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03/02/2011

Encore une note

Mon billet "Fausses notes à l'école" ayant provoqué de vifs commentaires, je poursuis ma réflexion sur l'initiative populaire : « Pour une note de comportement à l'école obligatoire » que lance l'Association Refaire l'École (ARLE).

 

 


Proposer une initiative populaire ne se réduit pas, il est vrai, à susciter un débat. L'objectif est plus ambitieux puisqu'une initiative vise à modifier une loi. Toutefois, je rappellerai à Jean Romain que, pour ne pas se laisser entraîner dans une "dérive émotionnelle", une initiative populaire ne peut pas faire l'économie d'un débat.

Qualifiée de « mesure simple » par ARLE, la note de comportement est présentée comme une aide pour les enseignants et un repère clair pour tous.

Certes, la mesure est simple !

Mais comment être simple sans devenir simpliste ? Là, est toute la question. L'introduction d'une note de comportement est-elle vraiment la panacée pour résoudre les problèmes d'indiscipline à l'école ? Peut-on lancer cette initiative sans se préoccuper des aspects pratiques et des effets que générerait cette note ? Ne doit-on pas considérer les mesures déjà mises en place pour lutter contre les indisciplines, au lieu de faire croire qu'à l'école, rien n'est entrepris et que l'on se contente de constater que des élèves perturbent et nuisent au climat scolaire ?

Tout d'abord, si la note est effectivement facilement lisible par tous, elle n'est nullement un outil simple, surtout lorsqu'il s'agit d'évaluer la conduite. Présenter cette note de comportement comme une note d'un genre nouveau, qui ne servirait pas seulement à punir les mauvais élèves, mais également à valoriser les bons, est une banalité. Toute note ou évaluation possède ces deux aspects : une face lumineuse qui valorise et une face obscure qui sanctionne.

Mais, je dis et redis qu'une « note de comportement qui n'entre pas dans le calcul de la moyenne scolaire » (Point 5 de l'initiative populaire de ARLE) n'est pas une vraie note. Elle est en quelque sorte "une note qui compte pour beurre" ou une note virtuelle. Par conséquent, elle n'aurait peut-être pas le caractère dissuasif qu'affirme ARLE. Mais, il est vrai que l'école bute face à ses contradictions, et qu'on imagine mal qu'un élève puisse doubler son année scolaire pour des motifs de discipline.

Des "petits malins", en pleine révolte, pourraient même (avec cette fausse note) jouer les caïds en établissant le record des zéros de conduite ! Par conséquent, loin de « créer un climat scolaire propice à l'étude », cette note pourrait exacerber les conflits et avoir des effets contre-productifs.

Pour ARLE, l'introduction de cette note de comportement permettrait d' « en finir avec l'impunité ». Cette affirmation est gratuite et dénigrante envers l'école traitée implicitement de "ventre mou", qui n'entreprend rien pour lutter contre les indisciplines et incivilités des élèves.

Cette allégation est inexacte. A l'école publique genevoise, au Cycle d'Orientation (en tout cas dans certains Cycles), des contrôles très stricts sont établis pour faire respecter les règles scolaires. Il existe, par exemple, un "Carnet de bord" que chaque élève doit avoir continuellement sur lui, à tous les cours. Si un élève oublie son Carnet de bord ou d'autres affaires (cahier, règle, etc.), l'oubli sera noté par le professeur, tout comme les devoirs non faits et les indisciplines. Ce "Carnet de bord", remis tous les quinze jours au "Prof de classe", donne lieu à une évaluation, suivie de commentaires, qui peut être valorisante ("TB continue"), encourageante ("Essaie d'être plus ponctuel"), menaçante ("Si la prochaine quinzaine tu continues avec ce langage, tu auras une retenue") ou punitive ("Tu as eu 2 remarques, tu as une retenue"). Il est donc faux de faire croire que l'école est devenue un lieu où tout serait permis.

