation.

Mort aux sigles et vive le récit !

 

 

 

 

 

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Commentaires

Remarquable. Vous me faites penser à la conception de l'Histoire chez Hérodote, où tout passe par de captivants récits, comme le fameux Livre II sur l’Égypte. On ne cessait de nous dire qu'il fallait lui préférer Thucydide, extraordinaire de lucidité sur l'analyse des causes et des effets. Et je me demandais, adolescent déjà, pourquoi l'admiration de l'un devrait se faire au détriment de l'immense plaisir de lire l'autre.

Écrit par : Pascal Décaillet | 13/07/2012

Michèle Roullet s'en prend aux sciences de l'éducation, donc à Piaget, donc à la pédagogie constructiviste : en récupérant Décaillet (on peut comprendre) et Grégoire Barbey (plus difficile), elle laisse à penser que ceux-ci sont (comme l'ARLE), des partisans d'un retour à une école méritocratique, de haut en bas, où il faut apprendre par cœur les poésies et les réciter au prof, et lire « Poil de carotte », « Vipère au poing », « Émile ou De l'éducation », bref tous des livres que j'ai lu à l'époque dans l'école que plébiscite Mme Michèle Roullet et qui m'ont donné la nausée.

Lisons les philosophes, les œuvres qui nous font penser par nous-mêmes, intéressons les élèves à leurs passions plutôt qu'à celles de vieilles professeures qui pensent que le masculin générique représenterait l'universel. Le masculin , Madame Roullet, signifie toujours humain de façon absolue et le féminin jamais..

Si réellement le générique masculin représentait l'universel, pourquoi alors les droits fondamentaux et démocratiques ont été refusé aux femmes, par exemple le suffrage universel, comme Hubertine Auclert en France, alors qu’au nom du masculin universel elle devait payer des impôts. Ce fut aussi la réponse du Tribunal fédéral aux Suissesses jusqu’en 1991 (le cas d’Appenzell qui refusait d'octroyer ce droit de vote aux femmes)...

Dès lors force est de constater que la langue française a comme toutes les langues romanes, la particularité de posséder deux genres grammaticaux qui renvoient aux catégories sexuelles « féminin » et « masculin » la plupart du temps comme pour tous les êtres vivants, et que le langage est le reflet de la hiérarchie des sexes, donc de ce que valent les femmes et les hommes dans une société donnée.

Il serait faux d'imaginer qu'il y aurait une distinction fondamentale entre le genre grammatical et le genre sexuel. Ces deux vont au contraire ensemble et tendent à donner un sexe aux choses/êtres. Preuve en est, le fait que dans les fables et histoires, on attribue un sexe aux animaux selon leur genre grammatical, et que dans les représentations graphiques la belette, la fourmi et la cigale portent des vêtements féminins.

Au-delà de cela, c'est une école de l'émancipation qu'il faut viser et non un retour en arrière, avec des notes, des contrôles, des poésies à apprendre par cœur, etc. Une école où l'élève est au centre de son apprentissage, et non qui débite bêtement des textes qu'on lui fait apprendre par cœur.

Écrit par : Julien Cart | 13/07/2012

Je vois que Julien Cart pense vraiment “par lui-même” en interprétant très librement mon texte ! C’est son droit, mais par pitié, qu’à travers sa diatribe enflammée, il épargne le roman!
Quant à sa défense d’un langage sexiste qui distingue le féminin du masculin pour séparer les sexes (appelé faussement le “langage épicène” par la gauche genevoise), je me suis exprimée dans: « Les socialistes, les mots et l’armée »
http://micheleroullet.blog.tdg.ch/archive/2010/11/08/les-socialistes-les-mots-et-l-armee.html

Écrit par : Michèle Roullet | 13/07/2012

Malheureusement chère Madame Roullet, les commentaires du blog en question ne sont plus ouverts. Je vous répondrai donc ci-dessous sur la question du langage épiècne (et vous suggère la lecture de ce très bon article du Courrier sur la question : "L’égalité des sexes passe par la grammaire" : http://www.lecourrier.ch/epicene)

Les féministes et linguistes dénoncent depuis longtemps le machisme de la langue. La langue est un miroir des rapports sociaux de sexe de l'époque en question, un miroir des représentations mentales des sociétés à un moment donné. En effet, la langue est en constante évolution, comme d'ailleurs nos représentations sociales et les rapports sociaux de sexe. Il est donc normal lorsqu'on se bat pour plus d'égalité, et que l'on obtient des avancées, que celles-ci se matérialisent dans le langage. Ce fut d'ailleurs le cas dans les siècles passés, comme on va le voir.

