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10/12/2018

Enfin de la dignité en politique !

La semaine passée, j’ai suivi l’élection de nos deux nouvelles conseillères fédérales : Viola Amherd et Karin Keller-Sutter. Les hommages aux conseillers fédéraux sortant et les discours prononcés avec un savant dosage d’italien, d’allemand et de français ont été poignants. Enfin, Johann Schneider-Ammann, qui avait rappelé au monde entier que « rire est bon pour la santé », a apporté une touche d’autodérision bienvenue durant cette journée qui marquera l’histoire de la Suisse. Que notre pays est béni avec son système politique qui permet de trouver un équilibre entre les partis et les régions, en pratiquant l’art du consensus. Pour le PLR, qui n’avait jamais eu de femme au gouvernement depuis Elisabeth Kopp, soit depuis trente ans, l’élection de Karin Keller-Sutter, politicienne brillante et influente, est un triomphe qui met un peu de baume au cœur. Quel contraste avec la gestion calamiteuse de « l’affaire Maudet », véritable danse de Saint Guy avec pirouettes et grands écarts, qui a ridiculisé le parti ! En effet, la présidence du PLR genevois annonçait, un jour, en raison de la présomption d’innocence, qu’aucune démarche ne serait prise envers Pierre Maudet. Le lendemain, sans élément nouveau, elle agitait l’éventuelle demande de démission de Pierre Maudet. Affirmation démentie aussitôt auprès des journalistes qui se bousculaient au portillon du PLR !

Personne ne conteste que Pierre Maudet ait commis une erreur en acceptant une invitation à Abu Dhabi et en donnant des explications maladroites. En revanche, les attaques disproportionnées, incessantes, ainsi que les coups bas, portés même par certains de sa famille politique, sont honteux. Ne parlons pas des adversaires politiques, Batou et Vanek en tête, dont on ne saurait attendre autre chose ! Dans cette curée, où les plus implacables envers Pierre Maudet sont parfois de jeunes PLR, qui lui doivent leur carrière, pas de petits coups ! Est-ce un nouveau complexe d’ Œdipe où se joue la mort du père pour lui ravir sa place…

Comment expliquer autrement les fuites dans la presse d’informations confidentielles : contenu des séances du comité directeur PLR, voire contre-vérités, jetées en pâture à des journalistes ravis d’alimenter les dérives émotionnelles de notre époque, comme la prétendue découverte d’une association “secrète” où de l’argent aurait été versé. Cette décision de transfert du solde (après la part versée à la nouvelle entité PLR Ville de Genève) a été prise à l’unanimité des membres présents lors de la dernière assemblée générale des Radicaux Ville de Genève en 2011 et notifiée dans son procès-verbal. Faut-il préciser qu’à cette assemblée générale, participaient quelques délateurs zélés, qui, aujourd’hui, veulent la tête de Maudet, et que cette association était un secret de polichinelle au sein du PLR !

Que d’accusations envers Pierre Maudet ! A suivre le feuilleton journalistique, Pierre Maudet aurait même opéré à la place du professeur Philippe Morel ! Heureusement l’opération s’est bien déroulée, sinon PM (Pierre ou Philippe, à vous de choisir, les deux étant des têtes qui dépassent et sur lesquelles, certains s’acharnent) aurait été poursuivi pour homicide involontaire…

Bref, cet acharnement médiatique aura fini par énerver les Genevois ! Et, ce n’est pas l’intervention de la présidente du PLR Suisse, Petra Gössi, réclamant, au TJ de la RTS, la démission de Pierre Maudet, qui aura calmé le jeu ! Si cette intervention a donné une visibilité à Petra Gössi, jusque là inconnue des Romands, le PLR n’en sort pas grandi. Notre fédéralisme n’est-il plus une valeur du PLR ? Par ailleurs, de nombreux Genevois (et des Romands !), y compris des PLR, n’apprécient guère de recevoir des leçons de Berne. En revanche, si la présidente nationale du PLR veut s’occuper de Genève, qu’elle plaide à Berne pour que Genève cesse d’être bientôt le seul canton contributeur d’une péréquation financière fédérale, nommée abusivement : « péréquation équitable et solidaire » ! Là, elle gagnerait quelque sympathie…

Pour revenir à notre affaire, j’avoue que, si j’ai toujours reconnu à Pierre Maudet une énergie phénoménale, un courage et un engagement absolu pour la République, servi par un talent d’orateur hors du commun, je n’étais pas une inconditionnelle de ce politicien. Pour l’ancienne libérale que j’étais, Pierre Maudet m’apparaissait parfois trop sûr de lui, trop directif. Certes, son assurance était, en quelque sorte, le défaut de ses qualités.

C’est pourquoi, je ne dirais pas que Pierre Maudet garde toute mon estime, mais plutôt qu’il a, suite à sa mise à mort programmée et au jeu de massacre subi, gagné mon estime ! De même que la solidité d’un marin se révèle dans la tempête, de même la qualité d’un homme se manifeste dans l’adversité et les épreuves. Et là, il faut reconnaître que ce brillant conseiller d’Etat se conduit, dans cette tourmente, d’une façon digne et admirable. Ne s’est-il pas exprimé, à la dernière assemblée des délégués du PLR, avec une clarté et un esprit de concision exceptionnel sur la nouvelle loi pour la laïcité, qui montre combien Pierre Maudet reste fidèle à la République. Son discours a déclenché les applaudissements nourris de toute l’assemblée.

Tant que le Ministère public n’aura pas rendu les résultats de son enquête, Pierre Maudet aura mon soutien. Fidèle aux valeurs libérales humanistes, qui m’ont fait entrer en politique, j’exècre notre époque qui a substitué au slogan des années 68 « il est interdit d’interdire » celui de « il est interdit de faillir ». D’ailleurs, si on exigeait la démission de tous les politiciens qui ont commis des erreurs (dont certaines graves, Cf. mon précédent billet sur le sujet), les parlements deviendraient déserts.

Déplorable temps qui favorise les persécutions et les condamnations avant tout jugement ! Qui, au nom de la transparence, permet de détruire quelqu’un ! À cet égard, je suis effarée de voir que partout s’insinue une suspicion omniprésente dans les moindres pans de vie avec invectives et surenchères de dénonciations (souvent anonymes), favorisées par les réseaux sociaux. Et la presse, souvent complaisante, s’y vautre !

En tout cas, pour moi, celui qui perd son humanité n’a rien à faire en politique…

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14/11/2018

« Striptease comptable » de la responsable des finances

Les Genevois ont découvert, ahuris, que leurs magistrats confondaient allégrement prérogatives politiques et avantages personnels.

Ainsi, a-t-on appris par la Cour des comptes que nos magistrats, qui pourtant bénéficient d’une allocation annuelle de la vie chère de 6193.- (!) et d’un salaire annuel de 254'000 francs, faisaient passer leurs dépenses de confort sur le dos des contribuables. Des milliers de frais de taxis par là, quelques dizaines de milliers de frais de téléphone ailleurs, et, cerise sur le gâteau, des frais de bouche dans des bars à champagne.

La Cour des comptes a révélé, par ailleurs, que les magistrats de la ville avaient freiné, pour ne pas dire entraver, son travail d’investigation. Pris, mais pas contrits, les cinq conseillers administratifs, lors d’une conférence de presse hallucinante, ont expliqué avec détachement qu’ils avaient des circonstances atténuantes : le travail est dur (ils peuvent travailler le week-end !) et implique bien des frais. Madame Salerno a même déclaré qu’il était tout à fait normal de dépenser plusieurs milliers de francs de taxi « quand on est une élue femme », car en tant que telle, elle-même et Madame Adler, devaient souvent rentrer se changer pour assurer une représentation ! Mais de qui se moque-t-elle ? Sans aucun doute des femmes, cadres ou simples employées, mères de famille ou non, qui doivent se battre tous les jours, jonglant d’un rôle à l’autre, sans pouvoir s’accorder cet avantage de confort, payé par leur employeur.

Loin de saisir la gravité de la situation, Madame Salerno estime de surcroît qu’il ne serait pas adéquat de se soumettre à « un striptease comptable » (sic !) sans cautionner une société de défiance. Au-delà du caractère machiste d’une telle métaphore et de son inadéquation vu le contexte, la responsable des finances de la Ville de Genève oublie que les élus du peuple sont dans l’obligation de lui rendre des comptes. Et, si la magistrate se targue d’être la moins dépensière des cinq magistrats, cela ne l’exonère en rien. En effet, c’est moins le montant qui pose problème, que son allocation. Alors oui, de la même manière qu’un contribuable ou un employé doit rendre des comptes à l’administration fiscale ou à son employeur, la population, qui a été lésée, doit pouvoir retrouver confiance dans ses institutions politiques et exiger un “striptease intégral” de ces conseillers municipaux, pour reprendre la délicate métaphore de la magistrate.

Pour retrouver un peu de sérénité en Ville de Genève, il est indispensable d’instaurer un contrôle financier sérieux et d’exiger que la commission des finances du conseil municipal en Ville de Genève puisse avoir le détail des dépenses de la responsable des finances en Ville de Genève et des autres magistrats sans se satisfaire d’une tentative de sortie de crise par une unique (et simple) proposition de règlement.

 

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21/10/2018

L’Aquarius accoste au Municipal !