Est-ce que la note donnerait une meilleure lisibilité du comportement de l'élève ? Toute note est rapidement saisie. C'est son avantage. Ses défauts résident par contre dans la difficulté à établir des critères objectifs (surtout pour le comportement) et dans les contestations incessantes qu'elle peut générer. Peut-on aussi sanctionner un élève de 8 ans, qui arrive en retard à l'école sachant la dépendance parentale dans laquelle il se trouve ?

Par ailleurs, au primaire, on peut sérieusement craindre qu'une note de comportement péjore le climat scolaire (déjà bien détérioré par les récentes réformes) et multiplie les conflits et les contestations. Des parents qui peuvent être dans le déni complet des difficultés de leurs enfants, exigeront une preuve au comportement déviant de leurs enfants. Or, comment prouver, par exemple, qu'un élève a craché sur un camarade ? Ils prendront alors d'assaut les directeurs et directrices des écoles primaires pour se plaindre que l'enseignant(e) persécute injustement son enfant et menaceront de déposer une plainte auprès du chef du DIP. Pas sûr que les directeurs et directrices soutiennent alors l'enseignant qui aura vite compris que s'il ne veut pas d'ennui, il lui faut éviter de mettre de mauvaises notes de comportement à ses élèves. Une fois encore l'aspect dissuasif de la note de comportement n'est pas certain...

A ce sujet, un témoignage d'un enseignant en Valais où les élèves, comme le rappelle André Duval dans son Blog (http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/), ont des notes de conduite et d'application, est intéressant.

« Les élèves ont, effectivement, en Valais une note de conduite et une note d'application (pour évaluer l'ardeur, l'effort et le soin apporté aux travaux). Ce système de note n'a jamais été vraiment remis en question en Valais, car pour nous, les notes, c'est quelque chose d'acquis » (les notes scolaires, en Valais, sont semestrielles).

Ce même enseignant précise néanmoins qu'il est rare qu'un élève ait une note de conduite en dessous de 5. « Pratiquement tous les élèves ont une note de conduite entre 5 et 6 », car dit l'enseignant :

- « il y a, peut-être, peu d'élèves problématiques en Valais, et qu'un 4  de conduite amènerait l'élève à se faire sonner les cloches à la maison » ;

- « et cette note porte à discussion. Les critères sur lesquels elle est fondée ne sont pas solides. Comment évaluer le respect des camarades, le respect des règles d'établissement, le respect de la politesse ? Ce n'est pas facile. Il faut donc vraiment qu'un élève fasse le corniaud pour mettre une note au-dessous de 5 ».

Seulement voilà, ce qui se passe en Valais n'est pas forcément transposable à Genève. A suivre le témoignage de cet enseignant valaisan, on peut penser que les liens sociaux et familiaux sont plus resserrés en Valais qu'à Genève, et que l'autorité de l'enseignant est encore bien respectée.

Pour conclure, ce qui me rebute le plus dans l'initiative de ARLE, c'est la vision qu'elle porte sur l'humain ! Attachée aux valeurs libérales, d'une veine humaniste, je ne supporte pas cette idéologie de la transparence, où il faudrait établir toujours plus de documents avec des chiffres clairs, « compréhensibles par le maître, par l'élève, par les parents et par le monde professionnel » !!!

Cette idéologie de la transparence sévit déjà bien trop à l'école ! Au nom du fameux "rendre compte", l'institution scolaire a déjà introduit un carnet scolaire qui suit l'élève de la 1E à la 6P. Exigera-t-on bientôt que ce Livret scolaire suive l'élève jusqu'au Cycle d'Orientation ?

N'adhérant pas cette pédagogie de la continuité, mais défendant bien plutôt une pédagogie de la rupture, je me garde bien de lire, lorsque j'ai de nouveaux élèves, ce que les précédents enseignants ont pu écrire sur tel ou tel élève.

Où mène cette vision répressive (ou technocratique) de l'humain ? Oublie-t-on que l'enfant, comme tout être humain, possède une part de liberté et qu'il n'est ni immuable ni prévisible ?