Au Moyen-Âge, la littérature en langue vernaculaire nous démontre que les pratiques linguistiques ne faisaient pas du masculin un genre universel. Femmes et hommes dans la société médiévale avaient une position assignée distincte que l'on retrouvait dans le langage médiéval qui lui aussi assignait des rôles aux femmes.
Néanmoins il faut noter que dans les sociétés médiévales les femmes avaient une certaine puissance financière, politique et sociale : (souveraine elles régnaient, régente elles régentaient, etc.). Les femmes aristocrates par exemple étaient administratrices de leurs domaines, rendaient la justice et signaient des décisions militaires. C'est pourquoi les expressions pour désigner ces personnes étaient féminisées : on employait des expressions comme « toutes et tous », « celles et ceux », « créatures humaines », « la personne qui...», « quiconque, femme ou homme », « car lorsque l’homme et la femme sont... », « alors chaque homme et chaque femme doit...», « il ou elle doit savoir que la contrition. . . » pour s’adresser au public.
On le voit bien, ces expressions épicènes ne datent donc pas de Mme Salerno et son service qui veulent sensibiliser leur personnel à l'évolution d'un langage qui prenne acte des changements sociétaux en matière d'égalité femmes-hommes.
Car ensuite, dès le 18ème siècle, les femmes ont en effet perdu beaucoup de statut et de légitimité sociale... Les femmes sont exclues du trône de France (guerre de 30 ans), en 1593, un arrêt du Parlement de Paris interdit aux femmes toute charge dans l’État. Louis XIV et sa monarchie absolue provoque encore une dégradation du statut social des femmes, avec notamment l'obligation de contracter un mariage pour "exister socialement" et obtenir une maitrise. Au 17ème siècle, les femmes perdent leur indépendance financière. Claude Favre de Vaugelas écrit dans ce contexte de manière triomphale : « Le genre masculin étant le plus noble, il doit prédominer chaque fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble. » C'est on ne peut plus clair...

Le masculin signifie toujours humain de façon absolue et le féminin jamais. Déjà Olympe de Gouges, avec sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (avec en Point 2 cette revendication : Le genre masculin ne sera plus regardé, même dans la grammaire, comme le genre le plus noble), avait tenté en 1789 de matérialiser les idéaux d'égalités entre toutes et tous de la Révolution française. Malheureusement, ce furent les Droits de l’homme et du citoyen que l’on accrédita...et les autres, Olympe de Gouges en tête, furent guillotiné-e-s.

Le code Napoléon qui s'en suivi, finit de chapeauter l'exclusion des femmes de leur statuts sociaux, en faisant des mineurs juridiques et sociales. Et le langage ne fit que concorder à cet état de fait... Comme il fallait que les femmes se marient pour exister socialement, et donc espérer une carrière, elles devinrent « présidentes » lorsque leur époux était président, « mairesses » si celui-ci était maire, « pharmaciennes », « ambassadrices », « maitresses de forges » et, en tous les cas, « femmes de. . . ». Les femmes furent ainsi exclues de la démocratie naissante et continuèrent à vivre soumises au Code napoléonien, et le langage en était si ce n'est le garant, du moins le fidèle équipier.

Si réellement le générique masculin représentait l'universel, pourquoi alors les droits fondamentaux et démocratiques ont été refusé aux femmes, par exemple le suffrage universel, comme Hubertine Auclert en France, alors qu’au nom du masculin universel elle devait payer des impôts. Ce fut aussi la réponse du Tribunal fédéral aux Suissesses jusqu’en 1991 (le cas d’Appenzell qui refusait d'octroyer ce droit de vote aux femmes)...

Dès lors force est de constater que la langue française a comme toutes les langues romanes, la particularité de posséder deux genres grammaticaux qui renvoient aux catégories sexuelles « féminin » et « masculin » la plupart du temps comme pour tous les êtres vivants, et que le langage est le reflet de la hiérarchie des sexes, donc de ce que valent les femmes et les hommes dans une société donnée.

Il serait faux d'imaginer qu'il y aurait une distinction fondamentale entre le genre grammatical et le genre sexuel. Ces deux vont au contraire ensemble et tendent à donner un sexe aux choses/êtres. Preuve en est, le fait que dans les fables et histoires, on attribue un sexe aux animaux selon leur genre grammatical, et que dans les représentations graphiques la belette, la fourmi et la cigale portent des vêtements féminins.