Après une pétition signée par 25'000 citoyens, l’appel de personnalités (une ancienne conseillère fédérale, une ancienne procureure de la Confédération, un ancien président du CICR, un prix Nobel, un évêque…) et l’interpellation déposée au Conseil fédéral, le 26 septembre, par trois conseillers nationaux (la socialiste : Ada Marra, le PDC : Guillaume Barazzone, et le PLR : Kurt Fluri) qui demande au Conseil fédéral que le Département des affaires étrangères (DFAE) enregistre l’Aquarius dans le registre des navires suisses, l’Aquarius a débarqué ce mercredi, bousculant l’ordre du jour du conseil municipal en Ville de Genève.

Pas étonnant qu’avec son gigantesque tirant d’eau, l’Aquarius ait créé des vagues au sein de ce plénum au point que les élus UDC, MCG et une majorité des PLR ont quitté l’enceinte du conseil municipal. Pour certains, l’issue du vote n’offrait plus le moindre intérêt, puisque le PDC soutenait M. Barazzone. Pour d’autres, la demande d’un débat accéléré de la gauche les a irrités, car ils se sont sentis privés de leur droit de s’exprimer. Néanmoins, à cet égard, aucune irrégularité au niveau du règlement du conseil municipal de la Ville de Genève n’a été commise. Toute délibération peut se faire en débat accéléré s’il est voté par la majorité.

Ce n’est certes pas la première ni la dernière fois que le conseil municipal de la Ville de Genève  s’empare de sujets sur lesquels il n’a aucune compétence. On peut même dire que ce parlement en a fait sa spécialité. C’est ainsi que les élus de la Ville ont pu discuter des droits de l’homme en Turquie, de l’intervention de l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza, de Théo, Bastien et Eleonora en attente d’un procès en France, « pour aide à l’entrée d’étrangers en situation illégale sur territoire national… », et bien d’autres sujets encore…

Néanmoins, lorsque des vies humaines sont en jeu, peut-être faut-il savoir être un peu moins légaliste. Avec la demande d’accorder le pavillon suisse à l’Aquarius, qui émane de citoyens de bords politiques divers, ne nous trouvons-nous pas face à une cause humanitaire, qui dépasse les postures politiques habituelles, et qui peut bien bouleverser l’ordre du jour d’un parlement de manière à envoyer un geste symbolique à la Confédération ?

D’après les chiffres donnés, l’Aquerius, ce navire humanitaire, a sauvé de la noyade, 30'000 personnes dont 6500 enfants. Avec Genève, berceau de la Croix-Rouge et des conventions de Genève sur les réfugiés, et qui abrite moult organisations humanitaires, la Suisse pourrait se montrer fidèle à sa tradition humanitaire et accorder le pavillon suisse à l’Aquarius. Oui, cela serait souhaitable !

Mais, est-ce réalisable ?

D’une part se pose un problème juridique. En effet, pour battre pavillon suisse, un navire doit être Suisse, donc avoir son siège en Suisse. Or, nul doute que l’association SOS Méditerranée, qui exploite l’Aquarius, n’est pas suisse, n’a pas son siège en Suisse et n’a aucune relation particulière avec notre pays. Donner à l’Aquarius le pavillon suisse reviendrait donc à transgresser la loi. Evidemment, la Confédération pourrait décider une dérogation pour octroyer le pavillon suisse à l’Aquarius. Néanmoins, une telle décision fragiliserait la Suisse et pourrait avoir des effets délétères. Par définition, toute loi est obligatoire. Elle a un caractère impératif et ne peut être modifiée en fonction d’aléas, de circonstances ou de causes, fussent-elles de nobles causes.

La stabilité politique de notre pays est d’ailleurs notre valeur la plus précieuse. Ne la bradons pas !

Racine ne nous dit pas autre chose avec Titus qui, devenant empereur, ne peut bafouer les lois et doit abandonner Bérénice, car :

Rome observe aujourd'hui ma conduite nouvelle.
Quelle honte pour moi, quel présage pour elle,
Si dès le premier pas, renversant tous ses droits,
Je fondais mon bonheur sur le débris des lois !

On pourrait me rétorquer qu’il ne s’agit pas, ici, de littérature, mais de sauver de la noyade et d’une mort programmée des milliers de réfugiés qui se trouvent dans des situations tragiques. C’est vrai !

D’autre part, accorder le pavillon suisse à l’Aquarius risque de mettre la Suisse en grande difficulté avec l’Europe et plus encore avec l’Allemagne. Rappelons que l’Aquarius est un navire allemand, exploité par l’Association SOS Méditerranée qui a son siège en Allemagne !

Pourquoi l’Allemagne n’accorde-t-elle pas le pavillon allemand à ce navire ? L’Allemagne est assurément consciente que l’Aquarius est source de conflits en Europe. Plusieurs pays refusent qu’il accoste sur leurs côtes, obligeant ce navire à errer pendant des semaines en attente d’une autorisation d’entrer dans un port. Accorder un pavillon à l’Aquarius, c’est essuyer des tempêtes avec d’autres pays.

C’est pourquoi, avant que la Suisse ne prenne une décision qui pourrait devenir un piège, laissons l’Europe avancer dans ce dossier de la migration et trouver des solutions plus justes et moins meurtrières comme d’ouvrir une voie légale à la migration.

Mettre en danger les bons offices que la Suisse sait mener dans le cadre de la politique extérieure comme médiatrice dans la communauté internationale, pour secourir l’Aquarius, pourrait être une tragédie. Experte dans le soutien qu’elle peut apporter dans des négociations de paix (négociations de plus en plus urgentes dans ce monde où les guerres, les crises et les tensions géopolitiques n’ont jamais été si vives), la Suisse peut sauver des millions de vies humaines. Qu’elle ne l’oublie pas dans la décision qu’elle prendra au sujet de cette demande d’un pavillon suisse pour l’Aquarius.

Aussi, laisserais-je à nos sept sages trancher ce choix cornélien de l’Aquarius. Pour ma part, j’ai préféré, comme conseillère municipale, voter une abstention sur le sujet.

 

 

 

 

 

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11/10/2018

La voix d’Antoine Sfeir s’est éteinte

Début octobre, trois voix superbes nous ont quittés :

- Celle de Charles Aznavour dont le monde entier a rendu l’hommage mérité à cet auteur-compositeur-interprète qui a enchanté des générations qui continueront à fredonner « La Bohème », « Emmenez-moi »…

- Celle de Montserrat Caballé, « la dernière diva du bel canto », « La Superba ». Mais, là aussi, heureusement, il nous sera toujours possible d’entendre sa puissance vocale et les nuances de ses interprétations dans les enregistrements https://www.youtube.com/watch?v=P9LOqOvcJBU de cette sublime soprano.

- Enfin, celle d’Antoine Sfeir. Les médias français n’ont pas manqué de rendre hommage à ce journaliste, politologue (franco-libanais), grand connaisseur du Moyen-Orient et du monde arabo-musulman. En revanche, la Presse en Suisse, semble avoir été plutôt silencieuse sur la disparition de cet intellectuel qui avait, il est vrai, davantage de résonnance en France.

Néanmoins, nul doute qu’Antoine Sfeir était une grande voix, un passeur unique entre l’Orient et l’Occident. Or, avec le conflit endémique au Moyen-Orient, qui entraîne des massacres de populations et menace de s’étendre toujours plus, la sagesse d’Antoine Sfeir nous manque déjà.

Antoine Sfeir.jpegAuteur d’une vingtaine d’ouvrages, Antoine Sfeir était une voix particulière (au sens propre et figuré). Sa légère paralysie d’une lèvre (liée à une poliomyélite dans l’enfance) lui donnait une légère grimace (qu’il qualifiait de « sourire sarcastique ») et un ton inimitable. Ce qui caractérise cet homme fut son combat infatigable pour transmettre la connaissance de l’Autre. Car, pour lui, respecter l’Autre ou les Autres, implique qu’il faut les reconnaître. Or, comment pouvons-nous prétendre reconnaître les Autres si nous ne les connaissons même pas ? C’est animé par cette exigence qu’il deviendra chroniqueur, écrivain, journaliste (fondateur et directeur de la revue « Les Cahiers de l’Orient »), président du « Centre d’étude et de réflexions sur le Proche-Orient », conférencier, consultant de radios et journaux français et enseignant des relations internationales, sans manquer d’aller dans les banlieues françaises rencontrer les jeunes pour leur transmettre son amour de la connaissance. Car, assurément, pour cet homme, pétri de culture, le meilleur antidote à tout fanatisme, c’est la connaissance, le savoir, la curiosité et l’étude…

L’enlèvement de ce politologue, en pleine guerre au Liban par des milices palestiniennes où il fut torturé, l’amènera à quitter son pays pour se réfugier à Paris.

On comprend mieux combien cet homme érudit et exigent ne pouvait tolérer la complaisance et la supercherie. A cet égard, il faut se rappeler qu’il fut l’un des premiers à dénoncer l’imposture de Tariq Ramadan qu’il qualifia, en 2001, de « fondamentaliste charmeur, spécialiste du double langage ». Evidemment, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, qui aimait, ne l’oublions pas, se présenter comme un « savant de l’islam », déposera une plainte en diffamation contre Antoine Sfeir. Mais, après un long procès (M. Ramadan fit appel du premier jugement), la Cour d’appel de Lyon relaxa Antoine Sfeir de toute accusation.