Entrer dans le monde professionnel peut permettre à un jeune de trouver sa voie. Même le pire élève, placé dans un contexte différent avec d'autres partenaires, peut changer du tout au tout. Pourquoi donc présenter cette note de comportement comme un atout pour le monde professionnel ? Doit-on vraiment boucler l'avenir d'un jeune (à une époque où il est déjà si difficile pour lui de trouver une place d'apprentissage) parce qu'il aurait été un mauvais élève ?

Non, décidément, cette idée de "ficher" l'enfant dès les classes enfantines ne me plaît pas ! Elle est une vision inquiétante. Pour moi, éduquer et instruire, c'est faire un pari sur l'avenir d'un jeune.

S'inspirer du passé est une bonne idée. Mais plutôt que de reprendre des pratiques aujourd'hui inadaptées, il faut prêter l'oreille à ces voix du passé, à ce qu'elles ont à nous dire. Je donnerai le dernier mot à l'illustre Henri Marion, qui écrit en 1884 : « Former un homme est chose de finesse: c'est chose de péril: n'y hasardez pas l'infaillibilité d'une géométrie bien conçue et n'en espérez point la tranquillité suprême des démonstrations bien conduites. Il y aura lutte; il y aura de l'imprévu; il y aura les brusqueries, les coups de tête, les défaillances, les relèvements, les inerties, les miracles de la nature active et libre: il y aura tout le va-et-vient tumultueux, éclatant en harmonies ou dégénérant en chaos, qui est dans l'homme comme sur la mer ».

 

 

 

 

 

18:59 Publié dans politique scolaire | Lien permanent | Commentaires (17) | |  Facebook | | |

Commentaires

Deux choses, Madame.
A vous suivre, il faudrait supprimer toutes les limitations de vitesse sur nos routes pour ne pas prendre le risque de voir des chauffards concourir pour devenir un recordman de la vitesse.
Ne vous est-il pas venu à l’idée que si, en Valais, les problèmes sont bien moins importants qu’à Genève, c’est justement parce que les valaisans, eux, ont eu la sagesse de ne JAMAIS sombrer dans l’angélisme genevois…jamais ils n’ont supprimé une quelconque note, de comportement comme de travail.

Écrit par : Joe | 03/02/2011

Encore une chose, Madame.
"N'adhérant pas cette pédagogie de la continuité, mais défendant bien plutôt une pédagogie de la rupture, je me garde bien de lire, lorsque j'ai de nouveaux élèves, ce que les précédents enseignants ont pu écrire sur tel ou tel élève."
Je croyais qu'il existait maintenant toute une nouvelle oganisation de l'école primaire qui justement mettait l'accent sur le "suivi collégial" de l'élève?! Seriez-vous "hors la loi" ?

Écrit par : Joe | 03/02/2011

Il est difficile d'expliquer pourquoi le Valais connaît moins de difficultés avec ses élèves qui obtiennent de meilleurs résultats à PISA.
Certains prétendent que c'est parce que, en Valais, les cours de religion ont été maintenus à l'école primaire. Les élèves valaisans ont en effet 2 heures par semaine, de “catéchisme“, nommé aujourd'hui “enseignement religieux”, et qui est donné en partie par les prêtres. Bon, on imagine mal Genève, qui a introduit, depuis plus d'un siècle, dans sa Constitution une séparation entre l'Etat et l'église, revenir sur ce chapitre-là.
D'autres affirment que c'est parce que les directeurs et directrices des écoles primaires en Valais tiennent également une classe, et que par conséquent le département de l'instruction publique valaisan gaspille moins son budget qu'il met davantage au service des élèves.
Vous voyez, cher Joe, que le sujet est touffu et que je ne pourrai pas vous trouver ce soir immédiatement la réponse au mystère valaisan.