C'est donc aujourd'hui le moment de rendre les noms de métier épicène. Albert Dauzat (qu'on ne peut accuser de faire partie du "lobby féministe) en 1955, écrivait déjà que « La femme qui préfère pour le nom de sa profession le masculin au féminin accuse par là même un complexe d’infériorité qui contredit des revendications légitimes. Dérober son sexe derrière le genre adverse, c’est le trahir. [Dire] madame le docteur, c’est reconnaitre implicitement la supériorité du mâle, dont le masculin est l’expression grammaticale. »

Au début du siècle passé, nombre de dénomination de métier s'ouvrirent aux dénominations féminines, à mesure que les besoins économiques ouvrirent aux femmes l'accès aux emplois. Lire à cet effet en 1917, le "Miroir de l’histoire" qui parle des "matelotes et aiguilleuses américaines", des "cheminottes françaises". On voit aussi arriver des dénominations telles que vendeuses de journaux, etc. Mêmes le Dictionnaire de l’Académie française de 1935 introduit de nombreux vocables, tels que « auditrice », « bûcheronne », « rameuse », « factrice », « éditrice » ; et l’académicienne Marguerite Yourcenar, peu suspecte pourtant de radicalisme en matière de féminisation linguistique, n’hésita pas à écrire à propos de sa chauffeuse...

On le voit bien, la langue accompagne de manière plus ou moins symétrique les représentations sociales et évolue selon la place des femmes et des hommes et des hiérarchies de ces deux catégories. Dès lors que les avancées sociales en matière d'égalité sont advenues, les linguistes depuis longtemps se sont mis à dénoncer les inégalités et aberrations persistances en la matière. Utiliser un masculin pour désigner une femme est contraire à la logique comme à la grammaire, Grevisse l'avait bien compris et le dit dans "Le Bon Usage" : « Les femmes ont conquis dans le domaine de la politique, de l’administration, de l’industrie, du commerce, du sport, ailleurs encore, des positions, des situations qu’il faut bien logiquement désigner en féminisant les noms de métiers qui y correspondent » (paragraphe 247).

Bref, tout cela montre que le langage agit sur les mentalités et les contextes sociaux, comme les mentalités et les changements sociaux agissent sur la langue : ils sont inter-pénétrants. A nous donc d'adapter la langue en fonction de l'évolution des rapports femmes-hommes.

Écrit par : Julien Cart | 13/07/2012

Julien Cart ne semble toujours pas avoir digéré la votation de 2006 et les 76% qu'il s'est pris en pleine figure...
Qu'il se console avec ses gourous, Perrenoud et compagnie.
Qu'il se rassure malgré tout, le DIP adhère pleinement à ses convictions...

Écrit par : Duval | 13/07/2012

@ Julien Cart,
Ah, j'oubliais, Rousseau ne serait-il pas, pour vous, un philosophe?

Par ailleurs, j'ai un doute le féminin de "professeur” est-il "professeure”, “professeuse”, “professoresse”? Peut-être chacun fait comme il veut, car je n'ai trouvé aucun réponse dans le dictionnaire.

Enfin, que M. Cart se rassure, pour lutter contre le sexisme ambiant, je raconte à mes élèves un jour: "Les trois petits cochons" et le lendemain: "Les trois petites cochonnes” de manière à garantir à l'école la parité.

Écrit par : Michèle Roullet | 13/07/2012

Je reproduis ici la réponse que j'ai posté quant à cet entretient. Je me permet de mettre vos récits, qui sont par ailleurs étudié en classe de français, dans le même sac que l'histoire. Je vous prie d'avance d'excuser la longueur du commentaire, faisant environ 1 page A4.

PS: Très bon votre dernière réponse.

"La préoccupation est tout-à-fait légitime mais je doute qu'augmenter le nombre d'heures de cours d'histoire à l'école soit réellement une solution miracle.

Certes, un citoyen est par définition partie prenante d'une cité particulière. Il y a donc une forme d'identification du citoyen à la cité. Cette forme d'identification ne se fait pas forcément à travers l'histoire (elle peut se faire au travers d'un système institutionnel par exemple), mais elle reste tout-de-même un facteur très important rien qu'en raison du lien générationnel qu'elle implique, et de la légitimité d'exister qu'une communauté s'approprie en perdurant dans le temps. Une valeur propre en quelque sorte.

Cependant, est-ce suffisant? Les cours d'histoire comme moteur d'apprentissage de la citoyenneté pose une série de problèmes: 1) l'identification à cette histoire, 2) la manière dont les cours sont dispensés, 3) les vertus citoyennes qu'on en retire, ainsi que 4) l'intérêt réel porté au présent à la chose publique et non à se construire un univers avec des éléments passés.