Antoine Sfeir ne relâcha jamais sa vigilance contre les dérives sectaires et fanatiques. Dans l’extrait mis en ligne, on l’entend, à la Mission parlementaire française, s’exprimer sur le “voile intégral” en 2009. Un morceau d’anthologie ! A écouter absolument sur: https://www.youtube.com/watch?v=lcr9WGBrOyg

Pour (re)entendre Antoine Sfeir, ardent défenseur de l’histoire, de la littérature, de la liberté et des droits de l’Homme, reprenons sa conférence : « Cet orient si compliqué, comment le comprendre ? » (Liège, 2016) https://www.youtube.com/watch?v=GGllG-CvMlo et rappelons-nous que…

Si l’homme nous a quittés, sa voix perdure…

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27/09/2018

Thévoz : pseudo courage et leçons de fausse morale face à Pierre Maudet

Il faut lire le dernier billet de Thévoz « Un peu de courage Monsieur Maudet » pour découvrir toute la perfidie et l’hypocrisie de politiciens qui se pourlèchent des déboires de M. Maudet.

Premier mensonge de M. Thévoz : oser se qualifier de « citoyen lambda », alors qu’il est une pièce d’artillerie lourde (même trop lourde !) des socialistes : conseiller municipal socialiste en Ville de Genève pendant 7 ans, député depuis 2018, co-président de la section du parti socialiste de la Ville de Genève, membre du comité directeur du parti socialiste genevois, animateur et rédacteur du journal du parti socialiste Ville de Genève, le « Causes Communes » et membre d’une multitude d’associations qu’il serait fastidieux de lister ici. Personne n’est dupe, ni au parti socialiste ni dans les autres rangs politiques, que cet homme se rêve conseiller administratif, conseiller d’Etat voire conseiller national. Il faut donc juger les propos injurieux de Monsieur Thévoz à l’aune de son ambition démesurée.

« Je ne suis pas un vautour, je ne crie pas avec les hyènes » ose-t-il écrire ! Pourtant, à chaque ligne de son brûlot, se lisent le dédain et le fiel de ce militant socialiste, qui jure qu’il n’a rien personnellement contre le conseiller d’Etat Maudet, car « Votre peau n’intéresse pas les Genevois.es. Nous souhaitons simplement que l’Etat fonctionne d’une manière adéquate et transparente […] laissez la collectivité tranquille […] Personne apparemment ne peut vous obliger à changer pour devenir un homme nouveau ».

Il est intéressant de relever que Monsieur Thévoz fait preuve de beaucoup de courage en cherchant à cautionner son propos par l’utilisation du pronom “nous“ pour se réfugier derrière une collectivité anonyme : « Nous souhaitons simplement… ». Il est tout aussi instructif de voir que ce donneur de leçons plaide pour « un homme nouveau ».  Oui, c’est hallucinant ! On aurait pu penser que cette rhétorique stalinienne de l’ « homme nouveau » était dépassée ! Mais, apparemment, M. Thévoz, épris de marxisme, nage toujours dans cette idéologie communiste, qui a fait des millions de victimes… Pas étonnant qu’il se présente en libérateur et appelle M. Maudet à démissionner pour, lui dit-il, «  mettre vos forces et votre énergie à assurer et organiser votre défense face aux lourdes accusations pénales qui pèsent à votre encontre » !

Deuxième, troisième, quatrième… mensonge de M. Thévoz : prétendre que M. Maudet entretient un climat impropre à la bonne gestion du canton est une diffamation ! Ce qui entretient un climat impropre à la démocratie, ce sont des gens comme M. Thévoz, ces donneurs de leçons qui ne cessent d’attiser la haine avec leur vision d’un monde binaire, où ils se placent inexorablement du côté des bons et des justiciers calfeutrés dans leurs certitudes. Ces coups de butoirs contre notre démocratie viennent de la violence de critiques disproportionnées et de l’acharnement médiatique de certains journalistes qui veulent « combiner la chasse à la bête blessée et la chasse au lectorat » (in, M. J.-S. Eggly). Pari toutefois risqué ! En effet, les genevois en ont assez de ces vautours et de ces hyènes et nombre de lecteurs, écœurés, résilient leur abonnement. D’ailleurs, jusqu’où ira cet esprit de suspicion et de délation ? N’y aurait-il pas une anthologie de la Presse à écrire sur l’orientation des enquêtes journalistiques ? Quant aux journalistes d’investigation, ne trouvent-ils pas généralement que ce qu’on leur donne ou ce que des gens, avec des intérêts bien particuliers, veulent bien leur donner en pâture ? Voici quelques exemples d’une Presse genevoise plutôt complaisante avec la Gauche :

- l’affaire Pagani : les manipulations du matériel de vote (qui ne peuvent être mis sur le compte d’une distraction, puisque les membres du bureau du Municipal avaient clairement notifié à Rémy Pagani les modifications à apporter) ont rapidement essoufflé la Presse alors même que cet abus de pouvoir a coûté cher aux contribuables ;

- l’affaire Salerno où un fonctionnaire se serait fait licencier pour avoir refusé de pondre des articles pour le compte personnel de la magistrate ainsi que des commentaires anonymes sur des sites pour servir la campagne de cette dernière. Sans réelles investigations journalistiques, cette affaire s’est rapidement dégonflée ;

- les affaires d’un procureur qui a poursuivi, il y a quelques années, très loin des procédures. Or, ces dernières ont-elles toujours été menées avec le discernement voulu ? N’ont-elles pas entraîné l’Etat à devoir payer d’exorbitants dédommagements ?

- les affaires qui ont ébranlé la Conseillère d’Etat, Mme Emery-Torracinta, avant les élections cantonales. Là, il faut reconnaître que cette conseillère d’Etat socialiste n’a guère été épargnée par les attaques disproportionnées de la Presse. Mais, il est bon de rappeler qu’il y a eu des fuites au DIP, dont toute la hiérarchie est socialiste, et que des querelles intestines faisaient alors rage au sein de ce parti. En revanche, dans cette difficile tourmente que traversait Mme Torracinta, la droite n’a pas réclamé la démission de la magistrate. Les erreurs commises par des élus de droite seraient-elles plus condamnables ? Rappelons, tout de même, que cette malheureuse affaire Maudet n’a pas coûté un sou au contribuable, que le conseiller d’Etat ne s’est pas non plus enrichi, et que rien, jusqu’à présent, ne permet d’affirmer qu’il aurait donné des contreparties en échange de ce voyage à Abu Dhabi (qui, entre nous, ne devait pas forcément être une partie de plaisir !).

Cela étant, pour revenir à M. Thévoz, ce politicien avide de pouvoir, a-t-il des œillères ou ment-il une fois encore lorsqu’il écrit que ce n’est pas une élection qui a amené M. Maudet au pouvoir, mais un serment pris devant le peuple ? Non, Monsieur Maudet a bien été élu au premier tour et à la majorité absolue des votants. Quant à la levée de l’immunité, faut-il rappeler à Sylvain Thévoz que M. Maudet l’a demandée également pour se défendre et répondre aux besoins de la justice !

Assurément, non content d’injurier Pierre Maudet, Monsieur Thévoz lance des insinuations gratuites contre l’ancien président, François Longchamp. D’ailleurs, l’emploi du mot « deal » est inadmissible et utilisé par les trafiquants de drogues. M. Thévoz, connaît-il par hasard ce milieu pour emprunter ce vocabulaire ?

Enfin, faut-il rappeler que, en tant que député, M. Sylvain Thévoz a aussi prêté serment de respecter la République, la vérité et de remplir consciencieusement son mandat pour le bien de la patrie. A l’évidence, en lisant sa diatribe, on comprend qu’il est loin d’honorer son serment ! Ses invectives grossières montrent surtout le peu de valeur qu’il accorde à notre système démocratique. Il est vrai que la République mérite d’autres défenseurs que Sylvain Thévoz qui a des méthodes d’Etats totalitaires, où chacun soupçonne l’autre (et le dénonce) d’être un traître à l’Etat, sans connaître le dossier et sans besoin même d’instruction judiciaire ! En fait, ce que défend Thévoz, c’est un Etat fouineur !

Néanmoins, au lieu de donner des leçons de fausse morale, Monsieur Thévoz ferait mieux de cesser d’être hypocrite, de faire son autocritique et de démissionner de son mandat de député. A cet égard, il n’y aura pas besoin d’élection complémentaire. Tant de camarades “viennent-ensuite” se réjouissent d’occuper avantageusement ce poste que Sylvain Thévoz ne mérite pas.

Allez, Monsieur Thévoz, un peu de courage !

15/09/2018

Je ne sais plus où donner de la plume

Laisser trop longtemps sa plume dans son étui n’est pas salutaire. Elle tressaille, tressaute et s’irrite d’avoir été mise au rancart.

Encore engourdie, elle s’offusque d’avoir été délaissée et veut reprendre du service, car elle prétend avoir des “choses” à dire ou plutôt à écrire…

Je voudrais la retenir, mais impossible, car je lui ai cloué le bec depuis trop longtemps et elle me fait sa crise.

Bon, sentant qu’elle me glisse entre les doigts, je la laisse s’ébrouer, sachant d’avance qu’elle va exagérer et saisir, en affamée, une grappe pléthorique de sujets.

Mais, quitte à perdre des plumes, il me faut bien autoriser ma plume à se dissiper, à s’égarer, à tracer peut-être même des “bibelots d’inanité sonore” pour pouvoir, peut-être, retrouver une voix. Reste que je ne sais plus vraiment où donner de la plume. Tant de sujets ! Alors, pas tout à fait par hasard, je choisis trois sujets qui ont défrayé ces temps les médias.

