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06/02/2011

Cinquante rues ouvertes à la Vie !!!

Quel titre ! C'est pourtant le titre trouvé dans le blog "actif.trafiC", qui loue la fermeture de 50 rues à Genève à la circulation !

Mais, de quelle vie s'agit-il ? D'une vie où l'on est encore dans l'univers des "Bisounours", où l'on a besoin d'être bercé par de gentilles mélodies dans lesquelles on parle de "mobilité douce" ?

Au fait, de quelle douceur parle-t-on ?

 

 


A Genève, cela fait des années qu'on ne parvient plus du tout à bouger. Et, ce n'est pas en accolant le qualificatif de "doux" que l'on va continuer à berner la population genevoise !

S'il faut bien établir des règles de circulation pour fluidifier le trafic, il faut se garder de trop instaurer des interdits et des contrôles.

Qui veut trop légiférer est plus fou qu'il ne le croit !

Dire que certains ont même proposé d'évaluer le taux d'utilisation des places et parkings privés. Nous trouverons-nous bientôt, comme dans l'ex RDA, avec des agents postés devant nos maisons et immeubles pour observer nos allées et venues, et pour pointer si nous rentrons bien le soir chez nous !

Après la nomination de « médiateurs culturels », chargés d'assurer la sécurité dans les musées et les bibliothèques (encore une combine de la gauche pour mettre les petits copains dans des placards dorés), va-t-on engager  des "superviseurs de l'espace privé" ?

Il faut cesser avec cette haine de l'automobiliste. Et, c'est une cycliste invétérée qui vous parle. En effet, je me déplace presque tout le temps, été comme hiver, à vélo. Toutefois, contrairement à un certain maire de la Ville de Genève (qui portait le beau titre de "baron"), je ne veux pas mettre tout le monde en selle.

Premièrement, en matière de déplacement, il est bon que l'on puisse user de sa liberté. Deuxièmement, pour certaines personnes handicapées, âgées ou accompagnées de jeunes enfants, il ne s'agit même plus de liberté, mais du droit de vivre et de se déplacer.

Avec la fermeture de toutes ces rues, les vieux et handicapés devront-ils se terrer chez eux ? La mobilité, deviendra-t-elle un luxe que seuls les gens suffisamment fortunés pourront s'offrir en commandant, pour le moindre déplacement, un taxi ?

Non, vraiment, nous basculons dans un monde d'intolérance inquiétant, et qui nous pollue nos vies quotidiennes. Essayer déjà, aujourd'hui, d'aller chercher, en voiture, une personne à mobilité réduite, à la rue du Rhône par exemple, relève d'un véritable parcours du combattant, où l'on est placé devant le dilemme : enfreindre la loi ou devenir égoïste et ne plus songer à la solidarité avec les plus fragiles.

Genève doit sortir de cette léthargie. Elle doit devenir entreprenante et, plutôt que d'interdire la voiture, tout faire pour encourager les automobilistes à garer le plus souvent possible, leur véhicule.

Pour cela, il faut que la Ville de Genève construise de nouveaux parkings souterrains (à Rive, à la Place Neuve, et dans d'autres lieux, pourquoi pas, sous le Parc des Bastions, sous le Parc Bertrand, etc.). Qu'elle songe aussi, durant les lourds travaux (tram, Ceva), à rouvrir des rues ou des tronçons (les rues Basses, la rue du Rhône, etc.) pour fluidifier Genève.

La vie, c'est le mouvement. Que Genève bouge !

 

 

14:34 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | |

Commentaires

Visiblement, vous n'avez pas regardé la liste des rues qui vont être fermées. Ce ne sont que des rues-parkings (plus de 2/3 de la rue dédiées au parking + la voie centrale utilisée uniquement pour se rendre à la place de parc, aucun trafic de transit) où les non-riverains tournent tournent pour trouver des places au lieu d'aller au parking souterrain jamais plein situé à moins de 500 m.

La ville en priorité aux habitants et pas à ceux du dehors.

Écrit par : Kermalek | 06/02/2011

Absolument pas d'accord ! Je n'ai rien contre les voitures, mais je suis moi-même souvent accompagnée de jeunes enfants et de personnes âgées et rien n'est plus agréable que de se promener dans une rue piétonne ! Et s'asseoir à une terrasse de café sans être dans les gaz, oui c'est agréable ! Et oui, c'est logique de faire le compte du besoin de places de parking avant d'en construire de nouveaux avec notre argent ! C'est absolument dingue de penser le contraire.
Je précise que je ne suis ni de gauche, ni verte mais juste une habitante de Genève.

Écrit par : bonsens | 06/02/2011

Madame Roullet, vous écrivez :

« S'il faut bien établir des règles de circulation pour fluidifier le trafic, il faut se garder de trop instaurer des interdits et des contrôles ».
Je vous réponds qu’il n’y a pas besoin de règles de circulation pour fluidifier le trafic piétonnier. Cela coule sous le sens.