Les deux premiers problèmes sont liés. Durant toute ma scolarité, je n'ai fait que très peu d'histoire suisse, et encore moins genevoise. La plupart du temps c'était de l'histoire internationale. Donc pas de quoi me faire sentir genevois ni même suisse. L'identification passe alors par d'autres sous-collectivités. Les choses se compliquèrent encore plus au collège. J'eu fait de l'histoire, notamment des idées - certes aussi très importante pour connaitre les différents courants politiques -, mais j'avais le plus souvent l'impression de me retrouver dans des cours de rééducation ou des réunions politiques. Bien qu'ayant eu la chance de jouir d'une certaine liberté d'expression, les cours étaient orientés très à gauche. C'est-à-dire pas très prompt à louer l'attachement à la cité ni une quelconque forme de patriotisme. Donc même si on donne une priorité plus grande aux cours d'histoire suisse et genevoise, celle-ci risque d'être orientée négativement en raison de l'idéologie dominante dans le domaine de l'instruction publique, et on est bien loin d'une quelconque idéologie de type ultra-libéral. C'est un problème de profs.

En troisième lieu, la principale vertu citoyenne qui ressort dans cet entretient est la participation politique. Elle peut encore une fois être motivée par autre chose qu'un attachement à l'histoire de sa cité: une lutte des classe par exemple. De plus, la participation peut se décliner de différente manière, pas seulement par la participation aux votations qui varie elle-même selon les sujets. L'abstentionnsime peut même être une forme de protestation, donc d'intérêt à la chose publique. La participation politique n'est donc pas la seule vertu, et l'histoire ici n'est pas suffisante. Il faut aussi s'encrer dans le présent, ce qui nous amène au dernier problème.

L'histoire peut certes permettre une identification forte à la cité et évite qu'elle implose en une multitude de petites citadelles, que sa politique devienne en quelque sorte un jeu à somme nulle. Seulement, une connaissance du passé et sa relation avec le présent n'est pas suffisante. Il faut aussi insister sur le fonctionnement actuel de la cité: ses institutions, les modes de participation politique, le fonctionnement du système d'assurances, etc. Pour cela, il est impératif de mettre en place des COURS DE CIVISME. Et ce dans les dernières années tant du post-obligatoire que dans les classes de CFC, lorsque les élèves deviennent citoyens avec les droits et devoirs que cela implique. Ces cours de civisme devraient ainsi être une introduction à la citoyenneté.

En conclusion, les cours d'histoire couplés à ceux de civisme semblent nous amener sur une bonne voie. Mais il ne faut pas non plus omettre la responsabilité du corps enseignant en tant que tel. La tâche s'avère donc ardue en raison de l'orientation idéologique d'une part importante de la profession. De plus, l'école ne peut faire face seule au désintéressement de la chose publique. Tant que dans la sphère publique en général domineront des discours présentant Genève comme un patchwork international abstrait, et que la tradition (au sens le plus étendu) sera la chasse gardée d'associations poussièreuses, il sera bien difficile de voir apparaître un grand nombre de citoyens tels que vous les imaginez."

Écrit par : Pablo RAPIN | 13/07/2012

@Duval qui semble avoir digéré lui sa victoire en déchantant ne réussissant pas à réunir les signatures nécessaires pour son initiative introduisant des notes de comportement.
Mais il devait s'agir de l'Arle ancien maintenant , nous avons à faire avec l'Arle moderne sorte d'UDC à la sauce genevoise à lire les commentaires allumés sur le blog du Dormeur Duval.
Excellent commentaire de Monsieur Cart.

Écrit par : briand | 14/07/2012

Ah briand...je commençais à m'inquiéter! Vous revoilà, ouf! J'ai cru vous perdre. Ce qu'il y a de formidable avec vous c'est qu'à chacun de vos commentaires, vous corroborez les miens! Ainsi, il semblerait bien, que vous aussi, vous n'avez pas bien digéré!
Quant à moi, je ne vois pas ce qui vous permet de dire que l'échec de l'initiative sur la note de comportement m'aurait "détraqué"? Au contraire, le billet que j'avais posté à l'époque en témoigne. Voyez-vous, moi, je respecte les actes démocratiques...ce qui ne semble pas être votre cas, vous qui, pour je ne sais quelles raisons, m'aimez tant.
Vous êtes impayable encore une fois, prenez soin de vous surtout afin de continuer à me faire rire.

Écrit par : Duval | 14/07/2012

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