 

  1. Tout d’abord, cette proposition de deux professeurs belges (une vraie blague belge, puisque ce ne peut être un poisson d’avril !) de supprimer l’accord du participe passé au féminin. Ces professeurs n’auraient-ils pas passé de trop longues vacances d’été et éprouvé le besoin, à la rentrée scolaire, de créer un buzz pour exister à nouveau ? En tout cas, certains ont mordu à l’hameçon et se sont mis à gémir sur les difficultés de la langue française en plaidant qu’il faut la changer. On subit déjà, depuis quelques années, les oukases de ceux qui, confondant le genre des mots et le sexe, veulent imposer un langage dit “épicène” si lourdingue qu’on ne parvient plus à débattre de quoi que ce soit sans avoir un redresseur du langage qui censure nos propos au nom de la défense de la cause des femmes. Et, étrangement, ce sont ces mêmes “épicéniens” et ”épicéniennes” qui, offusqués par la complexité de la langue française (qui nuirait à la communication et au “vivre ensemble”) seraient prêts à faire passer à la trappe l’accord féminin du participe passé avec l’auxiliaire avoir ! Heureusement, comme je l’ai déjà écrit dans un billet, « la langue a une vie propre à laquelle on ne peut rien. »

 

  1. L’autre sujet qui m’a fait bondir, c’est cette idée folle qui a saisi le parlement de Neuchâtel, qui a décidé de débaptiser le nom d’une place (l’Espace Agassiz) pour le remplacer par le nom de la première Neuchâteloise élue au Conseil national. Sur ce sujet, lire l’excellent article de Julien Sansonnens (in, Le Temps). 

    Pourquoi, ce changement de toponymie ? Parce que le parlement neuchâtelois a trouvé que M. Agassiz, grand savant du XIXe siècle d’une réputation mondiale, avait émis des propos racistes. Faut-il rappeler que la XIXe siècle (siècle de la science !) s’est passionné pour la phrénologie qui prétendait, avec l’étude de la forme du crâne, pouvoir déceler le caractère d’un être humain (son intelligence, ses dons, etc.) et hiérarchiser les races humaines. Avec nos critères actuels, tout le XIXe siècle serait donc raciste ! Il est donc absurde de s’emparer du passé pour faire triompher ses propres idéologies. L’histoire ne doit pas servir à censurer nos prédécesseurs, mais nous permettre de mieux comprendre notre époque. Se porter en justicier du passé est une lâcheté pour n’avoir pas à penser les problèmes actuels. Cette négation de l’histoire aura des effets boomerangs ravageurs avec des chasses aux “impurs” sans fin. Débaptisera-t-on un jour le collège André-Chavanne sous prétexte que ce conseiller d’Etat était un “trop” bon vivant qui aimait beaucoup boire et… 

  1. Le troisième sujet que je voulais aborder, c’est l’affaire Maudet. Cependant, les salves tirées avec une délectation par des prédateurs et des chacals qui jouissent de voir ce brillant politicien pris les doigts dans le pot de confiture, m’indignent. La faute commise mérite-t-elle que ce conseiller d’Etat y laisse tant de plumes ? Ce sera à la justice de faire son travail en toute indépendance.

 

 

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11/06/2018

Quand le sexe enterre la politique

Le Conseil municipal en Ville de Genève élit chaque année son bureau dont trois membres qui assument respectivement : la présidence, la première et la deuxième vice-présidence. À la session du 5 et 6 juin dernier, ce délibératif a accepté majoritairement le projet de délibération « Égalité au Conseil municipal, pour une présidence obligatoirement mixte » (PRD-160). Ce PRD de l’Alternative (plus une signature PDC !) a été soutenu et défendu par la conseillère municipale, Albane Schlechten.

Avec une mixité obligatoire de la présidence, ce PRD instaure, au sein d’un parlement, une ségrégation fondée sur le genre. Avec une rhétorique remplie de bons sentiments, on a argué qu’imposer la mixité permettrait « d’amorcer des changements sociétaux concrets », et de jouer sur les représentations en donnant aux jeunes femmes des figures d’identification positives. L’adjectif le plus employé dans cette “plaidoirie” a été : « progressiste » ! Il faut être progressiste ! Évidemment, une fois que l’on revendique être dans du progressif, il n’y a plus rien à prouver ni même à répliquer. Émettre quoique ce soit comme réserve ou critique revient à être, irrévocablement, claquemuré dans le camp des conservateurs et des demeurés qui se complaisent dans leur immobilisme. On peut toutefois rester sceptique, face à ce progressisme…

Chaque époque a ses miroirs aux alouettes. Les femmes, dans les années 70, croyaient se libérer en ôtant leurs soutiens-gorge. Aujourd’hui, la gauche imagine qu’en massacrant la langue (avec son langage épicène !) ou en imposant des quotas, on améliore la condition féminine. Par ailleurs, en portant l’étendard du progressisme, cette gauche croit naïvement que le monde est un fleuve tranquille, et que, inexorablement, la société se bonifie. Or, l’histoire nous offre bien des récits remplis de soubresauts, de crises, de régressions et même d’anéantissements de civilisations. Imaginer que la répression, l’interdiction et la prescription puisse marginaliser davantage les femmes ne semble pas effleurer les esprits de ces militants qui ne peuvent pas s’offrir le luxe du doute.

Pour revenir à ce PRD, un conseiller municipal s’est interrogé sur les individus qui ne veulent être identifiés ni au genre masculin ni au genre féminin. Que faire dans ce cas-là ? Pour les adeptes de cette mixité imposée, pas de problème ! Car, si des règles et l’imposition de la mixité « agissent comme un accélérateur des changements sociétaux », il faut avancer « par petits pas » (sic !), et « que, pour l’instant, c’est une mixité binaire qui est réclamée par ce projet de délibération, ce qui n’exclut pas qu’à l’avenir, une mixité avec un sens plus large soit défendue au sein du Conseil municipal » (p. 4, in, Rapport PRD-160).

À dire vrai, ce PRD, outre son aspect sexiste, porte atteinte aux droits politiques et à la liberté de vote. En effet, séparer des candidats en prenant le critère de sexe viole la Constitution de la République et canton de Genève (Art.1 et 15 alinéas 1 et 2). D’ailleurs, aucun organe législatif en Suisse n’a dans son règlement une quelconque disposition pour imposer une mixité des genres. À cet égard, au National, des commissions du Conseil des États et du Conseil national ont refusé récemment un texte visant à instaurer des quotas de genre.

Ce nouveau règlement, ne met-il donc pas en danger notre démocratie ? En effet, où va s’arrêter cette velléité de sélectionner des candidats à une charge politique avec des critères qui n’ont plus rien à voir avec la politique ? Va-t-on légiférer sur la représentativité des candidats en introduisant des critères comme : l’âge ; le domicile sur la Rive Gauche ou Rive Droite, les indépendants et salariés, l’orientation sexuelle ou encore les porteurs de lunettes et ceux qui n’en ont pas (après tout, on ne voit peut-être pas le monde de la même manière derrière des verres !).

Par ailleurs, ce projet, qui prétend quitter les stéréotypes, proposer une solution pragmatique, et qui nous invite à être “audacieu-se-x-s” (style épicène !), est mauvais, car il s’inspire de postulats pervers :

- il postule que les femmes sont un tout homogène, déterminé biologiquement par leur Nature. Ce serait ainsi moins leur engagement politique au sein d’un parti qui orienterait leurs actions qu’une certaine manière de faire de la politique propre à leur sexe ;

- il enterre la raison politique. Mme Schlechten croit-elle vraiment pouvoir mieux s’identifier à une conseillère municipale femme PLR qu’avec son camarade socialiste, Ulrich Jotterand, assis à côté d’elle ;

- il accrédite l’idée que la femme serait le “sexe faible”, qui doit être aidé par des lois et des règlements pour accéder à des fonctions supérieures ou de représentation.

En outre, ce projet pose un problème. Le champ d’application de ce règlement ne porte pas sur le mode de désignation au sein des partis. Dans quelle mesure cette règle de ségrégation peut-elle être imposée à d’autres partis ? Un parti peut avoir ses propres règles à l’interne. Le parti socialiste défend, par exemple, la parité (pas toujours respectée !) entre hommes et femmes pour ses candidats à des élections. Le parti libéral-radical n’autorise pas le double mandat. Le parti Laliste-Femmes 2018 au Grand Conseil n’acceptait que des femmes (on n’ose imaginer le tollé si une liste n’avait inscrit que des hommes !).

Ironiquement, il faut enfin relever que ce PRD n’a aucune pertinence vu que la présidence a presque toujours été mixte, à quelques exceptions près. Parfois composée uniquement de conseillers municipaux, elle a aussi été entièrement féminine. Quant à cette année, le bureau et la présidence sont composés de 6 femmes pour un homme. C’est dire !

Assurément, pour cette gauche moralisatrice, toujours prête à donner des leçons, et qui affectionne de réguler toujours plus nos vies, il faut dire et marteler que cette surenchère de lois et de règles nous pourrit la vie !

Cela étant, il faut espérer que la surveillance des communes abroge ce projet de délibération (PRD-160) contraire au droit supérieur.

 

 

 

 

 

 

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04/06/2018

Initiative « Monnaie pleine » : la prospérité de la Suisse est en danger !

Le 10 juin, le peuple suisse sera appelé à se prononcer sur une initiative qui menace la prospérité de notre pays. Le dispositif, proposé par les initiants, vise à donner le monopole de création monétaire à la Banque Nationale Suisse (BNS).