Je ne vois pas non plus pourquoi les personnes âgées et les handicapées devraient se terrer chez elles en rendant les rues piétonnes, car actuellement, la crainte de se faire écrabouiller est bien réelle. Vous ferez bien de vous renseigner auprès de ces personnes.

Tout à fait d’accord aux deux premiers intervenants. Merci à eux.

Quant à la construction de nouveaux parkings souterrains, là, je reste sans voix.

Que Genève bouge mieux !

Écrit par : Benoît Marquis | 06/02/2011

Cher Bonsens,
Vous parlez du plaisir de vous promener! C'est donc que, pour vous, la marche ne doit pas poser beaucoup de problème! Ce n'est pas le cas de tout le monde, Il y a des personnes, pour lesquelles faire 500 m, c'est-à-dire un demi-kilomètre, représente un tel effort que le plaisir est vite oublié. Pourtant, ces personnes aimeraient tout de même avoir accès aux magasins du centre-ville.
Vous voyez monsieur Bonsens ou madame Bonsens, ce n'est pas évident!
Quant à la possibilité de s'asseoir sans être dans les gaz, Genève, avec ses parcs, son bord du lac, ses places et tout ce qu'elle pourrait encore développer comme des cours intérieurs (comme au Musée d'Art et d'Histoire), des terrasses sur les toits, etc., est une ville qui ne manque pas d'atouts.
Multiplier les lieux où les habitants de Genève pourraient se rafraîchir les méninges et le gosier, à l'air pur, est une question d'imagination et de volonté.

Écrit par : Michèle Roullet | 06/02/2011

Voilà une façon « polie » mais quelque peu cavalière d’envoyer promener les gens hors de leur quartier qu’a Madame Roullet.
Peut-être va-t-il falloir se battre comme ce fut les cas aux Grottes.
Les habitants des différents quartiers que compose la ville de Genève devront, eux aussi se battre pour ce qu’il reste encore d’humanité dans cette ville.
Contentez-vous, chère Madame Roullet, de défendre le quartier de Champel-Malagnou, quartier aussi animé et joyeux que celui des banques !

Écrit par : Benoît Marquis | 06/02/2011

Monsieur Marquis,
Je n'envoie promener personne, quoique la marche est excellente pour évacuer la mauvaise humeur.
Par ailleurs, pourquoi voulez-vous que je défende le quartier de Champel-Malagnou, je n'habite pas dans ce quartier. Habitez-vous aux Grottes?
Enfin, peu importe, nous n'allons pas nous apostropher en usant d'un esprit de clocher.
Genève mérite mieux!
Bien à vous M. Marquis (quel beau nom aristocratique, soyez à la hauteur!)
Michèle Roullet

Écrit par : michèle Roullet | 06/02/2011

Chère Madame,
Avez tout mes respects, vous êtes à coté de la cible.
Si les marchés, zone de shopping et les terrasses de bistrots qui se développent dans les zones piétonnes ce n'est pas la vie alors qu'es ce donc?

Les énormes problèmes de trafics à Genève ne sont pas liés aux peu de zones piétonnes qui existent mais à l'excès de régulation insensée parfois qui est mise en place pour décourager les automobilistes. (feu rouge, sens-unique,...)
Sur ce point là je rejoins votre point de vue mais de grâce ne vous trompez pas de cible et attaquant les zones piétonnes. Elles manquent cruellement à Genève.

Écrit par : Didier Queloz | 06/02/2011

Chère Madame Roullet,

J'avoue avoir d'abord cru que votre note était une plaisanterie, mais il semblerait malheureusement que non. Une petite réponse point par point, donc.

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Les rues piétonnes seraient dommageables pour les jeunes parents, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite...

Vous pensez vraiment que pour une personne âgée ou handicapée il est beaucoup plus sécurisant d'avoir dans TOUTES les rues de toute la ville des centaines de voitures partout, qui leur laissent une portion congrue de la voie publique (des trottoirs souvent trop étroits) et les pressent de traverser vite?

Vous pensez vraiment que pour des parents, il est plus sécurisant d'avoir PARTOUT des pots d'échappements (à hauteur de poussette) et de devoir surveiller constamment que leur enfant ne passe pas sous les roues d'un véhicule... et qu'il n'existe en Ville aucun endroit (hormis les parcs) pour laisser son gamin gambader?

Croyez-vous vraiment que les aînés/handicapés/parents qui se déplacent en voiture trouvent toujours une place DEVANT leur immeuble ou leur lieu de destination?

De toute façon, quoi qu'il en soit : les rues piétonnes permettront toujours un accès pour les livraisons ou pour les riverains qui doivent décharger du matériel ou des personnes à mobilité réduite. Donc ce problème ne se pose même pas!

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Vous voulez des énormes parkings aux Bastions et à la Place Neuve?