Écrit par : Michèle Roullet | 03/02/2011

Joe, au sujet de votre deuxième commentaire, je peux confirmer que le “suivi collégial” existe bien dans les écoles. Enfin, pas toutes les années! Je ne voudrais pas verser dans une attitude extrémiste et prétendre que le regard de collègues n'est pas une aide pour un enseignant. Le “suivi collégial” peut être un lieu d'échange précieux. Toutefois et heureusement, ces séances n'ont pas lieu en début d'année. Cela permet donc aux enseignants (qui ne liraient pas les carnets scolaires) d'aborder leurs nouveaux élèves sans idées préconçues. Par ailleurs, je préciserai que, dans le “suivi collégial”, ce sont les enseignants qui expriment leur désir de parler de tel ou tel élève. Il y a donc une marge de manoeuvre suffisamment large pour que je ne sois pas “hors la loi”! C'est rassurant, non?

Écrit par : Michèle Roullet | 03/02/2011

"......(en tout cas dans certains Cycles), des contrôles très stricts sont établis pour faire respecter les règles scolaires. Il existe, par exemple, un "Carnet de bord" que chaque élève doit avoir continuellement sur lui, à tous les cours. Si un élève oublie son Carnet de bord ou d'autres affaires (cahier, règle, etc.), l'oubli sera noté par le professeur, tout comme les devoirs non faits et les indisciplines...."

DANS CERTAINS CYCLES....... peut-être en effet, et dans d'autres en tant que professeur de classe on doit FAIRE DISPARAITRE CE CAHIER DE BORD A LA FIN DE L'ANNEE POUR QU'IL N'Y AIT PAS DE TRACE "!!!

Voyons, il faut surtout pas stigmatiser l'élève et donner un aperçu clair à un éventuel futur employeur... surtout pas de transparence.. faire croire que..

Cette note elle aurait au moins le mérite de figurer dans le bulletin, et déjà cet état de fait mettra un peu la pression. Et aucune direction pourra demander aux enseignants de la faire disparaître !!!

J'avoue, je ne comprends pas votre réaction.

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 04/02/2011

"un 4 de conduite amènerait l'élève à se faire sonner les cloches à la maison » ;
"A suivre le témoignage de cet enseignant valaisan, on peut penser que les liens sociaux et familiaux sont plus resserrés en Valais qu'à Genève, et que l'autorité de l'enseignant est encore bien respectée".
C'est parce que les valaisans ont su garder des cadres, des valeurs que l'autorité parentale et celle de l'enseignant y sont encore présentes....et c'est avec des raisonnements tels que les vôtres que l'autorité du maître genevois a foutu le camp...il est temps de refaire confiance au maître. C'est son métier d'évaluer le comporement de ses élèves, même si c'est difficile! Mais voilà. il faut lui faire confiance, comme vous faites confiance à votre médecin. Malheuruesement, vous semblez faire partie de ces gens qui justement ont tendance à remettre en question cette AUTORITE qui se perdrait totalement si on vous suivait.
En ce qui concerne le suivi collégial,j'apprécie votre manière de noyer le poisson. Vous savez très bien qu'au sein des bâtiments scolaires, les cas d'élèves sont connus de TOUS! Allons allons, vous n'allez pas apprendre à faire la grimace à un vieux singe...

Écrit par : Joe | 04/02/2011

quand allez-vous comprendre que vous êtes de gauche, je dirais même de gauche primaire?

Écrit par : job | 04/02/2011

Ah bon! Vous me l'apprenez! Pourtant lorsque Jean Romain s'est exprimé sur "Genève à Chaud" le 26 janvier dernier, ses propos, très clairement, indiquait que la position adoptée sur cette note de comportement à l'école obligatoire dépassait le clivage gauche/droite. Il a même ajouté:"une grande partie de la gauche est d'accord avec nous" (le "nous" devant comprendre ARLE ou le comité de l'initiative populaire).