Comme l’a dit M. Guillaume Barrazzone, d’une manière imagée et provocatrice, dans l’Emission « Infrarouge » (du 23 mai 2018) : « cette initiative, c’est un système quasi communiste qu’on nous propose, parce que la masse monétaire à injecter dans le système économique sera décidée par la BNS ». Les banques commerciales n’auraient plus le droit de créer de la monnaie scripturale (une monnaie qui circule par simple jeu d’écriture). Elles ne pourraient donc plus octroyer des crédits sans avoir les fonds et devraient emprunter de l’argent à la BNS. Quel en serait le coût ? On peut supposer que tout le trafic des paiements (par ordre bancaire, débit direct, carte de crédit) ainsi que les dépôts seront davantage facturés par les banques.

L’initiative « Monnaie pleine » propose donc une réforme radicale du système actuel. Elle prévoit une réorientation de la politique monétaire qui aura des répercussions importantes sur la stabilité des prix et sur l’inflation. Notamment, le taux d’intérêt en tant qu’instrument de pilotage pour la stabilité de l’économie perdrait de son importance. En effet, dans le système en vigueur, en pilotant le taux de référence, la BNS influe sur l’offre et la demande de crédits des banques commerciales. Il serait donc plus compliqué de gérer la stabilité des prix en tenant compte de la conjoncture, mais aussi de réagir efficacement aux chocs à court terme. En outre, tous ces facteurs contribueraient à aggraver le risque d’inflation, car il serait plus difficile de résorber l’argent mis en circulation par la BNS sans contre-valeur.

C’est une initiative aux nobles idéaux : lutter contre la spéculation financière et sécuriser les banques de dépôts. Toutefois, son application est pleine d’imprévisibilités, car ce système n’a encore jamais été expérimenté, dans aucun pays au monde. La Suisse peut bien faire œuvre de pionnière, mais à quel prix ? Ne faut-il pas se méfier des grands principes, des planifications étatiques ou, comme avec cette initiative, « d’une gestion monétaire qui appartiendraient aux citoyennes et citoyens », car la BNS agira pour notre bien à tous en contrôlant la masse monétaire et en étant la seule à décider de combien d’argent il faudra mettre en circulation ? L’histoire nous donne assez d’exemples de faillites de systèmes où tout était pourtant si bien planifié ! De quoi nous donner la chair de poule…

En tout cas, je voterai NON à l’initiative « Monnaie pleine » le 10 juin, qui met la prospérité de la Suisse en danger !

 

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                                                   Je ne résiste pas à mettre cette image si esthétique et efficace!

                                               

 

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31/05/2018

Mort du DIP !

Aujourd’hui, 31 mai 2018, dernier jour du Département de l’instruction publique (DIP) ! Anne Emery-Torracinta (en charge de ce département) a pris la résolution de débaptiser le DIP pour le renommer le DFJ (Département de la formation et de la jeunesse). Cette décision est vraiment malheureuse et m’a profondément heurtée.

Peut-on, lorsqu’on est en charge de l’école, mettre à la poubelle une terminologie si familière et enracinée dans le paysage genevois au point qu’elle en est devenue un héritage langagier et culturel qui appartient à tous, et qu’il n’est pas tolérable de brader d’une manière si désinvolte. Bien sûr, Anne Emery-Torracinta, en tant que conseillère d’Etat, a la compétence de modifier le nom de son département. Toutefois sa décision est une véritable sottise qui n’augure rien de bon pour cette nouvelle législature.

Reste que cet irrespect pour les usages et traditions de notre canton reste à questionner. D’où vient cette propension à modifier incessamment les appellations des Services, prestations et départements de l’état ?

Ces changements (qui envahissent particulièrement le DIP !) s’imposent parfois d’une manière cohérente, suite à une réorganisation des départements. Par exemple, le département de l’emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS) de la précédente législature, devient le département de l’emploi et de la santé (DES) attribué à Mauro Poggia, car les affaires sociales rejoignent le nouveau département de la cohésion sociale (DCS), attribué à M. Apothéloz.

D’autres fois, en revanche, ces changements d’appellations visent d’autres buts dont il s’agit de ne pas être dupe, parmi lesquels :

  1. Donner l’illusion qu’on change des pratiques sans avoir besoin de les penser et encore moins de songer à les modifier ! En bref, cela permet, à des démagogues, de prétendre réformer un Service pour le moderniser, pour le faire évoluer tout en restant dans l’immobilisme. Ces changements servent alors d’écrans pour masquer une forme de déficience (ou paresse) dans la gestion des affaires publiques ;
  2. Détourner le public de tout débat ! Avec ces modifications terminologiques et nouveaux sigles, le public a l’impression d’être largué, de ne plus comprendre de quoi on parle. Par exemple, au primaire, le maître d’appui (qui apporte un appui auprès des élèves en difficultés d’apprentissage) est passé d’enseignant déchargé de tenue de classe à généraliste non titulaire de classe (GNT) où seuls les initiés peuvent s’entendre ;
  3. Faire place nette et évacuer toute référence à un passé pour s’autoproclamer novateur. C’est une stratégie très efficace dans des enjeux de pouvoir où la revendication d’être dans du neuf assigne, à ceux qui contestent cette nouveauté, une place de passéistes qui ne savent pas s’adapter au changement du monde ;
  4. Utiliser la langue comme arme pour imposer sa vision du monde en l’occurrence, là, de l’école. Comme l’a magistralement bien analysé Jean-Romain (in "Invité" de la TdG du 29 mai), la suppression du terme « instruction » et de l’adjectif « publique » n’est pas anodine. En remplaçant le mot « instruction » par « formation », on modifie la perception de l’école. On ne met plus l’accent sur sa mission d’instruire (en transmettant à tous les élèves des savoirs inscrits dans un programme scolaire), mais on envisage l’école comme un lieu parmi d’autres où l’on vient se former !

Plier le langage pour imposer ses idéologies. C’est ainsi que l’école a congédié le maître pour accueillir l’enseignant qui sera peut-être dans un proche avenir remplacé par le formateur ou l’animateur socio-scolaire…

Résistons à ces modifications qui, non seulement gaspillent l’argent public (changement des programmes informatiques, des entêtes des papiers à lettre, etc.), mais encore ambitionnent de “dé-former” les esprits, et continuons à parler du DIP.

Le Genevois sait bien râler et entrer en résistance. Plus de 20 ans qu’on a voulu supprimer les “Promotions” pour les remplacer par la “Fête des écoles”! Mais, heureusement, le peuple n’aime pas qu’on le prive de ses traditions...

 

 

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28/05/2018

Se “victimiser” pour devenir un super-héros !

C’est dans l’air du temps : violer les lois d’un pays, défier la justice d’un Etat de droit (au nom d’une noble cause !) et clamer n’être qu’un « bouc émissaire ».

C’est l’attitude adoptée par deux jeunes suisses, Bastien et Théo, arrêtés à Briançon et poursuivis par l’Etat français pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation illégale sur territoire nationale et en bande organisée ». Mais, les prévenus, disent être « criminalisés pour avoir montré de la compassion » (propos de Théo, repris comme titre dans l’article de Marie Prieur, in TdG du vendredi 25 mai 2018).

Si ces jeunes, animés d’un idéal humanitaire, ont seulement participé à une manifestation, les avoir conduits menottés à la prison des Baumettes à Marseille est un traitement inique, puisque la liberté de manifester (si abondamment utilisée dans l’Hexagone !) est inscrite dans la Convention européenne des droits de l’homme dont la France est non seulement signataire, mais plus encore la patrie des droits de l’homme (euh pardon, faut dire, pour les censeurs de gauche, les « droits humains » - à distinguer des droits bestiaux - ce qui va fâcher les antispécistes !!!).

Bon, ces trois jeunes (Bastien, Théo et Eleonora, une ressortissante italienne) ont été remis en liberté une dizaine de jours plus tard « sous contrôle judiciaire strict ». Cela signifie qu’ils ne sont pas autorisés à quitter le territoire français ni à s’exprimer publiquement jusqu’à leur procès fixé au 31 mai, et qu’ils doivent se présenter quotidiennement à la police ou gendarmerie (in Le Temps). Logés chez des proches, ces jeunes sont donc actuellement dans une situation plus confortable.

Toutefois, dans une conférence de presse du 24 mai, à Annemasse, Théo (en bravant avec son camarade l’interdiction qui leur est faite de s‘exprimer publiquement) se plaint : « on prend nos vies en otage pendant plus d’un mois. Nous ne pouvons même pas rentrer chez nous ».

Ces déclarations, faites à la presse, montrent que ces jeunes ont quelques difficultés avec le principe de réalité. Non seulement, ils transgressent l’interdiction imposée par la justice française de s’exprimer publiquement, en arguant que : « l’Etat n’a pas le droit de nous museler » (Théo, in TdG du 25.5.18). Mais encore, ils sapent la défense de leur avocat qui a déclaré que « Théo et Bastien étaient juste de passage pour voir des amis à Clavière […] ils ne sont pas connus des réseaux de soutien aux migrants » (in Reporterre). En effet, Theo dans la conférence de presse a défendu cette action militante (qui aurait permis l’entrée en France de 30 à 40 migrants). Arborant sur son tee-shirt le slogan « Le capitalisme, c’est has been » (bel anglicisme du consumérisme !), Théo spécule sur les combats qu’il compte mener : liquider le capitalisme responsable de la migration, de l’esclavage colonial et impérial ainsi que des frontières et des États-nations (sic !). « Tout cela est pour nous à déconstruire » conclue-t-il (in TdG). Un “nous” abstrait ; inclue-t-il son camarade Bastien ou une communauté plus large ?

Théo a de grandes ambitions, mais il oublie que la liberté a toujours un prix, et qu’être activiste politique est un engagement qui peut orienter (voire faire basculer, comme en témoignent magistralement les romans de Kundera, dont « Risibles amours ») toute une vie.