Savez-vous que la plupart des parkings actuellement en Ville sont très largement sous-occupés? La Fondation des Parkings peine à remplir le parking sous Plainpalais par exemple... à quoi et à qui est-ce qu'un énorme parking aux Bastions ou à la Place Neuve pourrait-il donc bien servir? Faire des trous pour faire des trous?

À l'heure où 40% des ménages en Ville n'ont pas de voiture (chiffre qui augmente régulièrement), ne faudrait-il pas plutôt mieux exploiter les parkings qui existent déjà en y mettant les milliers de véhicules d'habitants qui stagnent en surface, souvent pendant des semaines d'affilée?

Pour cela, il faut évidemment un recensement exhaustif! Et celui-ci consiste juste à relever le nombre de places total, le taux d'occupation (le parking est-il plein?) et le type d'occupants (habitants, visiteurs, pendulaires...). C'est la moindre des choses!

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J'hésite à commenter les dernières propositions tellement elles sont à côté de la plaque : remettre du trafic dans les rues basses et à la rue du Rhône?!

Faut-il vous expliquer qu'il y a des transports publics très denses dans ces deux rues? Mettez 20 automobilistes dans les rues basses et ce sont 300 usagers des TPG qui sont bloqués... belle réussite.

Faut-il vous expliquer que 99% des commerçants et des clients des magasins des rues basses s'opposeront de toute façon à une réintroduction des bagnoles car ils savent que cette rue deviendra invivable?

Que le tram TCOB croisera bientôt au bout de la rue du Rhône, que les gens vont changer de tram à cet endroit et que les flux de piétons seront absolument incompatibles avec un trafic automobile dense?

En espérant que vous prendrez le temps de répondre à mes nombreuses interrogations, je vous présente mes meilleures salutations,

Thibault Schneeberger
actif-trafiC

Écrit par : T.S. | 07/02/2011

Rétablir l'Inde verte sur tous les grands axes pour faire sortir au plus vite les voitures du centre au lieu de Les stocker dans les rues de plus en plus rétrécies et avec 5 feux sur 500 m exemple rue de la Servette.Ouvrir une souscription citoyenne et fonds privés pour construire un tunnel sous la Rade ( de nombreuses villes dans le monde l'ont déjà). Action maintenant et arrêtons de commencer des travaux partout à la fois, finissons déjà ceux entrepris. Je pense au tram Nations/grand-saconnex

Écrit par : Sirène | 07/02/2011

oui en effet ces rues vont vite se transformées en zone desertique ou rien ne se passera, ou il faudra mettre des agents d'ambiances ou un truc du genre, car les citoyens auront peur de passer car le vide fait peur...
Bref c'est juste un outil pour congestionner un peu plus notre ville.

Écrit par : millpa | 07/02/2011

Erratum : l'onde verte...

Regardons les villes européennes du même gabarit que Genève (ville frontière, avec problème de logement et grosse affluence de personnes travaillant au centre) et voyons les bénéfices et désavantages obtenus et les autres possibilités avant de fermer des rues. Mon point est qu'il faudrait avant de fermer définitivement des rues, les interdire par exemple le week-end avec des blocs rétractables et laisser ouverts durant la semaine. Une autre aberration de Genève, pourquoi les lignes de tram ne vont pas en France à St Genis, Ferney, St Julien avec des parkings P&R pour les voitures qui seraient financées par Genève et avec une forte cadence. Genève a tout à gagner en favorisant le flux des transport frontalier.

Écrit par : sirène | 07/02/2011

J'ai habité 15 ans à ZH.

Là-bas, plus personne ne prend la voiture pour aller au centre-ville.

Du fait, du train régional (S.bahn), et du prix des parkings sous-terrains (le double de Genève).

Le centre-ville est dégagé, on respire. Soit on prend les transports publics, soit les taxis.

Du coup, on sort moins souvent, mais c'est plus agréable de se promener en ville.

Genève est sur cette voie.

A ZH, ça a pris plus de dix ans pour faire le S Bahn. Quand a la gare, elle est de nouveau en travaux!! Et il est faux de d'affirmer que les alémaniques sont disciplinés et calmes. J'en connais qui râlent et votent pour l'UDC (premier parti du canton). Mais, on finit par s'y faire. Hier, Milan a vécu son deuxième dimanche sans voiture de l'an. Tout comme l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, on finit par s'y faire.

Pour fluidifier la Ville, il faut limiter le nombre de voitures privées, donc le nombre de parking, sur et sous la chaussée, et augmenter le nombre de taxis et de transports publics. On peut aller plus loin (NYC, etc.) et mettre un péage.


Votre billet est symptomatique de l'attitude des Genevois Michèle Roullet, le monde change, patout on s'adapte, on se projette vers le futur, mais Genève doit continuer de regarder en arrière.

Triste.

Écrit par : colombani | 07/02/2011

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