Écrit par : Michèle Roullet | 04/02/2011

ok je vais préciser puisqu'il le faut:

vous êtes de gauche, mais "à l' américaine"
ce que eux ils appellent "liberal", ça a la connotation "libertaire" pour nous
pour un républicain, c'est presque une insulte quand il traite un démocrate de "liberal"...vous suivez?

ça veut dire que pour qqun de droite, ce que vous devriez être selon votre appartenance à un parti genevois, sur les questions où des grands principes peuvent (doivent) intervenir, vous deviez prendre normalement des postions plutôt conservatrices

or ce n'est pas le cas avec votre posture pédagogique. vous ne donnez pas aux élèves des signaux universels, intemporels de ce que doit être la discipiline, sur le plan éducatif.

vous les laissez rentrer dans la confusion en louvoyant avec des concessions idéologiques à la réalité quotidienne qui se voudraient pragmatiques: ne pas vraiment punir, croire en l'élève quelque soit son passé et son passif, être LE maître ( souvent grand narcissique, en mal de reconnaissance égotique et de rétribution morale) qui va être LA rencontre adulte de sa vie pour l'élève, le faiseur de miracles scolaires qui va tout changer et révolutionner en quelque-sorte, élève problématique après élève problématique...

tout cela est cousu de fil blanc. c'est ce qu'on appelle de l'angélisme de gauche en matière pédagogique, ou de la grosse ficelle hollywoodienne pour une scénario de film romantique à scénario bon marché sur le plan intellectuel (vous voulez des titres de film ou ce sera pas nécessaire?)

il n'a jamais été question de dire que la note de comportement va résoudre tous les problèmes, seulement votre attitude qui consiste à chercher la petite bête dans l'histoire, la faille dans cette intitiative, peut se résumer à: mieux vaut que ce ne soit pas clair aux yeux des élèves ce que l'on attend vraiment d'eux, sur le plan comportemental.

pourtant ce n'est rien de compliqué: juste qu'ils commencent par se taire en entrant en classe, à écouter une fois qu'ils se sont assis et à obéir aux injonctions des enseignants (qui sont en général bienveillants et ne cherchent pas à jouir de caprices de pouvoir face à leurs classes). c'est tout.

d'ailleurs, pourquoi délirer sur les risques de contestation des parents? c'est ça l'école que vous nous proposez aujourd'hui: les parents contre les enseignents, vous avez rien de mieux à nous sortir comme argumentaire d'objection?! vous vous rendez compte comme c'est pauvre sur le plan de la consistance sociétale des propos pareils, ou pas? on va où comme ça?

oui il n'y aurait pas de clivage gauche-droite sur cette question de note de comportement s'il y avait des gens de gauche de le trempe d'un Chevènement comme en France, à Genève. Il n'y en a hélas bien sûr pas...il aurait peut-être pu y avoir dit-on un certain ancien doyen du collège sismondi, mais il aurait eu peur de trop se mouiller et de s'attirer les foudres de ses co-listiers, si intelligents et perspicaces puisqu'ils annoncent l'échec de l'initiative (gag).

si vous aviez entendu M. Chevènement, toujours brillant, et qui se rendra sûrement compte un jour qu'il a mal choisi son camp, lundi soir (sur france2) dans l'émission "complément d'enquêtes" au sujet de l'éducation, vous auriez pu voir qu'il existe des gens de gauche et non libertaires. il s'auto-proclame conservateur, mais du progrès.

de gauche et non-libertaire...le contraire de vous, en fait.