En Suisse, les objecteurs de conscience, qui refusaient (jusque la création du service civil) de faire leur école de recrue, savaient qu’ils seraient emprisonnés. Ils acceptaient ce prix à payer même s’il avait des incidences sur leurs études ou entrée dans le monde du travail.

Régis Debray, engagé aux côté du Che Guevara, n’était pas un combattant du dimanche. Il en paiera le prix fort… Si je cite Régis Debray, c’est que ce brillant philosophe a écrit, presque 50 ans après sa période de guérilléro, un remarquable petit essai : « Éloge des frontières » (2010, Gallimard). Pour Debray, les frontières protègent de la vie extérieure, permettent de lutter contre l’uniformisation et produisent du sens. Elles se distinguent absolument des murs, car « le mur interdit le passage, la frontière le régule ».

Si seulement Théo et Bastien pouvaient lire l’« Éloge des frontières », ils comprendraient qu’il est acceptable (et même vital) qu’un pays ait des frontières. Un Etat de droit doit défendre ses frontières. Sans régulation, on ouvre la porte à tous les abus, y compris à la traite des êtres humains, piégés par des passeurs cupides et criminels.

Que Bastien et Théo puissent bénéficier de la clémence d’un juge, c’est ce que je leur souhaite ! Mais, que cet épisode judiciaire leur donne plus de clairvoyance dans leur engagement envers les démunis et les migrants !

 

 

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08/04/2018

Derniers jours pour aller voter !

Certains ont reçu leur matériel de vote alors qu’ils étaient peut-être déjà partis en vacances. En effet, dans certains quartiers ou communes, ce matériel n’est arrivé que le jeudi 29 ou le samedi 31 mars. Beaucoup d’électeurs n’ont ainsi pas encore voté. C’est pourquoi, je vous rappelle qu’il ne reste plus que quelques jours pour voter et je vous annonce, en même temps, que je suis candidate au Grand Conseil.

Tenant ce blog depuis huit ans, je pense que vous (mes lecteurs) devez un peu me connaître. Toutefois, j’apporterai ici quelques points qui préciseront mes engagements et priorités et ajouterai mon profil Smartvote.

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Forte de mon expérience d’enseignante à l’école primaire, à l’Université et de chercheuse en pédagogie, je sais combien les questions éducatives sont déterminantes. Je m’engage pour que Genève développe la formation professionnelle des jeunes (qui allie savoirs théoriques et expériences pratiques), améliore son système scolaire et augmente l’offre de garde pour les jeunes enfants.

Parmi des enjeux prioritaires pour lesquels j’engagerai toute mon énergie, il y aura bien sûr le projet de réforme de l’imposition des entreprises, défi primordial pour la prospérité du canton où environ 60'000 emplois sont en jeu ; l’aménagement du territoire et le logement (il n’est pas normal que Genève exporte ses travailleurs en France ou dans d’autres cantons, perdant des rentrées fiscales conséquentes et créant du même coup des problèmes de transports sans fin aux graves répercussions sur l’environnement et la vie des Genevois) ; les projets culturels ambitieux qui feront rayonner Genève : la Nouvelle Comédie, la Cité de la musique et le Théâtre de Carouge qui nécessiteront le soutien de Genève et l’augmentation des infrastructures sportives réellement nécessaires pour notre canton.

Enfin, d’une manière générale, je considère qu’il est indispensable de simplifier les démarches administratives qui envahissent l’ensemble de nos activités, coûtent cher et paralysent notre société.

Défendre les valeurs PLR, qui allient responsabilité et liberté, sera ma priorité pour que Genève puisse garder une place financière forte et rester attractive. Mais, pour soutenir ces valeurs, j’ai besoin de votre soutien.

N’oubliez pas d’aller voter : PLR, Liste n°4, je compte sur vous !

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01/04/2018

Ça fait du bien d’admirer !

C’est en ces termes que le philosophe André Comte-Sponville, sur un plateau d’une émission de la chaîne ARTE, commentait l’hommage national français, rendu cette semaine au Colonel Arnaud Beltrame.

Les centaines de personnes qui ont assisté à cette cérémonie (et ceux qui l’ont vue sur leur poste de télévision) donnent raison au philosophe : « ça fait du bien d’admirer ! »

Ce ne sont pas les meurtres jihadistes, commis par un petit délinquant radicalisé, qui resteront dans l’Histoire, mais l’acte héroïque du Colonel Beltrame, qui redonne à la France une grandeur. En effet, il faut des héros pour qu’un pays soit grand !

Et, cela, on semble l’avoir oublié. Notre époque a tellement versé dans un relativisme total qui affirme que toutes les opinions se valent, qu’elle a généré le refus de toute hiérarchisation.

Dans cette idéologie désenchantée, tout se vaut ! Il n’y a ni vérité, ni héros, ni faute. Tout est permis, puisque rien n’est interdit ! Les personnes deviennent interchangeables et sont toutes méprisables. C’est pourquoi l’on entend souvent, surtout en parlant de politiciens, ce lieu commun : « tous des pourris » !

Ce scepticisme généralisé s’est développé insidieusement depuis des dizaines d’années. Dans l’éducation, par exemple, il paraissait coupable d’enchanter les jeunes têtes.

Les récits héroïques et les légendes ont été écartés des bibliothèques scolaires et sans doute aussi des bibliothèques familiales, accusés d’être des récits trop irréels, trop idéalistes, trop exaltés, trop littéraires...

Préférant donner aux enfants des textes inspirés de leur quotidien (pour leur permettre de surmonter leurs difficultés), on a écarté les ouvrages qui exaltent de nobles sentiments pour abreuver les enfants de livres “réalistes” du genre : « Max et Lili » (Max et Lili décident de mieux manger, Lili ne veut pas se coucher, La maison de Max et Lili a été cambriolée, Max ne veut pas se laver, etc.). Ces livres donnent peut-être aux enfants des “tuyaux” pour résoudre leurs problèmes, mais ils n’ont pas la valeur catharsis des récits épiques, des contes, des légendes, des grands « Textes fondateurs » et de la poésie où l’enfant, transporté dans un monde imaginaire et lyrique, peut sublimer le réel, prendre un peu de hauteur et trouver confiance en lui-même en s’identifiant à un personnage héroïque.

Le geste du Colonel Beltrame nous rappelle combien l’admiration est un sentiment noble, et qu’il s’agit de le cultiver auprès de la jeunesse. A cet égard, je me souviens d’une anecdote vécue il y a bien des années. Alors que je confiais à une collègue l’admiration que j’avais pour mon directeur de thèse, le professeur Daniel Hameline (pour ceux qui ne connaîtraient pas ce philosophe, je dirais qu’il alliait une rigueur intellectuelle et un talent d’orateur qui lui permettaient de provoquer la pensée et de sortir, même les plus endormis, de leur sommeil dogmatique !), cette collègue me répondit sur un ton méprisant et avec fierté : « moi, je n’admire personne !» Son ton cassant ne laissait planer aucun doute. Pour elle, en admirant quelqu’un, j’étais aliénée, alors qu’elle, revendiquant de n’admirer personne (ni même une œuvre) se croyait émancipée et libre !

Avoir fait tomber les héros de leurs stèles et dans le même temps n’avoir présenté aux jeunes qu’un avenir bouché en leur peignant un monde apocalyptique (pollution, déchets, morts des océans, disparition des glaciers, couche d’ozone, etc.) ont développé une quantité de haine et une fragilité qui favorisent l’embrigadement de paumés dans le radicalisme jihadiste.

Il est temps de rappeler combien nous avons besoin de vrais héros (comme le Colonel Beltrame, qui a été prêt à penser que sa personne vaut moins que les Autres !) et combien « ça fait du bien d’admirer ! »

En ce jour où les chrétiens célèbrent les fêtes de Pâques et commémorent la résurrection du Christ et où les Juifs célèbrent l’exode hors d’Egypte avec la Pâque juive (Pessa’h), c’est avec ce messages d’espoir, de renouveau et de liberté que je conclurai ce billet.

Joyeuses Pâques et bonne fête de Pessa’h !

 

 

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17/02/2018

Votation du 4 mars en Ville de Genève : votez 4 X OUI

Ne perdons pas de temps avec un vote obsolète et votons 4 X OUI au budget adopté par le Municipal. L’année 2017 est terminée et le budget de la Ville bouclé. Il n’y a aucun retour possible sur les comptes 2017. Durant l’année écoulée, Genève a donc bel et bien fonctionné avec le budget validé, en avril 2017, par la majorité du conseil municipal.

Or, contrairement aux prévisions apocalyptiques, projetées dans la brochure explicative officielle de la votation du 24 septembre 2017 (votation annulée par la Chambre constitutionnelle pour irrégularités graves visant à influencer la population), aucune prestation publique n’a été supprimée ou mise à mal.

Voter 4 X OUI, c’est défendre nos droits démocratiques et affirmer que personne, ni le maire ni les conseillers administratifs, ne peut tronquer un matériel dans le but d’induire la population en erreur. C’est rappeler que lorsqu’on confisque le débat d’idées, un vote est irrévocablement terni, car les contre-vérités véhiculées peuvent insidieusement restées fixées dans les esprits.

Voter 4 X OUI, c’est reconnaître qu’une politique ne se mesure pas à l’aune des dépenses. Poursuivre cette augmentation exponentielle des budgets, année après année, est irresponsable. En 15 ans, le budget de la Ville a augmenté de 22%, passant de 978 millions à 1 milliard 194 millions, sans que cette augmentation des coûts ne suive la courbe d’accroissement de la population ni n’améliore notre qualité de vie. Ce sont les mauvaises gestions (perte de 1,4 million au 12 rue des Alpes), les dépenses onéreuses et frais superflus (plaquettes luxueuses dans chaque département pour exhiber leurs bilans dithyrambiques) qui ont provoqué de telles hausses. Une réduction de 1 million dans les dépenses générales représente une baisse minime de 0,5%, totalement indolore sur les prestations publiques, comme l’a montré l’exercice 2017 de même qu’une économie de 300'000 francs dans les achats de fournitures, marchandises et l’entretien de matériel par des tiers dans le département de la culture et du sport.

Voter 4 X OUI, c’est refuser les contre-vérités. La diminution de 340'000 francs pour la solidarité internationale ne doit pas être considérée comme une suppression de subventions, mais comme un transfert, puisque cette somme a été donnée à la Croix-Rouge genevoise pour financer son programme d’aide au retour des migrants.

Voter 4 X OUI, c’est exiger une rigueur budgétaire ! La ligne « allocation scolaire » a été artificiellement gonflée et ne correspond pas à la somme dépensée. C’est pourquoi le Municipal a réduit cette ligne de 150'000 francs pour l’ajuster aux comptes.

Voter 4 X OUI, c’est épargner des coupes sur le budget 2018 ! Assurément, si les référendums sont acceptés par la population genevoise, le conseil administratif se trouvera dans une posture délicate ! Il sera contraint, par la loi, de rééquilibrer son projet de budget 2018 (établi sur les comptes de 2017 !) et de procéder à des coupes à hauteur de 2,5 millions.

Michèle Roullet - Candidate au Grand Conseil

 

 

 

 

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22/01/2018

Brader nos fondements démocratiques au nom de l’efficacité…

Le Conseil municipal en Ville de Genève vient de décider de supprimer la commission des naturalisations. M. Holenweg, qui en avait fait depuis des années son cheval de bataille, jubilait. A ce trublion de la politique, on ne peut au moins pas reprocher sa ténacité ! Son combat s’est fait avec son parti en rangs serrés. Des élus socialistes sont entrés exprès dans cette commission pour la combattre de l’intérieur.

Compromettre la commission des naturalisations pour l’éliminer était mijoté par Holenweg, car, pour lui et ses acolytes, la procédure de naturalisation est humiliante, stigmatisante, inacceptable, subjective, irrationnelle, arbitraire, discriminatoire. Ces critiques participent d’une politique qui consiste à dénigrer la naturalisation, à la réduire à une simple formalité administrative, voire à une démarche superfétatoire, puisque son parti prône le droit d’éligibilité pour les étrangers. Au nom de l’ouverture à l’autre, de la diversité et du vivre “tous ensemble”, le maire d’une commune genevoise ou (étape suivante !) un conseiller d’Etat n’aurait pas même besoin de demander sa naturalisation ! Evidemment, pour ceux qui rêvent d’Internationale socialiste, la Patrie et la Nation n’ont aucune résonnance !

Il fallait donc supprimer la commission des naturalisations, accusée d’être parasitaire, de fonctionner dans l’illégalité et de coûter cher. A cet égard, le chiffre émis par Mme Conti est exagéré. Pour la prise de contact avec le candidat, le déplacement, la visite et la rédaction du rapport, un commissaire reçoit 120 francs. Rien d’exagéré !

Plaider la suppression de la commission des naturalisations pour faire des économies n’était évidemment que de l’esbroufe de la part des socialistes, puisqu’ils voulaient la remplacer par une nouvelle commission : « la commission de l’accueil et de l’intégration » ! Heureusement, une majorité du parlement n’a pas été dupe et a balayé cette nouvelle commission. Pour les socialistes, il ne s’agissait donc nullement d’économiser les deniers publics. D’ailleurs, si la gauche commençait à se préoccuper de ne pas gaspiller l’argent public, cela se saurait !

Non, leur seul but : éliminer la commission des naturalisations par tous les moyens, en usant même d’insultes. Ainsi, les conseillers municipaux (ceux qui ne sont pas de leur bord !) ont été traités de commissaires incompétents, arbitraires, subjectifs, xénophobes…

Bref tous les coups étaient autorisés. Sieur Deonna, prêchant du haut de sa chaire, a même dénoncé le dysfonctionnement de la commission des naturalisations en affirmant que : « des commissaires introduisent des jugements de valeurs entachés de stéréotypes de classe, de race ou de genre » !

Il est urgent que M. Deonna mette ses connaissances à niveau et réalise que le concept de race, depuis Darwin, est dépassé !

On a brandi le rapport de la Cour des comptes en prétendant que le fonctionnement actuel de la commission des naturalisations était illégal. Or, cette assertion semble inexacte. La procédure actuelle, avalisée par un décret du Conseil d’Etat en 1998 jamais cassé, reste légitime.

Mais, au final, c’est le vote du PDC, qui a entrainé la suppression de la commission des naturalisations. En suivant l’amendement socialiste, le PDC n’a pas été bien inspiré. Non seulement il a cassé l’Entente, mais plus encore il a bradé un de nos fondements démocratiques suisses, qui veut que la politique se fasse de bas en haut, et que la commune soit souveraine pour décider de la manière dont on attribue le droit de cité. Or, déléguer la compétence des préavis de naturalisation au Conseil administratif revient à faire sauter l’échelon communal, puisque de l’aveu même du magistrat en charge des dossiers de naturalisation en Ville de Genève : « l’exécutif n’a ni les moyens ni le temps d’assumer une tâche comparable à celle de l’actuelle commission des naturalisations » !

Voter la suppression de la commission des naturalisations par « devoir d’efficacité », comme l’a avancé le PDC, est un argument insoutenable ! Faut-il, au nom de l’efficacité, supprimer le niveau communal, ne pas respecter la séparation des pouvoirs et adopter une politique centraliste ?

Enfin, la mort de la commission des naturalisations pourrait ne pas être un bénéfice pour les candidats à la naturalisation. Le commissaire ne venait pas pour mener une enquête ou évaluer si les conditions pour la naturalisation étaient remplies (travail du canton), mais pour rencontrer ces futurs citoyens souvent honorés qu’un élu vienne à leur rencontre, et puisse même entendre les doléances qu’ils auraient à formuler sur leur procédure.

Déléguer la compétence du préavis au Conseil administratif, c’est aussi augmenter l’arbitraire d’une décision qui ne sera plus discutée entre commissaires de sensibilités diverses. L’échange, qui pouvait avoir lieu entre un commissaire de la commission des naturalisations et l’enquêteur cantonal qui a rédigé son rapport, n’existera plus !

En définitive, on assiste avec cette malheureuse décision prise en Ville de Genève à une évolution où les échanges humains et politiques tendent à être supprimés au profit de la technocratie !

Mais, la politique n’a pas dit son dernier mot !

Et, M. Holenweg, qui exultait de joie avec cette abrogation de la commission des naturalisations qu’il qualifiait de « moment historique », pourrait découvrir combien l’histoire bégaie.

Affaire donc à suivre…

 

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12/01/2018

Liberté d’importuner ou liberté de draguer ?

Les propos de Christine Bard, recueillis par Faustine Vincent, (in Le Monde) et publiés aujourd’hui dans Le Temps sous le titre : « Une rhétorique antiféministe », sont édifiants, tant ils manquent d’une retenue qu’on pourrait attendre de la part d’une historienne.

Dans cet article, Christine Bard, « historienne et spécialiste du féminisme », dénonce avec animosité la tribune d’un collectif de 100 femmes dont fait partie Catherine Deneuve, qui défend, en réaction au mouvement planétaire «#balancetonporc »,  la « liberté d’importuner ».

Et bien, toute spécialiste du féminisme que soit Mme Bard, je qualifie sa rhétorique, à elle, de « rhétorique militante d’intimidation ».

En effet, cette intellectuelle a l’outrecuidance de décrire son féminisme de « processus révolutionnaire en marche, fragile, mais qui change et changera nos sociétés de fond en comble ». Avec un ton outrancier, cette ardente militante de la cause du genre brandit l’étendard d’un monde neuf pour dénigrer ceux qui n’approuveraient pas le féminisme, « ce processus révolutionnaire en marche ».

Ainsi, pour elle, les voix résistantes, qui peuvent même venir de femmes (« car il y a toujours eu des femmes antiféministes qui ont craint ces changements et estimé dangereuses les revendications féministes ») ne se rallieraient pas au mouvement « #MeToo » par crainte du changement ! Bref, ces voix contestataires seraient celles des pleutres !

Un tel radicalisme me fait frémir, d’autant plus lorsqu’il est promu par une historienne. La tâche première de l’historien n’est-elle pas de faire entendre des voix oubliées ou minoritaires pour restituer la complexité de toute théorie et opinion ?

Or, plus grave encore, Christine Bard, dans un style de propagande dont l’histoire a connu ses heures obscures, manipule le récit du féminisme. En effet, retraçant trois vagues historiques du féminisme, cette experte se garde bien de citer l’engagement de Catherine Deneuve dans ce qu’elle décrit comme la deuxième vague du féminisme, celle « des années 1968 à la fin du XXe siècle, (qui) a mis la sexualité et le droit de disposer de son corps au cœur de son combat ».

Oser traiter Catherine Deneuve et la tribune de ce collectif d’antiféministes, en occultant que l’actrice a eu le courage d’être l’une des signataires du manifeste des 343, est une imposture intellectuelle. Pour rappel, le « manifeste 343 », publié dans le Nouvel Observateur en 1971, fut signé par 343 Françaises qui déclaraient s’être fait avorter.