bon week-end et meilleures salutations,
job

Écrit par : job | 04/02/2011

Debloc note : selon Monsieur Jobin et quelques autres , la question de l'école des notes etc, transgresse les frontières gauche- droite. A considérer que vous soyez (à l'insu de votre plein gré) de gauche et que Chevénement se soit un peu gourer au moment de signer son bulletin d'adhésion. Devant tant d'ineptie, il faut tout de même rappeler que le Che français animateur d'un courant le CERES de la gauche de la gauche qualifiée de cryptocommuniste a un discours radicalement"si j'ose" anticapitaliste et résolument tiers-mondiste. mais je reconnais bien volontiers avec monsieur Jobin que sur la question des " modes de vie" ces communistes sont parfaitement "conservateurs" j'en veux pour preuve Jeannette Vermeersh Thorez femme emblématique du communisme à la française qui s'opposait résolument à la pilule "bourgeoise cela va de soit" Concernant la scolarité, cela confirme mon impression que le modèle de l'Arle est à chercher du côté de l'Union Soviétique liberticide certes mais sachant sélectionner des élites,et imposant une discipline républicaine qui devrait faire frémir de "plaisir" Monsieur Job.

Écrit par : briand | 04/02/2011

oui oui, m. briand, c'est ca...

je frétille, que dis-je, je frissonne de trop-plein de bonheur déjà devant tant de perspicacité contenue dans vos remarquables propos.

imaginez l'extase que je ressentirai quand les élèves genevois suivront cette discipline de fer mythique dont vous parlez dans vos fantasmes soviétophiles. hahaha, elle est bien bonne celle-là: vous nous croyez si puissants, si imbus de nos propres illusions, pour être capables de réaliser un tel retournement de situation, aussi radical? waouw, vous êtes en plein délire mon bon monsieur

et L'ARLE est une cellule bolchévique, trotskyste ou stalinienne maintenant, rires

vous avez gagné je crois le gérard de la-plus-grosse-ineptie-non pertinente-jamais-pondue-sur-un-blog, bravo

ARLE=évidemment grands extrêmistes liberticides et fascisants parceque nous en avons juste marre que le DIP tolère, négocie, voire impose le laxisme scolaire.

oulalala, vriament trop des gros méchaaaaaaaaaaaaaaaaaaaants ceux-là de l'ARLE:
des monstres, des ogres, des mangeurs d'enfants je vous dis!
continuez, on avance tous à grands pas grâce à vous m. briand, toujours!!!

Écrit par : job | 05/02/2011

encore 2 textes, rien que pour vous chère Mme Roullet:

http://www.re2.freesurf.fr/gene/muglioni.html

http://www.recherche-education.org/etudes/37.pdf

ceux qui prendront le temps de les lire pourront ensuite sauter toutes mes interventions (gain de temps bien sûr...et de souffrances litéraires), je n'aurai jamais la capacité d'écrire si bien et en si peu de pages tout l'essentiel de ce qu'il y a à dire aujourd'hui sur le thème scolaire.

à part ça, vous savez ce qui est triste, au parti libéral genevois? c'est peut-être un parti pour lequel j'aurais normalement une forte sympathie, sur le plan idéologique. mais malheureusement il n'est pas constitué seulement d'authentiques libéraux, sincères et convaincus.
bien au contraire: c'est du gâchis! certains ne sont là que pour défendre les privilèges des possédants, d'autres se prennent pour de grands humanistes, creux mondains et bourgeois distingués, jusqu'à la caricature; c'est vraiment un constat triste que nous sommes nombreux à tirer, alors que nos idées auraient pu nous pousser naturellement à militer en son sein (ou du moins donner nos voix dans la plupart des votations/élections).

merci pour votre diligence dans l'acceptation de mes billets,
phj

ps: ce triste sir de m.briand n'a même pas le courage de donner son vrai nom (c'est un pseudo)et il ose m'apostropher constament par mon vrai nom (encore faillait-il le trouver-bravo quel lucidité magistrale)...c'est est un lâche!!!

Écrit par : job | 06/02/2011

Vous savez, Job, vouloir défendre ses privilèges est une attitude répandue sur tout l'échiquier politique, de droite à gauche. Et si l'on devait établir le record de cette pratique, je pense que les Socialiste, avec leur politique des “petits copains”, gagneraient haut la main le concours!
Par ailleurs, il est tout à fait faux de croire que les riches sont à droite et les pauvres à gauche. Je connais quantité de Socialistes, qui crachent contre les banques, les avocats,les entrepreneurs, etc, alors qu'ils sont dans des propriétés luxueuses et mènent grand train de vie (grâce aux banques et à leur portfolio d'actions bien cotées en bourse!).
Non, Mister Job, ce qui distingue les Socialistes des Libéraux, c'est la vision de l'humain.
Les Libéraux considèrent que la liberté de l'individu est une valeur fondamentale, que l'homme est capable d'entreprendre et d'innover. Cela ne signifie pas qu'il ne faille des garde-fous contre la mégalomanie.
Pour les Socialiste, fondamentalement, on ne peut pas faire confiance en l'homme, on doit avoir un Etat qui le contrôle et qui met en place beaucoup de chefs (et de petits chefs) pour que tout le monde marche droit (enfin, où le Parti a décidé!).
Mais, merci pour vos commentaires
Michèle Roullet

Écrit par : Michèle Roullet | 06/02/2011

ps: ce triste sir de m.briand n'a même pas le courage de donner son vrai nom (c'est un pseudo)et il ose m'apostropher constament par mon vrai nom (encore faillait-il le trouver-bravo quel lucidité magistrale)...c'est est un lâche!!!
Pauvre job un simple coup de fil, de mail au porte-parole de L'Arle aurait suffit pour confirmer que Briand est mon nom . Le même porte-parole n'a pas hésité à m'envoyer un mail ,auquel j'ai répondu , j'ai égalemnt indiqué que sur Google il est possible de connaitre à quels travaux scientifiques mon nom est associés.
En fait de Ben Laden je suis plutôt identifiable. Job reprenez-vous! ou vous aurez une mauvaise note de comportement.

Écrit par : briand | 06/02/2011

Administratrice de mon blog qui est, comme tous les blogs récents, modéré, je passe les commentaires, car je n'aime pas la censure, et que le ton des messages que je reçois me semble encore tout à fait acceptable.
J'ai néanmoins l'impression d'assister à un duel entre Job et Briand (je ne connais ni l'un ni l'autre) dont les griefs et reproches semblent déborder du champ pédagogique et du sujet de la note de comportement.
Enfin, si cela vous permet de vous exprimer et de vous soulager, mon blog vous reste ouvert.
Mais vous pourriez aussi débattre autour d'une table avec un bon vin. Je vous suggère de l'Humagne, c'est un vin valaisan et il a eu une très bonne note.
Bien à vous, et pas de coups bas
Michèle Roullet

Écrit par : michèle Roullet | 06/02/2011

JOB reprenez-vous ou alors c'est la mauvaise note de comportement, vous êtes le seul du comité de l'Arle à ne pas signer de votre nom, votre président porte-parole compagnon secundo peut attester que Briand est MON VRAI NOM.
J'ai déjà fait savoir sur son site , qu'en cherchant sur Google on peut facilement voir mon nom associé à des travaux scientifiques faits à Genève.
j'ai parfaitement conscience d'agir comme du poil à gratter, si c'est insupportable , parlez-en à votre dermatologue .

Écrit par : briand | 06/02/2011

non ce qui est insupportable c'est que vous ressassez tous les lieux communs de la noosphère politico-médiatique en ce qui concerne la chose scolaire:
vous êtes le porte-parole de tous les discours bénis-oui-oui, bisounourso-compatibles qu'on entend constamment au DIP, à l'IUFE, à la FAPSE, etc.
vos mots sont le stéréotype de la voix officielle des bien-pensants qui ont inventé le "pédagogiquement correct" bont vous êtes un brillant représentant.

pour le reste si je me suis trompé ben tant pis mais je ne vais pas m'excuser non plus, vu que vous vous ne prenez aucun risque en racontant vos contes de fées pour néo-pédagogues glamour et amateurs de romance didactique. moi je m'expose un peu plus, il me semble...alors je vois pas trop quel rapport rebelle, héroïque ou même résistant avec un certain ben laden: ego démesuré?!

Écrit par : job | 06/02/2011

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