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Or, à cette époque, l’avortement en France était illégal et les contrevenantes s’exposaient à des poursuites pénales, qui pouvaient aller jusqu’à l’emprisonnement. Catherine Deneuve fait ainsi partie de ces femmes courageuses, qui furent injuriées, appelées même « les 343 salopes » ! Elle a pris des risques pour dépénaliser l’avortement en France et permettre aux femmes de disposer de leur corps. Par ailleurs, sa vie, si libre, montre que, pour cette femme, le respect mutuel et l’égalité des sexes ne sont pas un verbiage creux.

Le ton de moralisatrice qu’adopte Christine Bard, qui prétend « construire un nouveau monde », est insoutenable. Cette logorrhée qui veut purifier nos existences, outre qu’elle pollue nos existences, est mortifère. L’histoire ne nous donne-t-elle aucune leçon ? N’avons-nous plus aucune mémoire des régimes totalitaires (de gauche ou de droite) : nazisme, stalinisme, maccarthysme, Khmers rouges… qui avaient tous pour ambition de purifier la Société ? Apparemment, cette historienne, trop enfermée dans son militantisme, oublie de faire de l’histoire.

Où nous mènera cette moralisation obsédante ? Faudra-t-il, après avoir ôté la cigarette de Lucky Luke, détruire les peintures dans lesquelles la femme alanguie, évoque des poses séductrices (Rubens et les autres), interdire les films qui donnent une mauvaise image de la femme (Belle de jour, Portier de nuit et bien des Hitchcock …). Bref, pour moi, pas de doute, entre une intellectuelle qui nous expose une pensée bien convenue, marquée par notre époque puritaine et moralisatrice et une Catherine Deneuve qui ose déplaire, je choisis celle qui défend la liberté.

Néanmoins, je n’aime pas l’expression « la liberté d’importuner ». Dans une société civilisée, la courtoisie devrait régler nos conduites et nous retenir d’importuner.

J’aurais préféré que cette tribune des 100 femmes défende, pour tous,  « la liberté de draguer ! »

 

 

 

 

25/12/2017

Harcèlement collectif

A Genève, mais il semble que ce phénomène enfle partout en Europe, on n’ose plus se souhaiter un « Joyeux Noël ». Je ne parle pas des vœux des administrations publiques ni même de ceux des commerçants, mais des échanges entre voisins, amis et connaissances. La formule qui s’est imposée, c’est le « bonne(s) fête(s) », abstraite, floue dont on ne sait si elle est au singulier ou au pluriel. Ce flou permet peut-être d’inclure le Nouvel An, mais annihile à coup sûr Noël.

Cette autocensure est affligeante. Cette peur de ne pas heurter l’Autre (le non chrétien) est gravissime et génératrice de violence. En effet, la laïcité n’est pas la persécution du religieux et encore moins la destruction de nos racines. Or, la Suisse et l’Europe ont des racines chrétiennes. Vouloir les extirper entraînera le retour du refoulé avec la violence de celui qui a été dépossédé de son identité, arraché de sa culture et contraint de se soumettre aux tyrannies des “bien-pensants” qui exercent leurs censures et dogmatisme en nous dictant de nouveaux codes langagiers.

Il n’y a en effet plus un jour sans que l’on nous ôte notre liberté d’expression et nous harcèle avec une novlangue qui censure certains mots et expressions de la langue française. Par exemple, nous ne pourrions plus utiliser la belle et noble expression des “Droits de l’Homme”, mais celle des “droits humains”. Or, cette dernière s’oppose, en fait, aux droits bestiaux et rabaisse l’homme dont le statut devient comparable à celui des bêtes. Même insulte avec le langage épicène et l’écriture inclusive sur lesquels j’ai déjà écrit plusieurs billets !

Ces coercitions et moralisation de notre société polluent nos existences. Avec Noël, on débouche sur des contorsions ahurissantes. Noël reste, publiquement, autorisé, pour autant qu’il ne soit plus nommé. Car, évidemment, on ne veut pas l’interdire puisqu’il permet, pour les marchands, de réaliser de beaux chiffres d’affaires. Il s’agit donc de maintenir cet événement, mais en le dépouillant de ses “oripeaux” religieux pour que ne reste que l’aspect commercial : les cadeaux, la dinde, le Père Noël[1] et surtout le sapin.

Le sapin deviendrait même la quintessence de Noël d’après Alain Bouquet, directeur général de l’enseignement obligatoire dans le canton de Vaud. Ce dernier aurait en effet interdit, dans les écoles vaudoises, toute crèche (« car c’est indéniablement un objet symbolique religieux par la présence de l’enfant Jésus »), mais admis le sapin, car : « C’est un vrai symbole laïque, qui fait figure d’emblème neutre de la nativité » (cité par Patrice Favre, in Echo Magazine du 21 décembre 2017 et sur le Portail catholique suisse).

Mais, que signifie ce geste si ce n’est une volonté d’acculturer nos jeunes, de les couper de leurs racines pour les rendre amnésiques et niais (et plus malléables !). Viendra peut-être un jour, pas si lointain, où un jeune, passant devant le Christ en croix, s’exclamera : « mais, c’est qui ce mec-là ? ». Or, comme le rappelle René Girard, ce ne sont pas les différences qui génèrent la violence, mais, l’annulation des singularités, qui favorise le désir mimétique. Gommer nos différences pour imposer un univers “propre”, hygiéniste, sans aspérité où règne l’indifférenciation générale avec des rituels imposés à tous, dépouillés de tout sens, c’est favoriser le fanatisme.

Faire croître des êtres hors sol culturel en ne leur léguant pas les héritages de leurs ancêtres ou du lieu dans lequel ils vivent, c’est fabriquer un monde infantile à la Walt Disney. Or, rien de plus dangereux que cette violence du calme qui, lorsqu’elle éclate, n’a plus de limite !

A suivre le directeur général de l’enseignement obligatoire dans le canton de Vaud, les écoliers pourront continuer, pour “le vivre ensemble” (selon l’expression chérie de la gauche), à parer le sapin, le couvrir de guirlandes et l’illuminer de bougies, mais sans mentionner que cette illumination symbolise la naissance de l’Enfant-Jésus venu sur terre pour apporter la paix et l’amour. Ils seront autorisés et même encouragés à chanter « Mon beau sapin, roi des forêts », mais interdits de chanter « Il est né le divin enfant… ». Bref, l’appel du directeur général de l’enseignement obligatoire dans le canton de Vaud n’est rien de moins qu’une incitation à devenir idolâtre en vouant un culte au sapin !

Quelle régression pour notre société !

Alors tant pis, je serai insolente, mais permettez-moi de vous souhaiter à tous un :

                                                         « Joyeux Noël » !

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[1] ** Encore que, au nom de l’égalité des sexes, la survivance du Père Noël risque aussi d’être remise en cause. A moins que, par alternance, il puisse y avoir une Mère Noël !

 

 

10/12/2017

Ces accusations d’agression sexuelle qui inondent les médias

Les accusations de viol, harcèlement sexuel, qui inondent les médias me procurent un profond malaise. Je réalise bien que ces accusations puissent venir d’une parole qui se libère, et qu’elles permettent aux victimes d’un traumatisme (d’autant plus profond si l’agression a été commise par un professeur sur son jeune élève !) de redresser la tête, de retrouver leur dignité et éventuellement confiance en elles.

 

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23:21 Publié dans Actualités, Air du temps, Blog, internet et réseaux sociaux | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | |

20/11/2017

Si toutes les “garses” du monde francophone marchaient la main dans la main…

L’Académie française a raison de clamer son hostilité envers la langue dite épicène et l’écriture inclusive. Vouloir plier la langue pour défendre une cause politique (fût-elle la meilleure !) est une imposture. Certes, la langue n’est pas immuable. Elle subit des mutations : des mots deviennent désuets, changent de définitions et peuvent être évincés du dictionnaire pour faire place à d’autres mots qui s’immiscent dans nos habitudes langagières ou sont créés pour désigner de nouvelles réalités (scientifiques, techniques, artistiques…).

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18/10/2017

Professeur de droit pas très catholique

Nouveau rebondissement en Ville de Genève ! Un recours contre l’arrêt de la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice est déposé formellement aujourd’hui au Tribunal fédéral par le professeur honoraire à l’Université de Genève, Andreas Auer. Pour rappel, la Cour a annulé le vote populaire du 24 septembre pour cause de graves irrégularités. En effet, « le fascicule d’explications pour le vote n’était pas conforme à la loi et à la garantie constitutionnelle des droits politiques ».

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01/10/2017

Pouvoir s’émerveiller

Ça y est, les Géantes sont arrivées à Genève ! Et, le peuple genevois (ainsi que celui arrivé par monts et par vaux !) est venu par dizaines de milliers à leur rencontre. Quelle chance et quel honneur pour la Ville de Genève d’avoir, après le Havre, Nantes, Liverpool, Santiago du Chili, Montréal… pu recevoir ces hôtes si prestigieux. D’après la Presse, des délégations de Tokyo et des Emirats arabes ont également fait le voyage jusqu’à Genève ce week-end, dans l’espoir d’amadouer ces Géantes pour qu’elles songent à venir dans leurs pays. Mais, l’espace planétaire garde ses mystères et rien ne permet de prédire quand et où ces Géantes feront leur prochaine apparition sur notre terre.

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17:07 Publié dans Actualités, communication et langage, Genève, théatre | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | |